La Plateforme de Netlinking qui Cartonne avec Rodrigue Fenard de Soumettre.fr
20 000 € en 2 Jours avec Rodrigue Fenard de Soumettre.fr

027 : 20 000 € en 2 Jours avec Rodrigue Fenard de Soumettre.fr

  • Naier Saidane  -  22 avril 2019

Aujourd’hui je reçois Rodrigue Fenard fondateur de Soumettre.fr.

Rodrigue partage avec nous l’incroyable aventure entrepreneuriale Soumettre.fr qui génère 1,5 million d’euros par an.

Dans cet épisode du podcast, vous allez découvrir :

  • Le tout premier business de Rodrigue dans les détecteurs de fumé
  • Son passage par le salariat en tant que chef de projet web dans les jouets
  • Comment Rodrigue a eu l’idée de Soumettre lors de son job de chef de projet web
  • Le succès immédiat de Soumetttre.fr et comment ils ont géré cette phase difficile mine de rien
  • Comment ils ont vendu pour 20 000 € en 2 jours après le lancement
  • Comment ils ont su faire évoluer leur offre pour répondre à un besoin plus qualitatif et plus lucratif
  • La diversification d’activité qu’ils ont opérée
  • Est-ce que c’est Google Friendly ?
  • Et plus encore …

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • 2:03 : Son tout premier business.
  • 8:39 : Comment s’est passé le démarrage de son business.
  • 9:51 : Le meilleur canal marketing qu’il utilise pour faire connaitre son business.
  • 18:02 : Les chiffres de 1,5 million aujourd’hui.
  • 24:35 : Les prochaines étapes clés de la croissance de soumettre.fr
  • 26:03 : Le pire moment de son parcours d’entrepreneur et comment il a fait pour rebondir.
  • 27:21 : Le plus beau moment dans son parcours.
  • 27:40 : Le livre qu’il recommande.
  • 28:05 : L’entrepreneurs qu’il suit.
  • 28:39 : Son outil en ligne préféré.
  • 29:22 : Son 1er conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui.
  • 29:57 : Le meilleur investissement qu’il a réalisé pour faire croître Soumettre.

Ressources mentionnées

Le Livre qu’il recommande

L’entrepreneurs qu’il suit

  • Elon Musk

Son outil en ligne préféré

  • SEObserver

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Le tout premier business de Rodrigue dans les détecteurs de fumée

Naier : Rodrigue, est-ce que tu es prêt à nous révéler l’entrepreneur qui est en toi ?

Rodrigue : Oui je suis prêt Naier !

Naier : Excellent ! Aujourd’hui, j’accueille Rodrigue Fenard, le cofondateur de soumettre.fr, une plateforme qui vous permet d’acquérir des liens et du contenu de qualité pour booster la visibilité de votre entreprise sur internet.

Rodrigue, avant de parler de tes différents business, j’aimerais qu’on remonte le temps et qu’on s’intéresse un peu à ton parcours personnel.

Rodrigue : D’accord !

Naier : Est-ce que tu te rappelles du tout premier projet ou business que tu as fait ?

Rodrigue : Alors oui, ça remonte à peu près à 2006, l’époque où les détecteurs de fumée devenaient obligatoires.

Il y avait une loi qui passait, la loi Morange, et j’ai chopé le créneau pour vendre des détecteurs de fumée, mon départ au porte-à-porte, puis sur internet.

Donc c’était en 2006.

Je suis très vite devenu l’un des premiers à vendre en gros sur internet ce genre de produit.

Et ça a été ma toute première expérience de business avec tous les problèmes que cela engendre d’un point de vue cotisations… toutes ces choses-là.

Tu sais, quand on n’est pas prêt, quand on n’est pas forcément préparé à ce genre d’étapes, on retombe vite sur nos pieds.

Naier : Et pourquoi, ça tournait court ? Tu as arrêté rapidement ?

Rodrigue : Pas forcément, c’est juste que… au contraire, ça s’est développé, mais j’aurais aimé mieux me préparer à ce qui allait arriver au niveau social ; puisqu’après, ça s’est un peu compliqué et je me concentrais plus à régler ce genre de problèmes qu’à gérer mon activité.

Tu sais, au final, voilà, j’étais un peu en difficulté à ce moment-là alors que c’était un créneau très porteur.

De ce fait-là… bon… on a développé ça, on a tenu à peu près 3 ans sur cette activité ; puis, on l’a transformé en vente en ligne de divers produits high-tech, société qui a duré pendant plus de 6 ans.

Le passage de Rodrigue dans l’activité de Dropshipping

Naier : D’accord ! Et après, tu l’as revendue ?

Rodrigue : Oui, on a revendu.

On n’a pas forcément fait un énorme coup pour être honnête, mais c’était le moment.

C’est arrivé et, deal extrême, tu sais : toutes ces plateformes chinoises qui te permettent d’acheter à bas prix, nous on faisait ce qu’on appelle le dropshipping dès 2009 en fait.

C’était bien avant que ce soit démocratisé comme aujourd’hui.

Au bout d’un moment, voilà, le marché était très bien engorgé, c’était le moment je pense.

Naier : Est-ce que c’est toujours un bon business le dropshipping ? Le dropshipping, pour les gens qui connaissent pas, c’est, en gros, acheter… enfin vendre quelque chose sans l’avoir vraiment en stock et puis le commander en Chiné et l’envoyer vers le client.

C’est un peu ça Rodrigue ou je me trompe ?

Rodrigue : C’est exactement ça.

Alors, dans les faits, c’est un peu plus complexe puisque lorsque le client achète, il est censé dédouaner son produit lorsqu’il l’importe en France parce qu’il devient lui-même importateur du produit techniquement.

