Comment Créer un Plugin Wordpress qui Cartonne (270 000 € par Mois)
270 000 € par Mois avec un Plugin Wordpress avec Jonathan Buttigieg de WP Media

022 : 270 000 € par Mois avec un Plugin WordPress avec Jonathan Buttigieg de WP Media

  • Naier Saidane  -  18 mars 2019

Bonus : Envie de créer un produit ? Cliquez ici pour récupérer une check-list des étapes indispensables pour réussir à créer un produit numérique qui cartonne.

Aujourd’hui je reçois Jonathan Buttigieg co-fondateur de WP Media.

Jonathan partage avec nous son parcours entrepreneurial et comment il a réussi à créer un plugin Worpdress qui cartonne.

Dans cet épisode du podcast, vous allez découvrir :

  • Ses débuts comme Freelance
  • Le démarrage artisanal de la création du plugin WP Rocket
  • Comment il a profité de son réseau pour le lancement de son produit
  • Comment l’international a fait décoller son business
  • Les secrets de Jonathan pour réussir à créer une application qui cartonne
  • L’aventure Imagify
  • Le nouveau projet secret de Jonathan
  • Comment Jonathan utilise l’affiliation pour passer au niveau supérieur
  • L’organisation de l’équipe WP Media : Full Remote
  • La politique de la transparence dans son entreprise
  • L’association qui s’est mal passée et comment il a réussi à tourner la page

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • 2:41 : Son tout premier business.
  • 3:58 : Comment s’est passé le démarrage de son business.
  • 13:18 : La création d’Imagify.
  • 16:40 : Son nouveau projet secret.
  • 18:35 : Les chiffres de WP Media aujourd’hui.
  • 31:24 : Le meilleur canal marketing qu’il utilise pour faire connaitre son entreprise.
  • 32:40 : Les prochaines étapes clés de la croissance de ses business
  • 33:41 : Le pire moment de son parcours d’entrepreneur et comment il a fait pour rebondir.
  • 36:52 : Le plus beau moment dans son parcours.
  • 37:20 : Le livre qu’il recommande.
  • 38:05 : L’Entrepreneur qu’il suit.
  • 38:40 : Son outil en ligne préféré.
  • 38:54 : Son 1er conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui.
  • 39:06 : Le meilleur investissement qu’il a réalisé pour faire croître ….

Ressources mentionnées

Les Livres qu’il recommande

Les entrepreneurs qu’il suit

  • Syed Balkhi

Son outil en ligne préféré

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Ses débuts comme Freelance

Naier : Jonathan est-ce que tu es prêt à nous révéler l’entrepreneur qui est en toi ?

Jonathan : Oui, tout à fait !

Naier : Excellent ! Aujourd’hui, j’accueille Jonathan Buttigieg, le fondateur de WPMarmite.

Une startup qui crée et qui vend des modules complémentaires de l’outil de création de sites web WordPress.

Elle a dans son portefeuille notamment le plugin WP Rocket qui a été installé sur plus de 500 000 sites web.

Jonathan, avant de parler de WP Media j’aimerais qu’on remonte le temps et qu’on s’intéresse un peu à ton parcours personnel : est-ce que tu te rappelles du tout premier projet ou business que tu as fait ?

Jonathan : Oui, alors c’est WP Media hein, non pas WPMarmite.

WPMarmite c’est Alex.

Naier : J’ai corrigé.

Jonathan : Un petit coucou à Alex au passage.

Le tout premier projet ou business que j’ai fait, en fait, c’est Rocket qui en est vraiment le premier.

Ça a vraiment été le premier vrai projet business que j’ai fait.

Naier : D’accord ! Donc avant, tu étais sage quoi.

Jonathan : J’ai été sage, oui, j’ai été freelance, mais je n’appelle pas ça un business quoi.

Ça a toujours été à côté, quand j’ai travaillé en agence ou quand j’étais étudiant.

Le vrai premier business que je peux appeler en tant que tel, ça a était WP Rocket.

Naier : D’accord ! Jonathan, après tes études, tu étais salarié.

Rapidement, tu t’es mis en indépendant si je me trompe pas ?

Jonathan : Oui, c’est ça.

Naier : Pourquoi avoir choisi cette voie ?

Jonathan : De passer de salarié après être indépendant ?

Naier : Oui !

Jonathan : Ça a été plus « un coups de la vie » si l’on peut dire.

En fait, j’ai démissionné de l’agence où je travaillais.

Ça se passait bien, mais j’avais une opportunité professionnelle.

En fait je devais monter une société avec un collègue et ça ne s’est pas fait.

Du coup, je me suis retrouvé au chômage parce que j’avais démissionné.

Et vu que j’étais déjà autoentrepreneur depuis plusieurs années, j’ai décidé de me lancer à mon compte en tant que free pendant plusieurs mois.

Ça n’a pas été un choix vraiment décidé, ça a plutôt été « imposé » suite à une mésaventure.

Mais c’est cette mésaventure-là qui a conduit à WP Rocket, donc l’un dans l’autre c’est un mal pour un bien.

Naier : Vu que tu en parles, comment toi et tes associés, vous avez trouvé l’idée et comment s’est passé le démarrage ?

Jonathan : Quand j’ai travaillé en agence, j’ai toujours été passionné par la performance, donc je testais énormément de plugins de cash de l’époque.

Mais un jour, un collègue, Benoit Mercuzot, pendant que je travaillais en agence, m’a envoyé un bout de script d’un système de cache.

Moi, par temps, j’avais eu la possibilité de pouvoir l’améliorer, de le continuer.

À l’époque, j’écrivais encore beaucoup sur geekpress.fr, qui est un blog qui parle de développement WordPress que j’ai surtout alimenté quand j’étais étudiant et quand j’avais du temps pour faire ce genre de choses là.

Et j’ai vendu les fichiers de ce script.

Donc j’avais fait un tuto vidéo pendant 2 heures et après je vendais les fichiers de ce tutoriel pour 4,50 euros ou 4 euros et des poussières.

Et ça a été « un grand succès » pour moi.

À cette époque-là, j’ai eu plus de 100 commentaires sur l’article.

J’avais dû faire… je n’ai plus le chiffre exact, mais peut-être une trentaine ou une quarantaine ou une cinquantaine de ventes en 2 semaines.

Du coup, j’ai vu qu’il y avait une opportunité et j’ai décidé d’aller plus loin, d’en faire un plugin, de lancer et de le vendre.

