Comment Entreprendre en Toute Sécurité avec Antonella Viland
Entreprendre en toute Sécurité avec Antonella Viland de Ma création d'entreprise

020 : Entreprendre en Toute Sécurité avec Antonella Viland de Ma création d’entreprise

  • Naier Saidane  -  4 mars 2019


Aujourd’hui je reçois Antonella Viland fondatrice de Ma création d’entreprise.

Antonella partage avec nous son parcours, ses échecs et ses réussites.

Dans cet épisode du podcast, vous allez découvrir :

  • Comment Antonella a trouvé sa voie dans l’accompagnement à la création d’entreprise
  • Comment Antonella a géré la crise de 2011-2012 et l’épreuve douloureuse du licenciement
  • Les conseils d’Antonella pour entreprendre en toute sécurité
  • Comment les problématiques personnelles sont intimement liées aux problématiques business que peut rencontrer un entrepreneur.

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • 2:11 : Son tout premier business.
  • 5:04 : Comment elle a eu l’idée de Ma création d’entreprise.
  • 13:05 : Comment entreprendre et apprendre à gérer le risque.
  • 24:27 : Le meilleur canal marketing qu’elle utilise pour faire connaitre son business.
  • 25:23 : Son business en termes de chiffres aujourd’hui.
  • 26:36 : Les prochaines étapes clés de la croissance de son business.
  • 29:11 : Le pire moment de son parcours d’entrepreneur et comment elle a fait pour rebondir.
  • 30:43 : Le plus beau moment dans son parcours.
  • 34:05 : Les livres qu’elle recommande.
  • 38:02 : Les Entrepreneurs qu’elle suit.
  • 39:56 : Les films dont elle est fan.
  • 40:45 : Son outil en ligne préféré.
  • 41:49 : Son 1er conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui.
  • 43:43 : Le meilleur investissement qu’elle a réalisé pour faire croître son business.

Ressources mentionnées

Les Livres qu’elle recommande

Les entrepreneurs qu’elle suit

  • Steve Jobs

Son outil en ligne préféré

  • Trello

Suivre mon invitée

Abonnez-vous, Notez et Partagez !

Si vous avez aimé cet épisode du Podcast L’Entrepreneur en vous, j’apprécierais grandement votre soutien. Pour cela, rendez-vous sur iTunes et laissez un avis.

Vous pouvez écouter tous les épisodes et vous abonner sur Apple Podcasts, Google PodcastSpotify ou toute autre application de podcast.

Merci de suivre L’Entrepreneur en vous.

Comment Antonella a trouvé sa voie dans l’accompagnement à la création d’entreprise

Naier : Antonella, est-ce que tu es prêt à nous révéler l’entrepreneur qui est en toi ?

Antonella : Ouaouh, quelle belle question de démarrage ! Oui, je suis prête.

Je n’ai pas mis mon parachute mais je pense que je vais y arriver.

Naier : Excellent ! Aujourd’hui, j’accueille Antonella.

Antonella est une formatrice, coach et mentor auprès des entrepreneurs depuis plus de 10 ans.

Elle est la fondatrice du blog : « macreationdentreprise.fr ».

Antonella, avant de parler de création d’entreprises, j’aimerais qu’on remonte le temps et qu’on s’intéresse un peu à ton parcours personnel.

Est-ce que tu te rappelles du tout premier projet ou business que tu as fait ?

Antonella : Alors, je n’ai pas envie de parler du premier business dans le sens : création de boite, client, etc.

J’ai envie de parler de la première démarche entrepreneuriale parce que je crois que c’est plutôt ça qui fondateur.

En tout cas, c’est ce qu’il faut qu’on regarde chacun au fond nous avant de se dire : « est-ce que je me lance ou est-ce que je ne me lance pas ? Est-ce que j’ai l’audace de faire des choses qui ressemblent à un projet ? » Et un projet souvent entrepreneurial en tant que tel.

Et donc je vais te dire avec sourire, avec humour, que mon premier projet ou business que j’ai fait et bien c’était de vendre avec énergie et enthousiasme les tickets de tombola dans une association sportive de mon père quand j’avais entre 12 et 14 ans.

Naier : D’accord !