De ce fait-là, ça engendre beaucoup de petits problèmes logistiques on va dire.

Mais c’est exactement cette définition, c’est un produit qui part directement du pays fournisseur, bien souvent, Hong Kong ou Shenzhen et qui s’en va directement chez le client final en marque blanche.

Naier : D’accord ! Et selon toi, c’est toujours un business intéressant ?

Rodrigue : Je pense qu’il faut, comme partout, trouver une bonne niche.

Et à l’époque, c’était les petites cartouches, tu sais, qu’on mettait dans les DS, pour permettre de mettre des musiques.

C’est ce que je disais, du moins, à la police quand Nintendo, au final, a essayé nous saisir nos stocks ; mais on savait très bien que c’était un peu comme un lecteur Divx.

On sait tous que c’est pour y mettre des films.

Là, en l’occurrence, c’était pour y mettre des jeux.

Son passage par le salariat en tant que chef de projet web dans les jouets

Naier : D’accord, OK ! Après ce business-là, tu es resté sur le web ?

Rodrigue : Je suis resté sur le web donc dans une association de réinsertion qui m’a poussée vers une agence e-commerce sur Calais qui s’appelle Apikom.

Dans cette agence, j’ai rencontré un de mes futurs employeurs dans le monde du jouet en fait.

L’agence a été une sorte de tremplin et je suis vite passé en tant que chef de projet web dans les jouets.

Naier : D’accord !

Rodrigue : C’est une grosse boite qui a plus de 60 ans d’existence, qui souhaitait développer le chiffre sur internet.

Naier : Tu es resté longtemps chez eux ?

Rodrigue : Je suis resté 3 ans et demi.

Pour un chef de projet, c’est la durée moyenne, on va dire.

Naier : Donc, tu as quitté l’entrepreneuriat pour revenir en salarié quoi ?

Rodrigue : Ouais, justement suite aux problèmes que j’ai évoqués tout à leur au niveau social et autre.

J’ai eu quatre procès avec le RSI pour des sommes qu’ils nous demandaient… enfin, je ne suis pas le seul à vivre ça, donc, je pense que parmi ton audience, beaucoup se reconnaîtront là-dedans.

Tu sais quand tu reçois la fameuse lettre du RSI, on te demande une somme faramineuse que tu n’as pas forcément.

Et donc là, il a fallu se défendre.

J’ai gagné trois de mes procès.

Finalement, c’est eux qui m’ont donné de l’argent puisque j’ai réussi à me défendre et rester sincère tout simplement.

Et le quatrième procès, je me suis rendu compte deux jours trop tard qu’il fallait que je fasse opposition, et, de fait, ils ont gagné.

Naier : D’accord ! C’est usant.

Du coup ça t’a un peu dégoûté de l’entrepreneuriat ou… ?

Rodrigue : Oui, c’est ça ! Comme je te disais, en fait, c’est une période qui a été, du coup, difficile dans le sens où ça m’a vraiment dégoûté de l’entrepreneuriat.

Et, ce qui m’a donné envie de m’y remettre, en revanche, c’est la fameuse solution du webportage.

Je pense que tu dois en avoir entendu parler ?

Naier : Oui, pas de souci !

Rodrigue : Donc ça c’est vraiment la façon d’entreprendre sans le côté contraintes que tu as dans une entreprise tout simplement.

En fait, j’étais à mi-chemin entre salariés dans les jouets et freelance.

J’ai fait une sorte de transition, mon patron n’a pas très bien accepté que je travaille à nouveau à mon compte.

De ce fait-là, la relation ne pouvait plus durer, elle n’était plus aussi saine qu’elle ne l’était au départ quoi.

Comment Rodrigue a eu l’idée de sa plateforme de Netlinking

Naier : Donc tu es revenu en entrepreneuriat en tant que freelance ?

Rodrigue : Ben justement c’est le moment où j’ai lancé ma seconde activité, ma plateforme de netlinking.

Donc c’est là où il a fallu faire un choix.

Naier : D’accord ! Et tu faisais quoi en freelance à ce moment-là ?

Rodrigue : C’est à ce moment-là, en fait, où j’ai eu besoin de beaucoup de sources pour parler de ma plateforme de jouets.

Je me suis demandé comment faire pour agréger énormément de sources.

Et c’est là que j’ai eu la…

Naier : Quand tu dis sources, sources d’informations ou… ?

Rodrigue :… des sources de liens.

Effectivement, c’est vrai que c’est important de le préciser.

Des sources de lien donc via des plateformes de blogs ou des forums ou autre.

Donc j’ai réussi à agréger énormément de ses plateformes.

À un moment donné, je me suis : dit pourquoi pas l’ouvrir aux autres et réussir à en faire quelque chose qu’on arriverait à monétiser tout simplement, puisqu’on répondait à un besoin qu’on la plupart des référenceurs.

Naier : Donc, en fait, l’idée c’est quoi ? C’est de proposer à la vente des liens dans d’autres blogs ou d’autres sites web qui pointent vers votre site web ; ce qui permettra d’avoir un meilleur référencement et être mieux classé dans Google, donc, du coup, avoir plus de trafic ?

Rodrigue : Voilà, c’est ça ! L’objectif, c’est vraiment de gagner en positionnement, de gagner en audience aussi.

Donc, la plupart des difficultés, lorsqu’on cherche ce genre de support pour publier des liens vers ton site, la plus grande difficulté, en fait, c’est de trouver ces supports.

Et là, ce qu’on a réussi à automatiser, c’est le fait que les gens viennent d’eux-mêmes se mélanger sur cette plateforme – donc mélanger tous types de sources – et nous, dans l’idée, c’était de pouvoir dire à nos clients : « les sources, nous les avons, venez vous inscrire chez nous et nous pourrons publier de façon 100% garantie sur le site d’un de nos partenaires ».