Naier : D’accord ! Donc, ça a démarré comme ça, avec, on va dire, une preuve, un modèle de Lean Startup si je puis dire.

Vous avez fait un petit module, comme ça, pour le fun ?

Jonathan : Ah oui exactement ! Vraiment, au début, c’était un tutoriel.

Et quand on compare après le tutoriel et la première version du plugin WP Rocket, par contre, ça n’a plus rien à voir.

Mais au début, c’était vraiment, juste un tutoriel sur mon blog perso quoi.

Naier : D’accord ! Et après, comment ça a évolué ?

Jonathan : Alors, pour se lancer, on n’a pas mis très longtemps.

On a mis 3 mois en tout pour le développement et la création du site, etc.

Pour se faire connaître on vraiment fait très peu de choses.

On a créé une liste, enfin, un site où l’on pouvait s’inscrire à une liste pour pouvoir être prévenu de la sortie.

On avait reçu, je crois, entre 250 et 300 personnes qui s’étaient inscrites.

On l’avait relayé sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook.

Comment il a profité de son réseau pour le lancement de son produit

Naier : Donc tu es parti des personnes que tu connaissais par ton blog je suppose ?

Jonathan : Exactement ! Après la chance qu’on avait aussi, c’est qu’on était assez relativement connu, les cofondateurs dans la communauté WordPress, par différents moyens, parce qu’on était orateur ou, moi, avec geekpress.fr… enfin, avec nos blogs respectifs ; et, du coup, ça a été un peu plus simple pour pouvoir avoir ce qu’on appelle des Day Review, des articles qui parlent de notre produit.

Et on est allé voir « des copains » pour leur demander si ça les intéressait de le tester, d’en faire un article à côté, si, bien sûr, ça leur plaisait.

On a eu les articles, mais aussi parce que le produit plaisait et il était bon.

J’avais un petit peu de doute.

Naier : Donc ça, c’était avant le lancement ?

Jonathan : Avant le lancement et on leur avait demandé, du coup, de publier les articles au lancement de WP Rocket.

Du coup, on est allé voir des blogueurs influenceurs qu’on connaissait ; donc de « notre portefeuille » pour leur demander s’ils étaient intéressés de tester le produit et d’écrire un article par la suite.

Chose que tout le monde a faite.

Alors, quand je dis tout le monde, c’est 3 f4 personnes.

Ils l’ont fait, ils ont très bien aimé le produit donc ça leur faisait plaisir d’en parler.

Naier : D’accord ! Et au moment du lancement, il y a eu des ventes ?

Jonathan : Au niveau du lancement, on l’a lancée le 14 juillet.

Lors du lancement, on a envoyé un email à ceux qui faisaient partie de la liste et on leur a envoyé un code promo.

En fait, on avait une offre de lancement.

À eux, on leur faisait encore une super offre.

Alors je ne me souviens plus des tarifs de l’époque, mais il devait avoir, au moins, je pense, 50% de réduction sur l’offre de lancement.

Ça nous a permis, en 15 jours… de mémoire on avait fait 7000 euros en 15 jours, ce qui était plutôt un excellent lancement ouais.

Le démarrage artisanal de la création du plugin WordPress WP Rocket

Naier : Ce n’est pas mal ! Et là, le modèle est prouvé, l’application, elle marche, il y a des ventes, comment on passe ça à la vitesse supérieure ? Est-ce qu’on continue comme ça à faire un truc artisanal ou est-ce qu’on décide de recruter ?

Jonathan : Alors ça n’a pas été facile au départ.

Vraiment pour qu’on puisse se verser un salaire, ça a pris plus d’un an et demi, voire plus.

On s’est lancé en juillet 2013 et en avril 2014, on avait fait 4400 euros.

Donc 4400 euros, à 3, on ne se verse même pas un SMIC quoi, on ne se verse rien du tout une fois qu’on a enlevé la TVA, etc.

Vraiment, ça a commencé à monter quand on s’est lancé à l’international.

C’est vraiment ce qui a fait la différence.

Après, pour revenir à ta question, l’artisanal, au début, tout était artisanal, soit le site que le plugin.

On a fait des erreurs, surtout sur le site, beaucoup moins sur le plugin qu’on a traîné des années et des années.

Par exemple : la boutique était sur…

on avait le site wprocket.me, et la boutique, toute la partie vente, sur support.wprocket.me.

Ça, ça nous a beaucoup pénalisés pour tout ce qui était tracking.

Et la migration sur le nom de domaine principal avait pris pas mal de temps aussi.

Donc, oui, beaucoup de choses artisanales et puis, après, plus ça grossit, plus, au bout d’un moment, on s’est dit : « ben voilà, il faut professionnaliser les choses ».

Et on en vient à recruter des personnes.

Les premiers recrutements n’ont pas été sur la professionnalisation du produit et du site en lui-même ; ça a été des supports engineers, des personnes qui, justement, peuvent « prendre des tickets à votre place » et nous libérer du temps.

Au bout d’un temps, on ne faisait plus que du support et pour pouvoir déléguer, ça a été notre premier recrutement pour qu’on puisse travailler sur d’autres choses.

Au niveau du plugin en soi, on a plutôt bien fait les choses dès le départ : versioning, ce genre de choses là.

C’est plus le site qui a vraiment été artisanal et qu’il l’est encore sur une certaine forme à ce jour.

Comment l’international a fait décoller son business

Naier : OK, tu parlais du lancement international qui a vraiment fait bondir votre business.

Comment vous avez attaqué le marché international parce qu’on sait qu’il y a beaucoup de concurrents, je suppose, sur le marché ?

Jonathan : Surtout que nos concurrents sont gratuits hein ! Quand on s’est lancé, les gens nous ont un peu traités de fous : « pourquoi j’irai acheter votre produit qui est payant alors que tous vos concurrents sont gratuits ? » En fait, on a appliqué la même stratégie à l’international que celle qu’on a faite en France.

Très rapidement, quand on s’est lancé en France, pour acquérir de la visibilité, on a fait une seule chose, alors, très chronophage, qui prenait beaucoup de temps, mais qui a énormément fonctionné : en gros, on tapait les noms de nos concurrents, donc le W3 Total Cash, WP Fastest WP Super Cache, etc.

Et du coup on se retrouvait avec une liste de blogueurs qui avaient fait des articles sur nos concurrents.

Et, en fait, on les contactait en leur disant :  » on a sorti ce produit-là.

Si vous voulez le tester, on vous l’offre gratuitement.

Après, si vous voulez écrire un article en y disant du bien, vous le faites.