Antonella : L’air de rien, c’est une expérience fondatrice parce que quand tu as 12 ans, que tu es une fille, que tu te retrouves dans une association sportive avec 400 bonhommes autour qui sont des adultes, forcément, et que tu dois te bouger pour aller voir chaque personne et leur proposer d’acheter plusieurs tickets, etc., au départ ce n’est pas facile.

Et ça t’apprend pas mal de choses comme : te présenter, expliquer pourquoi tu es là, convaincre, le jeu de séduction qui va avec, le closing, le fait de ne pas rester trois quarts d’heure avec les gens qui sont lourds parce que tu as aussi des gens qui sont lourds ; donc ça c’est l’apprentissage relationnel qui est hyper important et qui est tellement important.

C’est une histoire que j’ai pu déjà utiliser dans certains formats et qui est une expérience qui manque à pas mal de gens.

Je me souviens d’une nana qui n’avait pas 30 ans et qui suivait une formation longue dans un cursus dans lequel j’intervenais une dizaine de jours – je dis tout ça, mais c’était il y 10 ans quoi – et cette nana avait un joli projet d’ouverture de boutiques de BD.

Et quand on lui a demandé de faire son étude de marché alors qu’elle avait un secteur géographique, à mon avis, extrêmement florissant parce qu’il y avait plein de lycées, plein d’universités autour de sa zone d’implantation ; elle a été totalement incapable quoi.

C’est-à-dire qu’elle sortait dans la rue et elle était incapable d’arrêter quelqu’un qui avait un profil qui pouvait correspondre à son projet.

Elle était incapable, dans une file d’attente où il n’y avait que des jeunes, de s’incruster et de poser des questions.

Et donc, du coup, bah très rapidement, elle s’est rendu compte qu’il faudra qu’elle abandonne parce que ça n’allait pas le faire quoi.

Donc cette posture… je suis désolé, je suis super longue pour une première question hein !

Naier : Vas-y, écoute, c’est un podcast, c’est fait pour ça.

Antonella : Voilà, c’est vraiment fondamental donc je pense qu’au fond de soi je rencontre plein de gens qui me disent : « mais moi j’ai jamais entrepris, je ne vais jamais m’en sortir, etc. » Et je leur dis un truc tout bête : « est-ce que vous avez déjà mené un projet ? Est-ce que vous avez déjà vendu un ticket de tombola ? Est-ce que vous avez déjà été actif dans une association et proposer une idée ? » Si on a déjà ça, je crois qu’on a la graine en soi et que, tout le reste, on va arriver.

Bien sûr, si on s’équipe hein !

Naier : Et tu as vendu combien tu tickets de tombola finalement ?

Antonella : Oh la la, mon Dieu ! Tu sais, j’ai fait ça 3 – 4 ans à raison d’une fois par semaine pendant les trois mois d’été, donc ça se compte en milliers.

Naier : Excellent ! Antonella, aujourd’hui, tu es coach et formatrice entrepreneuriat, comment tu as eu l’idée d’en faire ton métier ? Et comment s’est pas fait le démarrage ?

Antonella : Alors comment est venue l’idée de ce métier ? En fait quand j’étais gamine, je voulais faire soit psy – alors je n’étais pas très arrêtée hein, psychologue ou psychiatre, pour moi, de loin c’était psy quoi – soit prof dans la compta gestion.

Naier : C’est très proche !

Antonella : Pas vraiment, mais bon ! J’en étais là parce que j’adorais les maths et j’adorais la psy.

Donc, si tu veux, il n’y a pas beaucoup de métier qu’on t’offre dans des cartes d’Onisep là où on t’explique les différents métiers.

Moi, j’avais beau faire les classeurs dans tous les sens X fois, voilà… il fallait que je fasse un choix quoi.

Il fallait toujours que je fasse un choix entre ces 2 voies.

Donc, en gros, on me disait : « d’un côté tu as la voie de garage parce qu’il n’y a pas de boulot si tu vas dans les métiers de psy, etc. » Et puis, tu as la voie sur : « tu vas sûrement « te faire chier », tu ne vas faire que des chiffres, etc.

Mais bon, c’était brillant, tu feras peut-être de l’expertise comptable » ; ce qui m’excitait encore moins, tu vois.