Naier : Donc la personne n’est pas obligée de venir avec son article ou son d’information ?

Rodrigue : Non !

Naier : Enfin, il achète un article dans un autre blog et il aura un lien vers son blog à lui, c’est ça ?

Rodrigue : Voilà, c’est ça ! En fait, nous, ce qu’on respecte par-dessus tout, c’est le support sur lequel on va publier l’article parce que sur ce support il y a une audience.

Cette audience, on estime qu’il faut la respecter.

Par exemple quand un site de comparateur d’assurances veut un article sur turbo.fr, je ne vais pas forcément dire que le site est le meilleur.

Je vais dire pourquoi, mais je vais l’amener dans un article qui va parler aux lecteurs, qui va vraiment correspondre à la ligne éditoriale du support sur lequel on publie ; parce que, pour moi, c’est ce qui va donner toute l’importance aux liens qu’il y aura dans ce texte.

Et ça donnera envie aux lecteurs d’aller visiter ce lien.

Le succès immédiat de Soumetttre.fr et comment ils ont géré cette phase difficile mine de rien

Naier : D’accord ! Comment s’est passé le démarrage de soumettre.fr du coup ?

Rodrigue : Il aurait pu très mal se passer, on aurait pu mourir dans l’œuf dans le sens où on a évolué très vite.

Il a fallu s’adapter de façon chirurgicale parce que chaque décision qu’on prenait avait un impact énorme : la tarification, le nombre de clients parce qu’on a explosé du jour au lendemain.

Comment ils ont vendu pour 20 000 € en 2 jours après le lancement

Naier : Ah, dès le début, vous avez eu beaucoup de clients ?

Rodrigue : Oui ! En fait, le concept était tellement novateur qu’on a répondu aux besoins d’énormément de référenceurs.

On ne s’attendait pas du tout à ce que ça cartonne autant.

Nous, on l’avait fait pour nous à la base, et quand on a vu que le besoin était là, le premier site web qu’on a fait c’était 3 champs : dites-nous le nombre de liens, dites-nous quel est votre site et aboulez la monnaie.

En fait, on avait vraiment fait un truc standard avec 3 champs.

Et j’ai dit à mon associé :  » Si, dans 2 jours, je n’ai pas ramené 20 000 euros, on arrête tout ».

2 jours après, on était arrivé à plus de 20 000 euros.

La réaction de mon associé était rigolote, il m’a dit : « c’est bon, on passe à la V2 ».

Là, on a vraiment monté une plateforme concrète avec bien plus d’options et on a agrégé une équipe de rédacteurs hors du commun.

Aujourd’hui, ils sont plus de 40 à rédiger tous les jours pour nos clients.

Comment ils ont su faire évoluer leur offre pour répondre à un besoin plus qualitatif et plus lucratif

Naier : D’accord ! Justement dans cette phase de démarrage, c’était un site web très simple comme tu disais ? C’est ça ? Comment vous avez fait connaître cette plateforme-là pour atteindre, justement, 20 000 euros en 2 jours ?

Rodrigue : En fait, la première source de trafic, ça a été Twitter, je ne vais pas le cacher.

On a étudié, après, avec le recul… ça va faire 15 ans qu’on est dans le milieu avec mon associé, il nous a fallu vraiment très peu de temps pour nous faire connaître au niveau de la plateforme parce qu’on avait vraiment un réseau hallucinant de référenceurs – et je vais beaucoup en parler dans ce podcast – c’est la communauté qui nous a faits en fait.

On a essayé de lancer d’autres projets – on aura peut-être l’occasion d’en parler – où on a fait un flop parce qu’on n’était pas dans la communauté.

C’est difficile, du coup, de reprendre 15 ans à se faire connaître.

Ce n’est pas rien en fait ! Donc, au niveau du référencement, voilà, sans aucune prétention, on a juste une énorme communauté qui soutient derrière et qui relaye tout simplement.

Naier : Donc, ce sont des référenceurs comme toi quoi… qui sont en recherche de ça pour leurs clients et pour leurs sites ?

Rodrigue : C’est ça ! Alors, là où on a été « malin », c’est que la plupart de ces référenceurs travaillent en agence, la plupart de ces référenceurs ont des sites à eux, qui leur sont propres, en tant qu’autoentrepreneur, et qu’ils monétisent avec de l’Adsense ou autres.

Ce qu’on leur a dit, c’est de venir gagner de l’argent avec leur site internet en tant que partenaire ; ce qui les a incités à s’inscrire.

Et en parallèle, ils en parlaient pour leurs clients puisqu’ils y avaient donc un intérêt économique.

Donc ça fait un effet boule de neige où tout le monde était gagnant : nous, le rédacteur, le partenaire et surtout le client à la fin.

Donc la synergie est tellement… je ne vais pas dire parfaite parce que ce n’est pas possible, mais on n’en est pas loin.

On n’est vraiment pas loin de la perfection vu que c’est un format gagnant-gagnant.

Naier : D’accord, excellent ! Et au démarrage, ça coûtait combien un lien chez soumettre.fr ?

Rodrigue : Au démarrage, on vendait ça 8 euros.

Naier : 8 euros le lien ?

Rodrigue : Oui, 8 euros : on faisait la rédaction, publier sur un annuaire… et on s’est vite rendu compte que c’était débile de garder ce genre de tarif.

Naier : Ce n’est pas cher 8 euros !

Rodrigue : Ouais, voilà tu as tout compris.

De ce fait-là, on publiait sur des sites de moins bonne qualité.

Tu te doutes bien que tout allait aussi en dégraissant.