Si vous voulez créer un article en y disant du mal, faites-le.

Dans tous les cas ça nous aidera aussi à améliorer le produit ».

Et on leur offrait une licence gratuite et, après, libre à eux de l’utiliser ou pas et de faire un article ou pas.

Ça a vraiment fonctionné.

Le point positif c’est que ça nous a permis d’avoir de la visibilité.

Même les gens pour ça qu’on payait des gens, qu’on avait un système d’affiliation.

Notre système d’affiliation est arrivé 4 ans et demi plus tard.

Donc toutes les reviews, tous les articles qu’on a eus sur WP Rocket sont non payés.

On en a payé 2, peut-être, en 3 ans et en plus, ça n’a rien donné quoi… sur des blogs anglophones.

Du coup, on a appliqué exactement la même stratégie à l’international et le premier article, le jour où on a sorti le site en version anglaise, on a eu la chance d’avoir un article sur WP Tavern.

Donc on l’avait contacté abondamment et elle nous a écrit un article.

WP Tavern, c’est un bon blog, c’est l’un des plus gros blogs internationaux sur WordPress et il est la propriété de Matt Mullenweg qui est le créateur de WordPress ni plus, ni moins.

Donc c’est un site à fort trafic et, du coup, ça nous a donné énormément de visibilité ; et ce qui nous a permis, par la suite, d’être connus par d’autres influenceurs WordPress internationaux et de continuer cette stratégie-là.

Donc on l’a vraiment appliquée énormément au départ.

C’est quelque chose de très chronophage donc on l’a stoppé.

Et c’est vraiment l’unique « stratégie marketing » si on peut appeler ça stratégie marketing qu’on a appliquée pendant de nombreuses années.

Naier : D’accord, excellent !

Jonathan : Et j’ai oublié, l’avantage aussi c’est au niveau SEO.

Du coup, on a des liens vers des sites qui sont « trustable » si l’on peut dire ; ça améliore en même temps le référencement du site, donc c’est un gagnant gagnant dans les deux sens.

Les secrets de Jonathan pour réussir à créer une application qui cartonne

Naier : Jonathan, quels sont, selon toi, le ou les secrets pour réussir à créer une application, un plugin qui cartonne comme WP Media ?

Jonathan : Déjà, je pense, connaître le produit, connaître ce qu’on va lancer, savoir sur quoi on s’avance.

Si l’on ne connaît pas le sujet, si l’on ne connaît pas le marché, ça va être un peu compliqué de justement connaître les besoins et les attentes des futurs clients.

Si on n’y connaît rien dans le sujet, ça va être un peu plus compliqué que si l’on s’y connaît, parce qu’on va pouvoir plus facilement cerner les besoins et la problématique.

En fait, un produit n’est ni plus ni moins qu’une réponse à un problème.

Et ça va être beaucoup plus facile de répondre aux problèmes en trouvant la solution si l’on s’y connaît déjà ; donc « si on connaît bien le marché ».

Ensuite, ça, c’est que quelque chose que je répète tout le temps, c’est : simplicité et support.

Si le produit n’est pas simple à utiliser, ça va générer de la frustration et les utilisateurs vont vouloir utiliser autre chose.

Si vous avez 100 fonctionnalités sur votre produit et que les utilisateurs ne vont utiliser uniquement que 10, ça va générer de la frustration.

À l’inverse, on pourrait en avoir 10, mais s’ils en utilisent 9, ça va générer moins de frustration à l’emploi car ils vont avoir l’impression de mieux appréhender et gérer le produit.

Ils vont aussi être plus patients d’attendre que votre produit grandisse un peu plus et propose des fonctionnalités que vous n’avez pas.

Donc la simplicité avant tout et aussi le support après.

Si l’on n’a pas de support derrière, ça va générer plus de la frustration encore une fois.

Si la personne arrive avec une problématique, mais si on ne répond pas à sa problématique, on ne lui résout pas son souci et elle va partir voir ailleurs.

Donc je dirais, ce sont vraiment 2 mots très importants pour, c’est : la simplicité et le support.

Si on a un produit simple et qu’on peut proposer un support rapide et de qualité – sur la rapidité, il n’y a pas photo – il faut aussi que ce soit de qualité, et ça fait déjà pas mal de choses.

L’aventure Imagify

Naier : Parfait ! Et après ce lancement et qu’il y a WP Rocket, le chiffre d’affaires commence à monter, est-ce que vous concentrer là-dessus ou est-ce que vous décidez de lancer autre chose ?

Jonathan : On s’est lancé en juillet 2013 et dès septembre 2013, on avait déjà l’idée de lancer un produit pour optimiser le poids des images, qui est devenu Imagify par la suite.

Et on s’est mis sur Imagify quand WP Rocket générait des revenus.

On a pu recruter Sébastien et c’est grâce à son recrutement qu’on a pu développer Imagify.

En fait, on s’est servi des ressources financières de WP Rocket pour créer ce nouveau projet-là ; chose qu’on ne pouvait pas faire tant qu’on  ne pouvait pas recruter.

Donc, dès qu’on a pu recruter, on l’a fait.

Aussi, vu qu’on ne s’est pas versé de salaire pendant un an et demi ; enfin, avant un an et demi et après le lancement, on a aussi fait pas mal d’économie, de l’argent qu’on avait de côté.

Ce qui fait qu’en 9 mois – de mémoire, c’était en 2014, ça commence à dater – de décembre 2014 à décembre 2015, on a recruté 8 ou 9 personnes parce qu’on savait qu’on avait l’argent de côté donc du coup, on pouvait se permettre de recruter plusieurs personnes.

Donc on a décidé de créer Imagify grâce aux revenus de WP Rocket qui était plus important.

En fait, pendant très longtemps, on a beaucoup réinvesti les bénéfices que l’on faisait, que ce soit en recrutement ou en R&D de nouveaux projets.

Naier : D’accord ! Et ce deuxième projet a connu un succès comparable aussi ?

Jonathan : Pas comparable au niveau du chiffre d’affaires.

On ne peut pas vraiment comparer Imagify et WP Rocket ne serait-ce qu’en termes de notoriété.

Mais par rapport au temps qu’on passe sur Imagify, le produit est ultra rentable.

On ne fait pas du tout le même chiffre d’affaires hein ! WP Rocket, c’est 85 % du chiffre d’affaires de WP Media ; mais si on compare WP Rocket qui fait 2,6 millions de chiffres d’affaires : pour 2018, on est 15 ou 16 personnes alors qu’Imagify va faire 600 000 euros avec une personne dessus à plein temps ; enfin 2 personnes, car il y en a aussi une autre au support.