Donc voilà, j’ai grandi avec ça et puis, finalement, je n’ai pas réussi à trancher.

Du coup mes études supérieures, ben je me suis dirigé vers une maîtrise de gestion, mais je n’ai pas tranché dans le sens où ça restait… enfin, ce n’était pas l’expertise-comptable.

À un moment, j’aurais pu bifurquer, mais je n’ai pas voulu.

Je restais en gestion avec le côté pluridisciplinaire, avec toutes les sciences du management et l’entreprise ; donc, aussi les ressources humaines notamment.

Ensuite, quand il a été le moment de clôturer les études, comme je ne pouvais toujours pas choisir et que tout m’intéressait, la seule voie qui s’ouvrait à moi c’était le diagnostic d’entreprise puisque c’est ce qui me permettait d’avoir une vision à 360 sur les entreprises et pouvoir aider les entreprises sur de multiples champs.

Et puis, ça s’est très vite enchaîné puisque j’ai eu un premier stage, un peu par hasard, qui s’est fait dans le côté RH puisque j’étais dans un cabinet de recrutement et de chasse pour des profils financiers.

Finalement, le jour de la remise des diplômes, on va dire, 6 mois plus tard, je croise un copain qui me dit : « alors qu’est-ce que tu fais ? » Je lui dis ce que je fais, il me dit : « est-ce que tu es content ? » Je lui dis : « oui, je m’amuse bien de la journée, mais ce n’est pas ce pourquoi j’ai fait mes études ».

Du coup, le lendemain, j’ai refait mon CV et 7 jours plus tard, j’ai démissionné.

Naier : D’accord !

Antonella : Et je suis arrivée dans le milieu de l’accompagnement à la création d’entreprises, voilà.

Et donc ça, ça a duré quand même 3 – 4 ans et j’étais dans une grosse association, j’ai fait tous les postes.

J’ai démarré en bas et je suis monté en chargée de mission, accompagnement responsable de programmes pédagogiques, adjointe de direction, responsable des partenariats, etc.

Naier : Et ce métier-là t’a plu ?

Antonella : Le mot « plu », mais c’est en dessous de la réalité ! Et même « kiffer » ce serait bien en dessous.

J’étais galvanisée à ce moment-là.

Je travaillais comme une folle, j’apprenais tous les jours, mais une tonne de choses : à la fois au contact de mes pairs et à la fois au contact de mes clients, qui étaient donc des apprentis entrepreneurs ; mais il y avait déjà beaucoup de gens qui étaient des entrepreneurs, qui avaient planté leurs précédents de boites.

Donc ils étaient à la fois source d’apprentissage et besoin de structuration pour leurs prochains projets, donc c’était génial.

Et puis, c’était un format associatif, je faisais partie, en fait, du réseau des boutiques de gestion qui s’appelle maintenant BGE, à l’époque c’était BD, et donc, quand ça s’est fini, non pas parce qu’on n’équilibrait pas les comptes, mais parce qu’on avait une énorme part de nos dispositifs financiers qui étaient gérés par l’Europe et l’Europe nous payer avec 2 ans de retard.

Donc, 2 ans de retard sur une boite qui fait plus d’un million d’euros, ben ça fait un sacré trou en termes de trésorerie et on n’a pas tenu de chez nous.

Donc quand ça s’est arrêté, et ben c’est simple quoi, je me suis dit : « bah moi je vais continuer ».

Donc j’ai monté ma boite, exactement sur le même sujet sauf que je suis partie de ce que je connaissais, et j’ai dit : « il faut faire mieux ».

Du coup, bah voilà, je suis partie de mes frustrations, je trouvais que, à la fois, mes collègues, mes formateurs et moi-même, on avait une grosse part de… on faisait le perroquet : on faisait beaucoup de répétitions.

Pour moi c’était un gros gâchis.

Du coup, on n’avait pas forcément assez de temps avec le client, avec l’entrepreneur, pour lui parler d’autres choses et pour être dans une vraie modalité de coaching.