Donc, à un moment donné, j’ai parlé avec Olivier Levy du blog e-commerce qui m’a dit : « Rodrigue, si tu as trop de clients et beaucoup trop de demandes, monte tes prix.

Tu verras, ça va se réguler tout seul ».

Alors, ça paraît étonnant de dire ça, sauf que c’est ce qu’on a fait et on a eu toujours autant de clients.

Ça nous a permis, par contre, de monter en qualité au niveau rédactionnel, de payer un peu mieux les partenaires ; ce qui fait que les sites étaient de meilleure qualité, donc la synergie continuait de prendre.

Et aujourd’hui, on arrive à des liens entre 22 euros et plus de 2 000 euros si tu veux être sûr ainsi à très forte audience.

Naier : D’accord ! Donc il y a une notion de qualité aujourd’hui dans le lien.

Tu n’as pas le même prix si tu veux un lien sur lemonde.fr ou tu veux un lien sur un blog inconnu quoi.

Rodrigue : On est d’accord, c’est exactement ça !

La diversification d’activité qu’ils ont opérée

Naier : D’accord, OK ! Et vous avez aussi évolué en termes d’offres ? Vous faites autre chose que les liens et la rédaction de contenu ?

Rodrigue : Oui ! En fait, on s’est aussi lancés dans la relation presse, qui, pour moi, est un métier totalement différent où l’on peut gérer toute une campagne.

Il nous est arrivé de faire une campagne papier.

Ce qui peut paraître bizarre à l’heure du 2.0, mais c’était la demande de l’un de nos clients habitués.

Je lui ai dit : « vas-y, on va le faire, on a les contacts de toute façon.

On va t’apporter ce petit truc en plus ».

Là, ce qu’on est en train de mettre en place, je te l’annonce officiellement, on va lancer l’influence dans quelques semaines.

Donc là, on va permettre de toucher une communauté en fonction d’une certaine catégorie d’influenceurs et le prix sera en fonction de l’audience que tu vises.

Naier : Quand tu dis influenceurs, c’est un peu les Youtubeurs ou les Instagrameurs quoi ?

Rodrigue : Oui, c’est ça ! C’est toutes les personnes qui ont une audience.

Alors, on va essayer de respecter, encore une fois, le partenaire, comme on le fait sur le netlinking.

On va essayer vraiment de faire matcher le client avec le bon Instagrameur ou le bon Youtubeur dans la thématique.

Naier : Et je suppose que ça nécessite un travail préparatif important de construire votre base d’influenceurs comme vous l’avez fait pour construire votre base de blogs, etc.?

Rodrigue : C’est ça !

Naier : Comment tu démarres ça justement ? Là, tu attaques un nouveau marché que tu ne connais pas, comment tu commences ?

Rodrigue : Alors, autant ça était facile pour le référencement via des liens de trouver des référenceurs ; autant, les influenceurs, aujourd’hui, on peut tout aspirer.

Lorsqu’on cherche une catégorie dans Instagram, on peut aspirer les influenceurs.

On a leurs coordonnées professionnelles et notre travail à nous, c’est de réussir à leur demander de revendiquer leurs comptes sur notre plateforme.

Donc on va leur shooter un mail en leur disant : « écoute, on a des potentiels clients pour toi.

Revendique ton compte sur la plateforme, ce qui nous permettra de gagner en crédibilité auprès du client ».

De ce fait-là, on qualifie une base par principe et d’abord aspirer ; mais ça nous permet d’avoir une base assez conséquente dès le départ, qu’on viendra affiner par personne revendiquée.

Les secrets d’un tel succès immédiat

Naier : Rodrigue, quels sont selon toi, les secrets pour booster sa visibilité sur internet ?

Rodrigue : Pour moi, c’est d’avoir un projet qui tient la route.

Si tu te contentes de copier un projet sans en apporter une valeur ajoutée, je ne donne pas longtemps de ton projet.

C’est pour moi le meilleur moyen d’avoir un succès dans ta visibilité, c’est de te démarquer, tout simplement.

Naier : D’accord ! Et c’est ce qui est arrivé avec soumettre.fr.

Rodrigue : Les menottes, le jeu de mots, le côté un peu décalé de toute l’équipe d’ailleurs, c’est un critère de recrutement.

Très clairement, je pense que c’est ce qui peut, aujourd’hui, faire la différence, une fois que le boulot est bien fait hein ! On est d’accord que la base doit être acquise, mais le service derrière et la façon de le présenter, pour moi, sont tout aussi importants que ce que tu livres au final.

Naier : Ouais ! Tu parlais d’une équipe de 40 personnes dont une partie est salariée chez Soumettre.

Rodrigue : Oui ! On est 7 salariés et tout le reste sont des freelances qui ont aussi d’autres clients que nous et qui travaillent plus ou moins à temps plein dans la petite famille Soumettre.

Naier : Donc, la plupart sont là pour la rédaction du contenu, c’est bien ça ?

Rodrigue : Oui, voilà ! En fait, il n’y a que 2 ou 3 personnes qui sont chargées de gérer les clients, tout le reste, c’est de la qualification de partenaires et du texte.

L’organisation de l’équipe Soumettre.fr

Naier : Comment tu arrives à gérer toute cette équipe-là, surtout pour le contenu, pour la rédaction, etc.? Comment vous faites ?

Rodrigue : Je suis un pro de la délégation.

C’est, je pense, une très bonne qualité que je peux avoir, qui peut être un défaut pour certains.

C’est que j’aime bien m’entourer de personnes compétentes et que chacun fasse son job, qu’on ne parte pas dans différentes activités.

J’ai une personne qui s’occupe des rédacteurs, j’ai une personne qui s’occupe de la relation presse.

Moi, je m’occupe des gros contrats avec les clients.

On a chacun sa spécialité.

Mon associé gère tout ce qui est développement du site web.