Donc, ce n’est pas du tout le même chiffre d’affaires, mais on a aussi une rentabilité qui est très forte puisqu’on n’a pas beaucoup de personnes sur ce projet-là.

Naier : Je suppose qu’avec WP Rocket aussi, la rentabilité importante parce que côté développement, vous n’avez plus grand-chose à faire.

C’est plus du support quoi, c’est ça ?

Jonathan : Ah si, niveau développement, on a beaucoup de choses à faire, notamment maintenant, on a 2 développeurs.

On recrute même actuellement un troisième développeur pour aller plus vite, que ce soit en termes de box fixe ou en termes de nouvelles fonctionnalités, il y a beaucoup de choses à faire.

Naier : Je veux dire : le gros des ressources c’est du support.

C’est bien ça ?

Jonathan : Ah oui, on est bientôt 10 au support alors qu’on va avoir 3 développeurs, un marketing manager et un affiliate manager.

Donc, oui, l’équipe de support est la grosse partie de la masse de Rocket.

Naier : D’accord ! Jonathan, une petite question qui va peut-être te paraître bizarre : si tu devais repartir de zéro aujourd’hui, quelles sont les étapes que tu suivrais pour réussir ou pour reproduire la réussite de WP Media ?

Jonathan : C’est une question simple et compliquée à la fois : simple dans le sens où je dirais que je referais exactement la même chose puisque ça a fonctionné ; pourquoi changer quelque chose qui fonctionne ? Et compliqué à la fois parce que, forcément, on n’avait pas les mêmes connaissances et compétences à l’époque.

Et donc, il y aurait aussi des choses qu’on referait ; alors pas qu’on ne referait pas, mais plutôt qu’on referait en plus.

Mais si je devais y répondre, je répondrai de la même façon, c’est-à-dire, je referais exactement la même chose.

La seule chose, à la rigueur, que je changerais, c’est d’être à l’international dès le début.

Le nouveau projet secret de Jonathan

Naier : Oui, ça, ça avait été, comme disent les Anglais  » un game changer » pour vous ?

Jonathan : Exactement ! Mais c’est aussi contradictoire parce que je suis sur un nouveau projet.

Et ce nouveau projet sera uniquement en français.

Naier : Ah ! bah tu vas nous en parler alors.

C’est quoi ce nouveau projet ?

Jonathan : C’est un projet d’hébergement WordPress.

Alors ça sera indépendant de double WP Media puisqu’on va créer notre société et s’associer avec une autre société pour faire ce projet-là et c’est un hébergeur.

Naier : D’accord !

Jonathan : N’est pas hébergeur qui veut.

Enfin, on ne s’invente pas hébergeur du jour au lendemain.

Du coup, l’hébergement WordPress, c’est toujours quelque chose.

C’était un peu, on va dire, le Saint Graal, en termes d’objectifs de business sur ce que je pouvais faire un jour.

Et, du coup, plutôt que d’être concurrent avec la société avec laquelle on va s’associer, on va unir nos forces pour pouvoir proposer un produit plus performant et qui répond encore plus aux besoins des utilisateurs.

Donc au lieu d’être concurrent, on a décidé d’unir nos forces et de ne pas faire ça chacun de leur côté.

Du coup, celui-là ne sera qu’en français pour le départ.

On n’a pas encore de plan pour l’internationalisation.

Pour le moment, on estime qu’il y a déjà pas mal de choses à faire sur le marché français, donc après, on verra sur le marché international.

Naier : Ce serait quoi les spécificités de ce nouvel hébergement ? Ou, est-ce que tu ne peux nous pas nous en parler pour l’instant ?

Jonathan : Simplicité et support j’ai envie de dire.

C’est un peu comme les spécificités de WP Rocket.

Quand on a sorti la première version de WP Rocket, on n’avait pas grand-chose en plus de nos concurrents.

Et vraiment ce qui a fait la différence, c’était la simplicité et le support.

Et là, on repart sur les mêmes bases sur la première version, alors sur MDP, donc 3 mois de développement, pas plus, parce qu’on a fait des erreurs en développant des produits de 18 mois qui n’ont pas eu de succès derrière.

On n’aura pas vraiment trop de différences par rapport à la concurrence lors de la sortie de la version une.

Mais, déjà, la différence se fera au niveau de la simplicité et notre support.

Après, la différence au niveau des fonctionnalités se fera sur le reste de l’année ; mais sur la V1, il n’y aura pas grand-chose en termes de fonctionnalités pures de différente de ce qui peut exister actuellement sur le marché.

Naier : D’accord ! OK, bah écoute, tu nous en dire un peu plus quand ça sera lancé.

C’est prévu en 2019 ?

Jonathan : Oui le plus tôt possible en 2019.

Naier : D’accord !

Jonathan :, où est-ce que vous en êtes aujourd’hui avec WP Media en termes de chiffres ?

Jonathan : On a fini 2018 en faisant 2,650 millions d’euros de chiffre d’affaires et ça comprend Rockets et Imagify.

Rocket, c’est 85 % du chiffre d’affaires.

Naier : D’accord ! Vous êtes une équipe de combien personnes ?

Jonathan : 19 et bientôt un peu plus.

On recrute encore deux personnes, aussi une nouvelle offre qui va sortir, alors on va être une vingtaine.

Et là, depuis 6 mois, on a vraiment une grosse croissance.

On reprend « la croissance qu’on avait les précédentes années ».

L’année 2018, les 6 premiers mois n’ont pas bien démarré.

En gros, on a le même chiffre d’affaires que 2017.

Par exemple, en février 2018 on a fait 7% de chez d’affaires en plus que février 2017.

Et ensuite, pour nous, ce qui a vraiment changé, c’est la civilisation.

Ça a pris un peu de temps pour prendre, mais une fois que ça a pris la sauce, ça l’a très bien pris et, à titre d’exemple, pour WP Rocket, on l’a mis, pas pour Imagify.

En janvier 2018, on a fait 167 1000 euros de chiffre d’affaires et cette année, on était à plus de 270 000.

Donc on a vraiment une très grosse croissance qui vient uniquement vraiment de la filiation.

Donc, on a fait un + 70% par rapport à l’année dernière et c’est une croissance qu’on avait les précédentes années, mais qu’on avait perdue le premier semestre de 2018.

Et là, février, ça va être la même chose.