Donc je me suis dit : « bon ben voilà, il n’y a pas 36 choses à inventer, il faut diminuer le temps de perroquets et avoir plus de temps d’expertise de haut vol. » C’est pour ça qu’est née : « macreationentreprises.fr » avec l’idée de faire un accompagnement à distance avec un gros volet de formation à distance e-learning, que l’entrepreneur suit à son rythme, à son gré.

Et quand on a des rendez-vous avec un entrepreneur, on sait qu’il a déjà un socle, du coup, on va beaucoup plus loin, voilà.

Naier : Et comment tu as décroché tes premiers clients et tes premières prestations on va dire ?

Antonella : Alors, les premières prestations, je me suis très rapidement référencé à l’époque, parce que ça marchait bien, dans les annuaires de formation.

Aujourd’hui, les annuaires, ça m’a plu trop hein ! C’est plutôt un truc qui fonctionne, mais à l’époque, ça marchait bien.

Ça me faisait tous les jours quelques leads et quelques prospects à contacter.

Et puis, on en a transformé un certain nombre.

Puis, j’avais également mes entrées dans certaines grandes entreprises qui faisaient de l’essaimage, qui accompagnaient certains de leurs salariés à partir de leur emploi parce qu’ils avaient le désir de créer leurs entreprises et qui, à l’époque encore, acceptaient de mettre un ticket d’entrée sur… enfin, un ticket sur la table pour les aider, mais pas avoir l’accompagnement de basse qualité, au contraire, on leur offrait le meilleur quoi.

Du coup, j’avais à la fois un petit peu d’essaimages et des prospects que je trouvais sur internet comme ça.

Naier : Et dès le début, tu as créé ton blog et tu as commencé à poster du contenu ?

Antonella : Ouais, dès le début, j’ai commencé.

Alors, je n’ai plus les archives de mon premier blog, mais c’était pourri, mais bon, c’est normal, c’était le premier.

Donc, ouais, j’ai tout de suite eu mon blog.

D’ailleurs, l’article qui, aujourd’hui, me ramène toujours le plus de contacts au quotidien, c’est quand même un des 5 premiers articles que j’ai écrits à l’époque, donc en 2007 – 2008, qui l’article sur le business plan.

C’est un vrai investissement de l’avoir écrit.

Et puis, à l’époque, mon offre était un petit peu plus riches parce qu’à l’époque j’avais pris un local, j’avais 2 salariés, donc j’avais démarré plus gros et j’avais l’ambition de faire, en plus, pépinière, ce que j’ai fait pendant 2 – 3 ans, mais c’est un autre marché, c’est un autre business.

À un moment donné que je t’expliquerai sûrement après, j’ai décidé de raccrocher de ça, et du coup, je me suis concentré plus sur la formation et le coaching.

Comment Antonella a géré la crise de 2011-2012 et l’épreuve douloureuse du licenciement

Naier : D’accord on peut s’y intéresser, maintenant, si tu veux, du coup.

Tu étais partie avec deux salariés, tu pensais faire grandir ta boite et ça s’est arrêté net ?

Antonella : Ça ne s’est pas arrêté net, ça s’est arrêté 2011 – 2012, tu vois.

Je ne sais pas si tu as des souvenirs de ce que tu faisais à l’époque, mais il y a quand même de sacrées répercussions de la crise économique au niveau international et au niveau de la France.

Donc c’était vraiment, ben, d’un coup, d’un seul, le téléphone s’est arrêté, les demandes de contacts, ça s’est arrêté, les grandes entreprises n’avaient plus d’argent au quotidien, donc c’était réduit par 10.

D’un coup, d’un seul, ben ouais, j’avais 2 salariés, j’avais 2 stagiaires parce que je tournais toujours en permanence avec une stagiaire ; et je me suis retrouvé à dire : « ben ça ne va pas être possible quoi ! On va pas pouvoir continuer comme ça « .

Alors, c’était la première fois que j’avais à licencier en mon nom parce que j’avais déjà licencié avant quand j’étais adjoint de direction, donc ce n’est pas pareil, tu vois.

Quand la première fois qu’il faut que tu licencies, mais que c’est vraiment toi, tu ne peux pas dire : « on m’a dit qu’il faut que je te licencie », c’est ta décision, tu ne peux pas te cacher.