Avec lui, son équipe de freelances ou d’agences…

Donc, on a chacun, en fait, sa spécialité.

Au moins on est concentré dans ce qu’on fait.

Naier : D’accord ! Et vous avez été des outils particuliers pour gérer tout ce monde-là, pour se connecter, pour travailler ensemble ?

Rodrigue : Oui ! On a notre propre outil qui est dans le backoffice de Soumettre.

Pour la gestion sociale et pour, un petit peu le côté humain, on utilise, par exemple, Slack qui nous permet vraiment de créer différents canaux de discussion en fonction de son importance justement.

Donc, on a bien structuré nos moyens de communication en interne, ce qui permet vraiment d’être réactif.

Quand on a un ticket ou support, selon son degré de gravité, différentes personnes sont associées à ce ticket.

Ce qui permet de répondre en moins d’une minute dès fois… ça nous arrive.

Donc voilà, on essaye vraiment d’être réactif grâce à cet outil que je t’ai cité.

Est-ce que c’est Google Friendly ?

Naier : D’accord ! Rodrigue, comment Google voit ce que fait soumettre.fr ? Est-ce que, pour eux, c’est quelque chose de normal ou est-ce que tu penses qu’ils le voient d’un mauvais œil, pour eux, cela ne se fait pas ?

Rodrigue : Pour eux, c’est quelque chose de normal, ça fait partie de leurs critères d’algorithmes.

Très clairement, ils savent très bien que ce qu’on fait ben c’est tout simplement manipuler l’algorithme.

De toute façon, il ne faut pas se leurrer.

En même temps, on a une manière de le faire et une certaine approche qui peut sembler, on ne va pas dire à 100% naturel, mais qui peut sembler naturel aux yeux d’un lecteur déjà.

C’est tout ce qui compte pour moi.

Si ça semble naturel aux yeux du lecteur, il n’y a aucune raison que ce soit pénalisé.

J’ai vu des plateformes qui pouvaient faire des liens optimisés, j’ai vu d’autres plateformes qui ne faisaient même pas de textes ou alors très peu, et qui mettaient un lien.

Pour moi, si tu n’amènes pas le lien, ce que je disais tout à l’heure, si tu n’as même pas le lien, pour moi, c’est à partir de là que tu peux être flagué par un quality writers.

Tout ça, avec l’épée de Damoclès au-dessus de la tête, au moment où je te dis ça.

Naier : C’est à dire que ça peut changer à n’importe quel moment ? C’est ce que tu veux dire ?

Rodrigue : Oui ! Je pense qu’à un moment donné, Google a les moyens de savoir ce qu’on fait.

Il a même beaucoup plus de moyens que ce qu’on peut l’imaginer.

Donc voilà, si tu débordes un peu trop, je pense qu’à un moment donné, tu vas te faire taper dessus quoi.

Naier : Donc, c’est pour ça que vous visez la qualité plutôt que la quantité quoi ?

Rodrigue : C’est ce qu’on a fait dès le départ.

La seule erreur qu’on a faite, ça a été de ne proposer qu’une seule offre au départ qui était l’offre la plus réduite.

Ça nous a été reproché, on était très réactif après pour augmenter nos offres parce qu’on a très bien compris ce qu’attendaient nos clients et d’autres s’attendent à moins de qualités, mais ça, ils sauront les trouver autre part.

Naier : D’accord ! Rodrigue, où est-ce que vous en êtes aujourd’hui avec soumettre.fr en termes de chiffres ?

Rodrigue : On a une bonne croissance, une très bonne croissance.

On est passé de 800 000 la première année à bientôt 1,5 million en 2018.

Donc on a fort espoir avec l’influence que ça continue de monter, mais c’est fou.

Je donne les chiffres comme ça, je ne les réalise pas de toute façon, mais très clairement, c’est fou.

Naier : Vous faites à peu à peu près 100 – 150 000 euros par mois à peu près, c’est ça ?

Rodrigue : Voilà, en moyenne c’est ce qu’on arrive à atteindre… du moins, en ce moment, oui.

Naier : D’accord ! C’est un bon chiffre !

Rodrigue : C’est violent ! En fait, quand on s’en est rendu compte avec mon associé… bon, je ne te cache pas qu’on a sauté au plafond.

Ça fait toujours plaisir quand on t’annonce ton premier million au bout d’à peu près un an d’activité.

Mais, j’ai appris aussi qu’on pouvait très vite se casser la gueule.

Justement, en 2006, quand ça marchait très bien, tu peux très vite tomber en fait.

Et, de ce fait-là, j’essaye d’assurer mes arrières pour, au moins, garantir à notre équipe du boulot sur le long terme ; on l’a évoqué dans la question juste avant hein ! On peut tomber.

Donc, je reste lucide à ce niveau-là, par contre on lance d’autres projets en parallèle, qui permettent vraiment d’assurer les arrières.

Naier : Justement, tu as commencé à en parler, au début, des autres projets : il y en a qui ont marché, il y en a qui n’ont peut-être pas marché, est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ?

La plateforme Wriiters

Rodrigue : Oui ! Alors, l’année dernière, j’ai lancé un projet en rapport avec Soumettre, qui est WRIITERS qui permet, en fait, d’inverser les rôles.

Plutôt que d’avoir un client qui presse le citron à des rédacteurs, j’ai tout inversé : je propose aux rédacteurs de faire des textes en vente de façon éphémère, de façon unique.

Ils les mettent en vente sur la plateforme et moi je vais chercher le client.

Tous les matins, ce client reçoit un mail en disant : « attention, il y a autant d’articles qui sont parus hier, dépêche-toi, il y en aura qu’un à chaque fois, il n’y aurait qu’une seule quantité ».