On a pour objectif d’être à 350 000 au mois de mars.

On utilise des oker [phon] 17:58, ça plaira peut-être à certaines personnes.

Le plus des Zoker [phon] 18:01 c’est de faire 70% de l’objectif, et l’objectif est de faire de 27000.

Mais, si ça se trouve, on va même faire l’objectif du 100% au mois de mars.

On devrait normalement arriver entre 300 et 330 000, alors on a vraiment une très forte croissance actuellement au niveau du chiffre d’affaires.

Naier : C’est excellent !

Jonathan : Ça s’explique aussi par une modification de la tarification.

On a modifié nos tarifs depuis le 21 janvier.

Naier : Vous avez augmenté vos tarifs tu veux dire ?

Jonathan : On a augmenté nos tarifs oui, tout à fait.

Là, on est en phase de test et on est en train de terminer lundi.

Donc, du coup, ben ça fonctionne plutôt bien.

Cette année, normalement, on devrait avoir une énorme croissance due à l’affiliation, c’est un peu comme exponentielle.

Et la modification des tarifs devrait aussi nous aider pas mal.

Comment Jonathan utilise l’affiliation pour passer au niveau supérieur

Naier : Ça a été un tournant important la mise en place de l’affiliation ?

Jonathan : Oui, énormément !

Naier : Vous pensez y aller dès le début où…?

Jonathan : En fait, au départ, on n’était vraiment pas friand de l’affiliation pour une seule raison ; et c’est d’ailleurs ce qu’on avait expliqué sur notre blog : pourquoi, régulièrement, on nous demandait si on avait un système d’affiliation.

Et, en fait, vu que les reviews, les essais et les tests fonctionnaient énormément, on ne voulait pas que les gens qui trouvent par Google un article sur nous, se posent la question : est-ce que cet article a été réalisé parce que le produit est vraiment bon ou, parce que la personne est payée pour parler de cet article-là ? De ce produit-là ? Et c’est pour ça que pendant 4 ans et demi, on n’avait pas de système d’affiliation parce qu’on n’était pas très friand de l’image que ça pouvait retourner en fait.

Justement, l’année dernière, il fallait trouver de nouvelles possibilités d’acquisition de nouveaux clients et l’affiliation faisait partie de l’une de ces solutions.

Après, on s’est quand même dit au bout de 4 ans et demi : « notre notoriété est là, les gens connaissent le produit, les gens nous connaissent nous, notre réputation n’est plus à faire ; donc c’est peut-être le bon moment maintenant de lancer l’affiliation et de ne plus avoir trop de craintes par rapport à l’image qu’on peut renvoyer ».

Au final, ça a été un très bon choix.

L’organisation de l’équipe WP Media : Full Remote

Naier : D’accord, excellent ! Jonathan, tu disais que vous êtes une équipe d’une vingtaine de personnes et la spécificité de WP Media c’est que vous n’êtes pas localisé à un même endroit.

Donc chacun des employés de WP Media travaille là où il veut, comme il veut ?

Jonathan : Tout à fait !

Naier : Enfin, comme il veut ! Il a des tâches à faire, mais il travaille de là où il veut.

Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus de cette organisation ? Comment vous la gérez au jour le jour ? Est-ce que c’est compliqué ? Est-ce que vous avez trouvé une organisation qui marche pour ça ? Quels sont les outils que vous utilisez ?

Jonathan : C’est compliqué ! Ça a ses avantages et ses inconvénients à la fois.

En termes d’organisation, c’est compliqué à cause des times zones, pas forcément à cause des cultures, etc., mais vraiment à cause des times zones.

Quand une personne termine, bah l’autre va commencer.

Ça arrive pour certains cas, donc, déjà pour trouver ne serait-ce que des créneaux pour s’appeler, forcément ce sont des créneaux qui ne conviennent pas à tout le monde.

Pendant un peu plus de 2 ans, on a eu une chef opérationnelle de l’organisation, Émilie, qui nous a quittés au mois de juillet dernier.

En fait, on l’avait justement recruté pour… plus on grossissait et plus on voyait que niveau organisation c’était chaotique.

Justement, elle nous a mis en place tout un système d’organisation, que ce soit pour gérer la planification, les tâches du quotidien, une nouvelle page front site, une nouvelle documentation à faire sur la doc ; mais aussi la gestion des congés.

Au départ, les congés, on n’avait aucun outil pour gérer tout ça.

On utilise BambooHR pour la gestion des congés donc ça permet de savoir si on a deux supports engineers absents le même jour, si un troisième demande des vacances ce jour-là, on ne pourra pas accepter, sinon on aura 30% de support qui ne sera pas là le même jour.

Du coup, ça va générer beaucoup de tickets pour le reste de l’équipe.

Donc déjà, on n’utilise pas mal Bounty, en fait, pour tout ce qui est organisationnel, BambooHR pour la gestion des congés, Wrike pour la gestion des tâches.

C’est une sorte de Trello.

C’est un peu insulter Wrike de juste l’assimiler à Trello, il a l’une des fonctionnalités de Trello : c’est de faire des board avec des gestions des tiers, mais ça gère beaucoup plus que ça.

Ça fait aussi des diagrammes de Gantt, c’est vraiment un outil très complet sur la gestion de projet.

Du coup, on utilise ça pour définir des tâches, de les traquer en termes de temps, d’organiser tout ça.

Après, surtout on a recruté des gens responsables pour organiser des choses.

Donc, on avait recruté Émilie à l’époque pour toute la partie organisationnelle et Émilie faisait un peu tout : elle organisait le planning du marketing, le planning, le planning des devs.

Ensuite, on a décidé de créer des équipes, et dans chacune des équipes, avoir des personnes responsables et ces derniers gèrent les plannings.

Par exemple, on a une responsable marketing depuis le mois de novembre, qui a en charge de gérer toute la planification et toute l’organisation de la partie marketing ; une affiliate manager : si notre système d’affiliation fonctionne aussi très bien, c’est parce qu’on a une personne qui y travaille à plein temps et qui ne fait que ça.

On a une personne responsable du support et on a un product manager qui va s’occuper de toute l’organisation de nouvelles fonctionnalités, des documentations à mettre à jour, etc.

Maintenant, on a des personnes, des managers dans chacun des postes clés des départements clés.

Voilà, c’est le mot que je cherchais : les départements clés ; donc marketing, affiliation, produit, support, qui s’organisent entre eux avec les différents outils qu’on a ; donc, on a un blog, enfin un intranet où l’on poste nos rapports, mon rapport mensuel, s’il y a des news pour tenir toute l’équipe au courant… on a tout ça.