Et en plus, l’air de rien, les personnes que j’avais dans mon équipe, ce n’était pas des…

À la fois, il y avait une amie au départ et elles étaient toutes les deux des amies au fur et à mesure ; ça a été difficile, mais bon, voilà, j’ai allégé totalement le bateau, et c’est pour ça que je considère qu’aujourd’hui je suis capable d’accompagner les entrepreneurs à entreprendre en sécurité avec, on va dire, les bonnes décisions au bon moment pour avoir un bateau ou un projet qui navigue bien sur la mer quelles que soient les intempéries.

Donc j’ai licencié toute l’équipe, je me suis arrangé, j’ai trouvé un repreneur pour mon bail.

J’ai tout ramassé dans les cartons et puis, à l’époque, juste après, je me suis marié.

J’ai déménagé et après, je suis reparti, on va dire, en from scratch, c’est-à-dire toujours dans la même chose hein ! Mon site existait toujours, etc.

Toujours la formation e-learning, pareille, sauf que j’ai dit : « bon ben, maintenant, au lieu de vendre comme je le faisais à l’époque, 60 % de formation e-learning et reste avec des rendez-vous face à face parce que j’avais des locaux qui étaient sympas à Lyon, bah maintenant, il faut que ce soit 100% du distanciel », voilà.

Du coup, le virage a été pris avec un énorme volet, à nouveau, de reformations, beaucoup de formations américaines pour être dans l’air du temps et partir et être en avance, et prendre les bons virages qui s’imposaient.

Naier : D’accord ! Antonella, l’un des thèmes sur lesquels tu aides les entrepreneurs c’est d’entreprendre en sécurité ou sans risque, ce que tu viens de dire.

Comment entreprendre en toute sécurité ?

Est-ce que c’est réellement possible d’entreprendre sans prendre de risques ?

Antonella : Alors, voilà déjà une question qui est intéressante et qui va bien avec l’autre question qu’on me pose souvent qui est : « est-ce que je peux entreprendre parce que le risque me stresse ? » Et je dis toujours : mais un entrepreneur ce n’est pas quelqu’un qui aime le risque, un entrepreneur c’est quelqu’un qui a appris ou qui est stimulé par le fait de gérer sa prise de risque.

Et je pense que déjà quand on a renversé cette perspective on a compris que : est-ce qu’on peut entreprendre sans risque ? On peut entreprendre avec une prise de risque qui correspond totalement à ce qu’on est en capacité d’accepter pour soi, pour son patrimoine, pour sa famille, pour sa vie personnelle, pour son développement personnel.

Et donc ça va être une suite de décisions, mais qu’on ne peut pas prendre si l’on n’a pas pesé chacun de ces sujets-là, si l’on n’a pas été éclairé sur chacun de ces sujets-là.

Et tu vas avoir beaucoup de gens qui vont se dire : « bah voilà, moi j’entreprends, mais je n’ai pas le choix.

Il faut que je fasse une reprise, il faut que je fasse une franchise parce que je n’y connais rien » ; et qui se retrouvent avec des projets sur lesquels ils hypothèquent leurs maisons.

Ils n’ont donc pas suffisamment parlé avec leur conjoint, et du coup, c’est la catastrophe, et 3 ans plus tard, on a le dépôt de bilan et le divorce.

Donc, c’est totalement évitable si on prend les choses dans l’ordre, quand on commence par donner de l’éclairage à un entrepreneur pour qu’il ait une vraie vision d’ensemble ; ensuite, qu’on la mène avec une série de questionnements internes à se positionner sur chacune des décisions clés en termes de prise de risques pour, du coup, décider du bon format de son projet d’entreprise.

Et le format, ça ne veut pas dire local ou pas local quoi, ce sera un petit peu réducteur, tu vois.

Le format, il y a d’autres choses : il y a l’équipe, il y a le business model, il y a l’envergure, l’ambition que je veux me donner derrière.

Du coup, derrière, il y a aussi toutes les décisions qui vont en découler.