Donc, ça permet aux rédacteurs de faire ce qu’ils aiment en termes de sujets, en termes de quantités, en termes de balisage au niveau HTML, etc.

Ils sont libres en fait… et le prix surtout, c’est le plus important : le rédacteur peut faire son propre prix.

Après, c’est au client de l’accepter ou pas.

Mais s’il ne l’accepte pas, ce n’est pas grave, j’irais en chercher un autre.

Naier : D’accord ! Et ça a marché ?

Rodrigue : Ça prend pas mal ! On a un peu plus de 2 000 articles qui sont déjà publiés dont 50% sont déjà vendus.

Donc, ça fait une bonne moyenne sachant qu’on a, sur ce projet, à peu près 300 rédacteurs.

Naier : D’accord !

Rodrigue : Donc, ils ne sont pas tous à temps plein, mais ils viennent, de temps en temps, vendre un article invendu par exemple ; ou, tout simplement, j’en ai qui passent toute leur journée sur la plateforme et qui arrivent à en vivre comme il faut.

Naier : D’accord ! Et comment vous faites la sélection des articles ? Est-ce que c’est le rédacteur qui poste un peu ce qu’il veut ?

Rodrigue : Moi, je sélectionne le rédacteur à l’entrée si je vois que les critères de sociétés sont respectés.

Parce qu’il peut être n’importe où dans le monde, je vais lui laisser sa chance.

Ça ne l’empêchera pas de faire de la qualité parce qu’il est à l’autre bout du monde.

Donc, je vais lui laisser sa chance.

Par contre, une fois qu’un article est vendu, le client peut noter le rédacteur.

Et si le client le note mal, moi, derrière, je prends mon téléphone, je demande au client d’argumenter, et si c’est justifié, je rembourse le client et, soit, je vire le rédacteur, soit je lui en tiens rigueur et il devra s’améliorer.

Du coup, voilà, ça nous permet d’avoir un réseau de rédacteurs qui est plutôt fiable.

On a ouvert, pareil, un Slack communautaire où tout le monde peut discuter, pour répondre aux questions de chacun.

Donc, la synergie est parfaite, le chiffre qui est fait est bon parce que ce sont des prix justes que font les rédacteurs… parce qu’on voit beaucoup de plateformes qui tirent les prix au plus bas et je n’aime pas ce concept en fait.

Je préfère donner le pouvoir aux rédacteurs.

Naier : D’accord ! Il y a d’autres projets qui sont dans les pipes ?

Rodrigue : Oui, on a eu un projet qui… on parlait aussi d’échecs tout à l’heure : le projet  Lisis qui était un comparateur de prix benchmark sur les places de marché, qui fonctionnait très bien lorsque j’étais dans le monde du jouet.

Sauf qu’aujourd’hui, très simplement, la partie développement a été un peu plus longue que prévu, la partie commerciale avait un petit peu pâti de ça et je ne l’ai pas mis en avant autant que ce que j’aurais dû…

De ce fait, le projet est resté à stagner pendant presque un an avant qu’on se décide de le mettre en pause tout simplement.

Encore une fois, c’est ce que je disais tout à l’heure, derrière on n’avait pas la communauté non pour nous soutenir.

Donc le lancement a été un peu plus compliqué qu’un projet lié au référencement.

La relation de Rodrigue avec son associé

Naier : Du coup, j’ai l’impression que toi et ton associé, vous avez un peu un labo de R&D.

Vous développez des trucs, vous essayez, vous tentez et puis si ça marche, ça marche, si ça ne marche pas…?

Rodrigue : En fait, j’ai la chance d’avoir un associé qui est un des meilleurs développeurs de France.

Je l’ai testé, à un moment aussi, dans mon ancien travail dans les jouets.

La première année, on a fait un chiffre d’affaires phénoménal sur la partie qu’on avait développé ensemble.

On a eu du mal à s’entendre, je ne le cache pas.

Il en a fait une conférence au SEO Camp il y a quelques jours d’ailleurs, depuis le moment de ce podcast.

Par contre, une fois qu’on s’est bien compris, puisqu’il est marseillais et moi je suis de Calais – donc, on est vraiment deux extrêmes – au niveau caractère, on arrive à faire des trucs pas mal.

Donc, les engueulades sont tout le temps constructives et derrière on avance en fait.

C’est ça qui est important, on arrive à avancer.

Naier : D’accord ! Du coup, vous êtes tous les deux localisés au même endroit aujourd’hui ou…?

Rodrigue : Non ! Aujourd’hui on est toujours à distance.

Je pense qu’on ne se supporterait pas au quotidien si on était ensemble.

Là, on est très bien comme ça, on s’entend bien comme ça.

Ce sont deux métiers qui sont différents : lui il a besoin, dès fois, de travailler la nuit sur Red Bull, nous on a besoin d’horaires fixes pour que nos clients puissent nous appeler, donc voilà.

Les deux bureaux sont séparés et je ne le ferai jamais monter dans le nord, il ne voudra jamais.

Naier : Et donc du coup, vous avez un bureau vers chez toi plus pour la partie rédaction et gestion des clients et dans le sud c’est la partie R&D en fait ?

Rodrigue : Voilà ! C’est toute la partie développement.

La R&D, on le fait en communion, mais la partie de développement, tout est fait dans le sud.

Lui, il gère ses équipes, il gère aussi les employés qui sont dans la partie développement.

Et moi, dans le nord, j’ai tous mes piliers qui sont là : commerciaux et rédactionnels, et ils s’occupent très bien tous seuls.

Moi, je fais acte de présence, mais aujourd’hui, je peux vraiment mettre ma tête ailleurs sans aucun problème et me concentrer sur d’autres projets.