Et, on fait aussi des one to one, des faces à faces régulièrement avec l’ensemble des teammates.

Ça permet aussi de garder le contact et de savoir s’il y a des choses qui se passent bien, qui se passent, de collecter des feedbacks et de faire tout ça.

On utilisait un outil qui s’appelle… je ne pense pas retrouver le nom… c’est Officevibe.

C’est un outil qui permet de donner une note sur la société et sur différents points : si les gens se sentent bien, si les gens sont fatigués, si les gens ont l’impression de monter en compétence…

Ça permet de donner des notes sur plusieurs problématiques et savoir un petit peu la santé des teammates au sein de l’entreprise et qu’est-ce qui pourrait être amélioré : la communication en interne, la communication entre les teammates, l’apprentissage de nouvelles choses pour les teammates… donc ça nous permet de récupérer des feedbacks et de savoir un petit peu la santé des collaborateurs.

Naier : D’accord ! Vous vous inspirez de sociétés ou d’autres startups pour toute cette organisation-là ?

Jonathan : Alors pour l’organisation, je ne pourrais pas dire, ce n’est pas moi qui l’ai mis en place, c’était Émilie à l’époque.

Émilie, certainement, s’est beaucoup inspirée d’autres entreprises.

Mais, d’un point de vue général, sur tout ce qui est la philosophie de l’entreprise et sa transparence, on s’est énormément inspiré de l’entreprise américaine comme Buffer par exemple.

On était allé vivre 3 mois aux États-Unis, à San Francisco, en 2014 pour un peu s’imprégner de la culture américaine : comment ils pensent une, entreprise comment ils gèrent les entreprises, les startups surtout.

On s’est beaucoup inspiré de ce qui se fait aux États-Unis.

Naier : D’accord ! Donc quand tu dis transparence c’est dans quel sens ?

Jonathan : La transparence, c’est assez vague en soi.

Mais, chez nous, la transparence, elle va être : par exemple, notre grille de salaire est disponible sur internet.

Tu tapes WP Rocket salary grid, tu tomberas sur un fichier, un spreadsheet ou tu verras les salaires de toute l’équipe : donc mon, salaire, le salaire de JB, le salaire de tous les collaborateurs.

Donc, déjà cette transparence-là, comme s’il n’y a pas de tabous sur les salaires, tout le monde sait qui touche combien et pourquoi et voilà.

Donc par rapport à ça, la transparence en interne dans le sens où on publie nos chiffres d’affaires, on communique tous les chiffres avec les teamsmates, quand ça fonctionne, quand ça ne fonctionne pas…

Alors, auparavant, on faisait beaucoup plus de transparence à l’extérieur, ça devait être en 2015 ou 2016, on publiait une fois par mois des rapports sur WP Rocket, notre chiffre d’affaires avec nos stratégies : ce qui fonctionnait, ce qui ne fonctionnait, pas comment on a fait pour augmenter ce chiffre d’affaires, etc.

Et puis, on ne l’a plus fait par priorité, ce n’était plus une priorité.

Auparavant, on a beaucoup plus de temps à faire des articles, ce genre de choses là.

Aujourd’hui, je ne vais pas dire que ce n’est pas une question de temps, on a toujours le temps qu’on veut, c’est une question de priorité.

Et ceci n’est plus une priorité donc, du coup, on ne le fait plus.

En tout cas, moi je ne fais plus ces rapports-là ; par contre, on continue à le faire une fois par an où l’on publie les chiffres de l’année.

Donc là, pour 2019, on a dit combien de chiffres d’affaires on faisait.

Alors, on communique à minima sur le chiffre qu’on fait.

À l’extérieur, tout le monde sait quel le chiffre d’affaires on a pu faire.

Avant, ça allait plus en détail, mais on ne le fait plus.

Après, transparence sur quoi ?

Naier : Bah, c’est déjà pas mal hein !

Jonathan : Oui… après, la transparence c’est un peu de tout et n’importe quoi, c’est assez vague.

On essaye surtout d’être transparent en interne.

Avant, on voulait le faire dans les deux, mais on a priorisé l’interne.

Naier : D’accord !

Jonathan : au début, tu étais dans WP Media, tu développais, tu participais au développement.

Puis, l’équipe a grossi, etc.

Comment a évolué ta journée aujourd’hui ? De quoi tu t’occupes et est-ce que tu as plus une vision macro ? Est-ce que tu t’occupes des prochaines étapes ou est-ce que tu gardes quand même une main dans le cambouis ? Comment tu t’organises ?

Jonathan : Premièrement, oui ça a énormément évolué.

Ça n’a plus rien à voir avec les premiers jours, que ce soit en termes de quand je travaille et de ce que je fais.

Quand on était encore que les cofondateurs, ça m’arrivait de coder jusqu’à 4 heures du matin et de ne pas travailler le lendemain par exemple puisqu’il n’y avait pas d’impact sur d’autres personnes donc je pouvais un peu faire ce que je voulais.

Ça, maintenant, ce n’est pas possible.

Vu qu’on est une équipe, bah il faut aussi travailler en harmonie.

Ça aussi, ça a changé dans le sens où je m’occupais principalement, au départ, du développement du code.

Ce que je ne fais plus du tout.

Je ne touche plus du tout aux codes du plugin de WP Rocket et Imagify depuis plus de 2 ans et demi, même 3 ans quasiment, je pense.

Après, mes différentes tâches ont évolué en fonction des besoins de l’entreprise.

Après, la chance qu’on a aussi en tant que cofondateur, c’est qu’on fait ce qu’on veut.

Le plus de notre entreprise, bah si un truc « nous embête » et qu’on n’a plus envie de faire, bah on ne fait plus et on fait autre chose.

C’est un peu la liberté aussi.

Naier : Ouais, c’est génial ça hein !

Jonathan : Dans un sens comme dans un autre ! Et du coup, voilà, par exemple…

je ne sais plus en quelle date, mais on s’est séparé d’un associé, du coup on a changé un petit peu nos postes de C-level – on l’appelle le C-level – donc, je suis devenu CGO, responsable de la croissance.

Mon poste, pour le coup, a vraiment changé.

Et quasiment du jour au lendemain, je devais non seulement réfléchir aux stratégies ; chose que je faisais déjà auparavant, mais les appliquer.

Et là, c’est complètement différent parce qu’on n’est pas marketeur du jour au lendemain.