Donc oui, je pense, honnêtement, sinon, je n’aurais pas appelé mon MBA « entreprendre en sécurité » et son premier petit nom à ce MBA c’est « entrepreneurs c’est entreprendre sans risque » en 2008 ; eh bien, je ne l’aurais pas appelé comme ça si je ne pensais pas véritablement pouvoir être en capacité d’accompagner mes clients, des entrepreneurs : pour deux tiers des néo-entrepreneurs et pour un tiers, des entrepreneurs qui ont déjà entrepris et qui veulent passer à une vitesse supérieure.

Alors entreprendre réellement avec une prise de risque totalement maîtriser quoi ; c’est-à-dire : on sait où on met les pieds, on sait ce qu’on met en jeu et on avance dans cette direction.

Naier : Quelles sont justement les étapes clés pour y arriver ?

Antonella : Pour arriver à entreprendre sans risque ?

Naier : Oui, peut-être que tu peux nous en dire 2 ou 3 sur le programme ?

Antonella : Ben tu sais, la première étape clé, première invitation, tu sais quoi ? Ben il faut aller voir ma conférence : « Les 6 étapes clés pour entreprendre en sécurité ».

Ça dure 45 minutes et je ne veux pas te refaire dans ce podcast les 6 étapes clés, c’est dommage, c’est accessible directement sur le site.

Tu vas sur le site, tu vas voir, il y a des petits boutons d’un peu partout : conférence.

Naier : On mettra un lien.

Antonella : Voilà ! Donc les 6 étapes clés où je vais t’apprendre ce qu’il faut vraiment mesurer.

Mais pour faire court et pour, quand même, apporter une réponse qui nourrit et qui est claire c’est : quand tu pars en voyage, quand tu pars sur un bateau, généralement tu prends une carte et une boussole ; et ben, quand tu entreprends, c’est la même chose.

C’est-à-dire que pour entreprendre en sécurité, la première des choses c’est de faire en sorte de récupérer la carte et de s’équiper d’une boussole que tu sais lire.

Donc ça veut dire à la fois ben que l’entrepreneur doit faire un effort pour sortir de son cocon et aller chercher les bonnes ressources aux bons endroits : chez moi ou ailleurs hein, le sujet, il n’est pas là.

Il y a plein d’endroits, donc il faut que le l’entrepreneur soit dans cette démarche-là.

Ensuite, il faut aussi qu’il ait suffisamment d’humilité pour se poser les bonnes questions et se dire : est-ce que là-dessus je suis bon, est-ce que là-dessus je ne suis pas bon ? Ça c’est le deuxième pan.

Ça veut dire accepter de prendre le temps de grandir sur tous les sujets où on n’est pas suffisamment bon, arrêter de se raconter des histoires et de se dire : « non, c’est bon, mais ça, j’externalise ».

Le problème c’est que tu ne peux pas entreprendre aujourd’hui et dire « j’externalise » si tu ne maîtrises rien du sujet que tu externalises.

Si tu dis : « voilà, je monte une startup du web », tu ne connais rien à internet et que tu te dis : « ce n’est pas grave, je prends un développeur pour faire mon site internet », tu n’as rien compris parce que tu ne peux pas sous-traiter et manager quelqu’un si tu ne maîtrises pas, au moins, la vision d’ensemble du sujet.

Tu peux ne pas maîtriser la technique, mais il faut que tu maîtrises ton sujet quand même.

Donc, ça veut dire : deuxième point, ben une fois que tu as ta carte et ta boussole, tu fais une introspection sur toi et tu te formes sur les sujets qui sont nécessaires.

Si tu n’as pas cette humilité-là, et si tu ne prends pas ce temps-là parce que tu crois que tu es pressé, eh bien, à la fin, tu vas voir que tu auras beaucoup de temps parce que tu vas planter ta boite, donc, du coup, tu auras du temps pour recommencer.

Et puis, troisième chose, eh ben, c’est la posture psychologique, parce que : entreprendre c’est avant tout une initiation et tu vas vraiment changer de peau quand tu entreprends.

Toi-même, tu le sais, à chaque fois que tu entreprends, tu grandis.

La vie d’un entrepreneur, c’est tous les jours les montagnes russes hein ! Donc, tous les jours, tu as des hauts, tu as des bas.

Tu apprends énormément et il faut arriver à en extraire un maximum de jus.