Le meilleur canal marketing qu’il utilise pour faire croître Soumettre et Wriiters

Naier : Excellent ! Rodrigue, quel est le meilleur canal marketing que tu utilises pour faire croître Soumettre et Wriiters?

Rodrigue : Les menottes… c’est le lien humain et ce n’est pas qu’une image.

Je l’ai vraiment fait dans les conférences, menotter des patrons de grosses entreprises ensemble et leur dire : « voilà les mecs, vous faites du lien maintenant, on va discuter ».

Pour moi c’est le meilleur canal de visibilité.

Après, je pourrais te dire Twitter effectivement, comme je te disais tout à l’heure, mais non, pour moi c’est vraiment il faut y aller, il faut rencontrer les gens, la piña colada aussi c’est… ouais, il y a pas mal de… c’est souvent d’ailleurs, autour de l’alcool ou des soirées – l’alcool est dangereux pour la santé – mais c’est souvent dans les soirées d’entreprises où on arrive à faire nos meilleurs clients.

Je ne sais pas l’expliquer, je ne suis pas forcément pour les canaux newsletters, etc.

On en fait, mais pas dans le but de démarcher des clients, c’est vraiment juste pour dire de déconner.

Quand on sort une nouvelle BD, on va faire une newsletter.

C’est de la com, mais pas dans le sens où tu l’entends dans notre question, ce serait pour acquérir des clients.

Aujourd’hui, c’est vraiment le lien humain qui me permet de convertir en fait.

Les clients de sa plateforme de Netlinking

Naier : D’accord ! Quelle est la typologie des clients que vous avez chez Soumettre?

Rodrigue : On a des petites agences, on a des très grosses agences et on a du client final.

Pour être totalement transparent, on préfère travailler avec les agences puisqu’ils ont un rôle de conseil avec leurs clients finaux ; chose que nous on n’a pas ici, ce n’est pas notre boulot.

Ça, on le revendique.

On est juste une plateforme qui a automatisé pour les aider à faire leur netlinking, mais on ne fera pas de stratégie de A à Z, sauf pour la relation presse et sauf si vraiment le client insiste.

Mais la plupart du temps, on préfère rediriger vers des agences partenaires avec qui on travaille très bien, qui sont habituées à gérer les rapports, toutes ces choses-là ; chose que nous, aujourd’hui, on automatise plutôt qu’autre chose.

Donc, le lien avec le client dans la présentation des résultats et toutes ces choses-là, on va essayer de l’automatiser sur la plateforme pour avoir un rendu visuel, mais on ne fera pas de présentation PowerPoint chez le client pour ces choses-là… sauf chez les agences.

Toute typologie de clients est la bienvenue mais voilà… de préférence les agences en fait.

Les prochaines étapes clés

Naier : Rodrigue, quelles sont les prochaines étapes clés de la croissance de ton business ?

Rodrigue : Alors la rédaction, j’aimerais bien qu’on développe un peu plus la partie rédactionnelle.

Je m’étais donné comme objectif 25 % du chiffre d’affaires en rédaction.

On en est encore assez loin, parce que le netlinking monte encore, donc on tire sur un élastique qui continue de grandir.

C’est, après, l’influence et très clairement après, je pense qu’on aura fait le tour en termes de lisibilité via la plateforme Soumettre.

On devra passer certainement sur un autre projet.

Les moments des temps forts

Naier : Rodrigue, c’est le moment des temps forts : quel a été le pire moment de ton parcours d’entrepreneur et comment tu as fait pour rebondir ?

Rodrigue : Pour moi, le pire moment c’est quand je suis passé à TF1 lorsque je vendais des produits d’espionnage en croyant que ça allait nous faire un coup de pub hallucinant.

Tu sais, passer à 21 h le soir dans une émission d’Emmanuel Chain, tu te dis : « mon parcours est fait, c’est cool, ça y est, je suis en haut ».

Et puis, tu retombes de haut quand tu t’aperçois qu’ils ne t’ont fait aucune publicité mais que le lendemain, le service de contre-espionnage vient de saisir tout en stock pendant deux semaines.

Tu retombes et tu te dis: « mince! En fait, OK ! C’est comme ça que ça marche, je ne m’attendais pas à ça ».

Tout s’est bien passé, sauf qu’au bout de deux semaines on en a eu vraiment ras le bol parce que le chiffre d’affaires n’était plus là ; mais je dirais, au niveau contractuel, il n’y a pas eu de soucis, même le fait qu’on importait depuis la Chine.

Moi, je faisais tout dans les règles avec des certificats d’homologation qu’on faisait faire en Allemagne sur les produits.

Tout était clean, mais il y a eu un blocage pendant deux semaines.

Donc ça, en termes de pire moment, je suis las quoi… je l’ai encore au travers de la gorge…

Naier : Donc, plus jamais de passage à TF1 ?

Rodrigue : Ben, je vais essayer de faire attention maintenant à ce niveau-là parce que ça peut effectivement se retourner.

Ça a été une mauvaise expérience, mais ça m’a aussi permis de justifier un poste de chef de projet, parce que quand ton patron te dit : « ah, mais je vous ai vu à la télé, c’est que vous devez être bon ».

Ça ne veut pas dire que je le suis, mais, en tout cas, lui, ça l’a rassuré de se dire : « le mec il a quand même réussi à être visible jusqu’au point d’être sur TF1 » ; donc ça m’a donné un peu de crédibilité on va dire.

Naier : À contrario, quel a été ton plus beau moment ?

Rodrigue : Le premier million…

Non, pour être honnête, le plus beau moment, c’est l’embauche.

La première embauche que tu fais et ce n’est pas comme avoir un enfant… mais très clairement tu te dis : « maintenant je n’ai plus le choix, je ne peux pas me planter quoi.