Et moi, faire l’acquisition de trafic, je ne sais pas faire.

J’ai appris des choses, bien sûr, donc tout ce qui est, par exemple rétention de clients.

J’ai appris beaucoup de choses et pu faire beaucoup de tests ; mais, par exemple, j’ai voulu faire un changement de tarif, je n’ai pas su analyser les conversions, je n’ai pas su analyser l’impact.

Du coup, je me suis senti très frustré et je me suis orienté sur autre chose.

On a recruté quelqu’un à qui c’est le métier, qui a fait du marketing depuis 15 ans et maintenant la différence, c’est le jour et la nuit quoi.

Maintenant je suis plus sur les produits, sur l’évolution du produit, des fonctionnalités… sur WP Rocket, maintenant, vraiment plus en tant que consultant pour notre product manager.

Sur l’autre projet, je suis la tête pensante du produit quoi.

Naier : Pour l’hébergement, c’est ça ?

Jonathan : Tout à fait ! Aujourd’hui, sur WP Media, on va dire que j’ai un rôle de consultant.

D’ailleurs c’est comme ça que mon product manager m’appelle.

Il m’appelle CG, donc consultant Jo ; je suis là pour l’épauler, pour lui donner des idées en termes de nouvelles fonctionnalités ou l’épauler quand il ne comprend pas trop les termes techniques.

L’avantage que j’ai, c‘est qu’étant développeur, j’ai un peu le côté technique qu’il n’a pas forcément en n’étant pas développeur.

Du coup, j’interviens vraiment uniquement sur le produit, et en tant que consultant aussi pour Agathe, notre marketing manager.

J’ai quand même une connaissance du marché WordPress, donc, c’est plus une transmission de connaissances que de compétences, je n’ai pas grand-chose à lui apprendre.

C’est plutôt l’inverse.

C’est moi qui apprends beaucoup de choses depuis qu’elle est là, et voilà.

Naier : D’accord ! Jonathan , tu nous as plus ou moins donné la réponse, mais je te pose la question : quel est le meilleur canal marketing que tu utilises pour faire croître WP Medias ?

Jonathan : il l’a été, mais il ne l’est plus : ça a été les reviews, et maintenant c’est la filiation et, mine de rien, il y en a encore d’autres.

Naier : Les autres, tu peux nous en parler un petit peu ?

Jonathan : On essaye de travailler Adwords.

C’est un peu compliqué, mais on essaye tout ce qui est : Facebook Ads, Adwords et surtout, nous, on croit beaucoup à aux influenceurs.

C’est-à-dire… alors pas forcément lié à l’affiliation, mais vraiment aller voir des gens sur YouTube…

Ah ! YouTube, voilà… vraiment YouTube, en ce moment, il y a plein de nouveaux YouTubeurs sur n’importe quel type de chaîne : voiture, poker, produit WordPress… on a vraiment ce qu’on veut.

Du coup YouTube vaut vraiment le coup de s’y mettre maintenant parce qu’une communauté sur YouTube peu vite grandir en un an, un an et demi, donc, un influenceur peut vraiment avoir de l’importance à ce niveau.

Et puis, l’acquisition pure SEO qu’on n’a jamais faite, qu’on va tester.

Alors, on essaye de mettre en place un cocon sémantique avec des thématiques, etc.

On travaille beaucoup plus de choses en 2019 que ce qu’on a pu faire auparavant en termes de marketing.

Pour répondre à la question, alors, je vais dire, les meilleurs, ça a été les deux qui ont fonctionné : la review et l’affiliation.

Naier : D’accord ! Quelles sont les prochaines étapes clés de la croissance de ton business ou de tes business ?

Jonathan : On va dire encore plus se professionnaliser dans l’équipe.

Justement, pendant des années, on a fait les choses nous-mêmes.

L’une des choses qui aident à améliorer la croissance c’est de déléguer.

Comme je disais, n’est pas marketeur qui veut.

Moi, je ne suis pas marketeur et on voit très bien la différence quand c’était moi le responsable du marketing et Agathe aujourd’hui ; c’est vraiment le jour et la nuit.

Donc vraiment recruter des personnes qualifiées et professionnelles dans certains départements.

Là, par exemple, on est en train de recruter un developement lead, comme on l’appelle, une personne responsable du développement et des produits pour plus se professionnaliser dans la maintenance de nos sites.

Avec une meilleure maintenance, on a moins de bugs et, du coup, on améliore aussi la satisfaction client.

Donc je dirais, vraiment, déjà pour nous, la croissance, elle passe par une équipe au-delà d’un produit parce que c’est l’équipe qui fait le produit.

Après, on va continuer à fond sur la civilisation et tester de nouveaux canaux d’acquisition comme le SEO, le Facebook Ads, Adwords, ce genre de choses là.

L’association qui s’est mal passée et comment il a réussi à tourner la page

Naier : D’accord ! C’est le moment des temps forts : quel a été le pire moment de ton parcours d’entrepreneur et comment tu as fait pour rebondir ?

Jonathan : Ah c’est une question compliquée quand même ! Une question très compliquée parce que la pire qui est arrivée sur WP Media ? On va dire… ça va être cru hein, mais de s’être associé à une mauvaise personne dès le départ.

C’est la chose qui a eu, pour moi, le plus d’impact sur l’entreprise.

On a vraiment vu la différence quand on s’est séparé d’un associé.

Ça a été le jour et la nuit en termes de plein de choses pour plusieurs raisons.

Naier : Donc, en fait, vous étiez 3 et vous êtes repassé à 2, c’est ça hein ?

Jonathan : On y est repassé exactement.

Ça a été le jour et la nuit pour plusieurs raisons : déjà, la première, en termes d’ambiance.

L’ambiance était de plus en plus pourrie.

Ce n’était pas invivable, parce que, bon, en même temps on est en télétravail, donc on ne se voit pas en face à face.

Mais ça crée aussi des tensions au sein de l’équipe.

Enfin, l’équipe ressent les choses, les gens ne sont pas bêtes.

Du coup, on a fait des choix qui n’étaient pas bons suite à cette association-là en fait.

On a sorti un produit qu’on n’aurait jamais dû sortir, qui est sorti parce qu’on s’était associé à cette personne-là.

Pour moi, la pire chose qui est arrivée, c’est d’avoir fait une mauvaise association dès le départ.

C’est ce qui a eu le plus d’impact en fait chez double WP Media.

Après, on a fait des erreurs comme, par exemple : une des « pires choses » qu’on a faites c’est mal gérer la boutique dès le départ.