Si je me plante il y a toute une famille derrière en jeu » tu vois ! Pour moi, ça a été le moment le plus flippant, mais le plus beau en même temps.

L’interview top 5

Naier : D’accord ! Rodrigue, c’est le moment de l’interview top 5 : le livre que tu recommandes ?

Rodrigue : Alors il m’a été conseillé par quelqu’un que tu connais, que tu as interviewé il y a pas très longtemps, le tout dernier, c’est de Dale Carnegie « Comment dominer le stress et les soucis ».

Si mon associé nous entend, il pourra confirmer.

Je suis un grand stressé et ce livre donne des bons conseils, je suis en train de le dévorer à nouveau une deuxième fois pour essayer vraiment de le dominer tout simplement.

Naier : D’accord ! Tu parles de Jonathan c’est ça ?

Rodrigue : Oui c’est ça, c’est Jonathan qui me l’avait conseillé…

Naier : De WPMedia…

Rodrigue :… il n’y a pas si longtemps.

Naier : L’entrepreneur que tu suis ou dont tu es fan ?

Rodrigue : Alors au niveau entrepreneur, je n’ai pas forcément de nom, alors, je pourrais citer Elon Musk pour son charisme et les cojones qu’il a : lorsqu’il veut quelque chose il l’a, et il se donne les moyens.

Après, je ne suis pas tout à fait d’accord avec tout ce qu’il fait mais ça reste quand même un entrepreneur abouti qui sait ce qu’il fait, mine de rien, même s’il peut donner l’impression du contraire.

Bon, allez, je vais le citer, lui, mais juste pour ces côtés-là, on va dire.

Naier : Ton outil en ligne préféré ?

Rodrigue : Le mien !

Naier : Ce que j’allais dire, c’est que chaque fois que je demande ça, que je pose cette question à quelqu’un qui a un outil, il me dit : le mien… Après soumettre.fr ?

Rodrigue : Après Soumettre, j’ai beaucoup d’outils.

Je pourrais citer l’outil de Kévin Richard qui est SEObserver qui permet en un coup d’œil de savoir tout sur la vie d’un site internet : son antériorité, ce qui va lui arriver, parce que tu peux même anticiper certaines réactions du site.

Quand je parle de réaction, ça veut dire le positionnement de ses mots clés et sur quels mots clés il est positionné.

C’est un outil qui me sert au quotidien lorsque des partenaires veulent intégrer la plateforme puisque, ça me donne un rapide aperçu de qui j’ai en face de moi.

Naier : D’accord ! Y a-t-il d’autres applis SEO que vous utilisez chez Soumettre ?

Rodrigue : On en utilise pas mal, mais majoritairement, ils sont tous au même niveau que SEObserver ou en dessous.

C’est vraiment SEObserver qui est le seul outil, aujourd’hui, qui nous sert.

Naier : OK ! Ton premier conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui ?

Rodrigue : Le premier conseil c’est de ne pas lâcher.

C’est quelque chose que j’ai failli faire parce que je me suis dit : « bah non, je ne vais pas me relancer là-dedans » à cause des déceptions dont j’ai parlé tout à l’heure.

Et certains de mes amis qui sont aujourd’hui des confrères de travail m’ont dit : « Rodrigue, arrête tout, tu tiens quelque chose, fonce » et j’ai bien fait de les écouter déjà.

Et la première chose que j’ai envie de leur dire c’est surtout de kiffer quoi… il le faut.

Si c’est pour rester derrière un bureau à faire des croix dans des fichiers Excel, pour s’ennuyer pendant encore toute sa carrière, je ne vois pas l’intérêt.

Il faut être fier de se lever le matin quoi !

Naier : Le meilleur investissement que tu as réalisé pour faire croître business : ça pourrait être un investissement en termes de temps, de moyens humains, de moyens financiers, un produit ou un service ?

Rodrigue : Ça a été le moyen humain.

Le fait d’avoir des employés a vraiment bien structuré la plateforme.

Ça a aussi rassuré les clients de savoir qu’il y avait vraiment du monde derrière ; là où beaucoup sous-traitent – d’ailleurs, on le sent, on le voit très clairement – ce n’est pas un défaut, c’est juste que nous, ça nous apporte un certain galon en plus le fait d’avoir des moyens humains.

Et ça, je ne le regrette jamais puisque j’ai trouvé les bonnes personnes déjà, et elles me le prouvent au quotidien.

Naier : Comment tu as fait pour les trouver justement ?

Rodrigue : Ce sont des connaissances très proches.

Quand je travaillais dans les jouets, il y a eu une des personnes qui était là-bas avec moi, qui, aujourd’hui, est mon bras droit ; et une personne que je connais depuis 15 ans, qui est dans le rédactionnel depuis très longtemps à sa manière, à qui j’ai voulu donner la chance, et très clairement, elle s’est épanouie dans ce métier.

Donc, oui, j’ai su m’entourer et ça a été la plus grande chance car je pense que c’est de la chance de trouver les bonnes personnes, beaucoup d’entrepreneurs se font avoir.

Donc, oui, c’est vraiment le meilleur investissement que j’ai fait : faire confiance aux gens.

Naier : Excellent ! Rodrigue, merci de nous avoir accordé cette interview.

Est-ce que tu pourrais dire à nos auditeurs où est-ce qu’ils peuvent te suivre ?

Rodrigue : Vous pouvez suivre sur Twitter, donc le pseudo c’est : « cree1site » et sur Soumettre qui est la plateforme principale, Soumettre ou Wriitters ou sur fernard.fr qui agrège un petit peu mes actualités on va dire.

Naier : Excellent ! Merci Rodrigue, à bientôt !

Rodrigue : C’est moi, je te remercie Naier, au revoir !

 

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