Mais ce sont des choses qui ont été réglées, qui n’ont pas eu le même impact où vraiment… c’est un peu cru, mais la seule chose que je vois qui a eu un impact significatif sur l’entreprise en elle-même.

Naier : Comment on répare les pots cassés justement après s’être séparé d’un associé auprès de l’équipe ? Comment on ressoude l’équipe ? Comment on repare sur de bonnes bases ?

Jonathan : Alors l’avantage qu’on a dans cette histoire-là c’est que l’équipe y était un peu dissociée.

L’intégralité de notre équipe est sur WP Rocket.

Du coup l’équipe qui était sur le projet où était notre associé était composée de lui et d’une autre personne.

Donc ça n’a pas eu le même impact que si ça avait été l’ensemble de l’entreprise.

Après, comment on répare les pots cassés ? C’est d’essayer d’être transparent avec l’équipe.

Alors, une chose qu’on a essayé de faire, mais qu’on a échoué dans le sens où l’on a prévenu notre teammates, on a fait un article, on a fait une vidéo avec la personne en question ; et, au final, on n’avait pas trop donné de raisons autres que dire : voilà, on n’a pas la même philosophie, on arrive à un moment où, vu qu’on ne pense pas les mêmes choses, ça ne fonctionne plus.

On n’avait pas voulu descendre la personne ; il n’y avait pas de raison.

Mais, au final ça a été un mal parce que… alors, je ne sais plus quand, mais quelque temps après, ça a commencé à se poser des questions au sein de l’équipe de savoir s’il n’y a pas eu des choses cachées, ce genre de chose là quoi.

Et comme un teammate nous l’a dit, son retour est tout à fait… je suis tout à fait d’accord parce que ce ne sont pas des enfants, et on peut leur parler comme à des adultes.

C’est vrai qu’il a tout à fait raison par rapport à ça donc…

Naier : On en revient à la transparence en fait, c’est ça ?

Jonathan : Exactement ! Tout à fait.

On a voulu l’être, on a essayé de les protéger pour ne pas non… enfin, ça ne sert à rien de dégommer une personne par derrière.

Au final ça a été plus un mal qu’un bien.

La transparence, c’est très difficile à jauger hein.

De toute façon, c’est très compliqué.

Les plus beaux moments de son parcours

Naier : À contrario, quel a été le plus beau moment ?

Jonathan : Il y en a tellement !

Naier : Bah quand tu as regardé ton chiffre d’affaires du mois de janvier peut-être non ?

Jonathan : Non, c’est, je pense que l’un de mes plus beaux moments, déjà, c’est le moment où l’on a signé les papiers pour l’entreprise.

Pour moi, ça a été l’un des moments les plus marquants, et les recrutements.

Les meilleurs moments ne sont pas au niveau du chiffre d’affaires.

Les meilleurs moments sont vraiment au niveau d’événements dans l’entreprise ; donc, déjà, le plus marquant c’est le jour où on a signé les papiers de l’entreprise.

Je me souviendrai toujours quand on a recruté la première personne.

Je n’ai pas un moment préféré mais c’est plutôt ces moments-là ; vraiment pas liés au chiffre d’affaires.

Naier : D’accord ! C’est la relation humaine quoi.

Jonathan : Exactement.

L’interview top 5

Naier : Jonathan, c’est le moment de l’interview top 5 : le livre que tu recommandes ?

Jonathan : C’est pareil, il y en a plein, mais, vraiment, celui qui a eu le plus d’influence sur moi et mon quotidien c’est… alors, je ne sais pas si c’est le titre exact mais c’est… ah, zut, je n’ai pas le titre en tête… c’est de Dale Carnegie c’est…

Naier : « Comment se faire des amis ? »

Jonathan :  » Comment se débarrasser des soucis et du stress « , c’est un truc comme ça.

Je suis quelqu’un de très stressé à la base et ça m’a vraiment aidé à prendre du recul et à ne plus stresser pour le travail par exemple.

Avant, j’étais très stressé par rapport au travail, par rapport à l’impact du travail, bah par exemple, je ne sais pas… que la boite coule avant d’avoir beaucoup d’impact sur moi ; et ce livre-là m’a vraiment aidé.

Donc c’est : « Dominez le stress et les soucis », c’est de Dale Carnegie.

Naier : D’accord ! Je mettrais le lien dans l’article.

L’entrepreneur que tu suis ou dont tu es fan ?

Jonathan : Je ne suis pas quelqu’un qui est fan de gens.

Je n’ai pas de film préféré, je n’ai pas de musique préférée, je n’ai pas de footballeur préféré, j’ai juste une équipe préférée qui est Lyon parce que je suis né à Lyon.

Mais un entrepreneur préféré, on va dire, il y en a un que « je suis plus que d’autres » : c’est Syed Balkhi.

Donc c’est le fondateur de plusieurs produits d’OptinMonster, WPBeginner, List25, WPForms… mais il est plus connu par rapport à OptinMonster.

C’est un outil marketing pour faire des pops-in, captation d’emails, ce genre de choses là.

Naier : D’accord ! Ton outil en ligne préféré ?

Jonathan : C’est compliqué ça !

Naier : Tu en utilises tellement hein !

Jonathan : Ouf, c’est surtout que ça change en fait, c’est surtout ça.

On pourrait dire Slack pour la communication en interne, enfin pour faire la communication avec les gens.

Naier : Ton premier conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui ?

Jonathan : De surpasser sa peur.

Je pense qu’aujourd’hui, si la plupart des gens ne se lancent pas, c’est parce qu’ils ont peur ou ne croient pas là en leurs compétences.

Donc, si j’ai un conseil à donner, c’est aller au-delà de cette peur-là.

Naier : Le meilleur investissement que tu as réalisé pour faire croître ton business : ça pourrait être un investissement en termes de temps, de moyens humains, de moyens financiers, un produit ou un service ?

Jonathan : Déléguer, recruter des gens professionnels dans le domaine… l’humain… Recruter des personnes compétentes.

Naier : Jonathan, merci de nous avoir accordé cette interview.

Est-ce que tu pourrais dire à nos auditeurs où est-ce qu’ils peuvent te suivre ?

Jonathan : Principalement sur Twitter sur Dig-Press FR et c’est essentiellement ça en fait.

Naier : Et WP alors ?

Jonathan : Tout à fait.

Naier : Merci Jonathan, à bientôt !

Jonathan : Merci, à bientôt !

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