Et il faut commencer, avant d’avoir entrepris, à prendre cette posture qui te permet d’avoir du recul sur ce que tu fais, sur ce que tu vis pour comprendre et pour apprendre plus vite ; c’est à dire, je ne vais pas dire un gros mot comme c’est une méta posture pour être en capacité d’apprendre très rapidement de tes premières erreurs, pour faire simple.

Comment les problématiques personnelles sont intimement liées aux problématiques business que peut rencontrer un entrepreneur

Naier : D’accord ! J’ai l’impression que ton coaching, ce n’est pas juste du coaching entrepreneuriat, mais peut être les gens se remettre en question aussi, non ?

Antonella : Énormément ! Comme je te l’ai dit, ma volonté, c’était de faire psy et de faire de la gestion.

Aujourd’hui, je m’éclate dans ce métier-là parce que, de toute façon il y a rarement des questions, on va dire, de technique ou de business pur qui ne t’amènent pas à soulever des problématiques personnelles de coaching.

J’ai envie de te dire quand un entrepreneur te dit : « je n’ai pas de clients », bien évidemment, souvent, il va y avoir un problème parce que son offre, elle n’est pas suffisamment sexy, parce que son site internet n’est pas suffisamment efficace, efficiente, pour capturer des prospects et, derrière, les transformer en clients ; ou que sa démarche commerciale, ses entretiens quand tu fais un faux entretien avec lui, tu te rends compte que ça ne marche pas du tout, qu’il n’a pas la technique…

Il peut y avoir ça, mais il y a souvent aussi, évidemment, un problème de confiance en soi ou des croyances limitantes… et donc pas mal de choses à aller titiller, à nettoyer pour faire passer la personne à une autre version d’elle-même quoi.

Naier : Et dans ce cas-là, qu’est-ce que tu proposes à tes prospects ou à tes leads ? Quel type d’accompagnement tu proposes : est-ce que c’est du full en ligne avec des formations ? Ou est-ce que c’est moitié coaching moitié formation ? Qu’est-ce qui est le plus efficace selon toi ?

Antonella : Ah ! Il y a ce que je propose et il y a ce qui est le plus efficace ? C’est 2 questions de coup !

Naier : Oui, je cache des questions dans mes questions.

Antonella : Tu caches des questions dans tes questions.

Ce que je propose, je propose plein de choses.

D’ailleurs, j’ai une page qui s’appelle « Formation » hein ! Mais on va dire que j’ai 3 entrées principales.

La première entrée c’est une formation accompagnement très courte : on va dire c’est 21 heures à peu près pour définir le bon projet pour soi.

Donc un projet, une idée de business, une idée de projet professionnel qui soit à la fois réaliste, excitante et sur mesure.

Ce sont vraiment les 3 mots clés qui collent.

Donc réaliste par rapport au marché du jour et aussi par rapport à nos contraintes personnelles, structurelles, économiques, familiales, organisationnelles.

Excitante parce que s’il n’y a pas d’excitation, s’il n’y a pas de plaisir dans le business et dans l’entrepreneuriat, de toute façon, ça ne tient pas la durée.

Ce n’est quand même pas facile d’entreprendre donc il faut qu’il y ait du plaisir.

Et puis, bah oui, réalise, excitante et sur mesure, mais je crois que je l’ai dit en fait.

J’ai dû de te ramasser tous les sujets en 2 phrases.

Donc ça c’est la première entrée, c’est une formation totalement en ligne et à la fin il y a un débriefing.

Donc, en fait, l’entrepreneur va passer à travers cette étape, ce gros filtre, ce tamis qu’il va faire en autonomie ; et à la fin, on va débriefer ensemble à partir de ces travaux qu’il va me remettre en intégralité.

Naier : D’accord, c’est intéressant ! C’est-à-dire que tu revois le travail et tu donnes ton avis dessus quoi ?

Antonella : Oui, en fait, plus que ça, c’est-à-dire que la dernière étape est une étape où j’amène l’entrepreneur ou le futur entrepreneur à assembler, on va dire, les 6 étapes précédentes pour essayer d’accoucher d’une, deux, trois pistes.

Alors, la plupart des entrepreneurs vont accoucher d’une, deux, trois pistes.

J’ai eu une fois une dame qui m’a couché plus de 33 pistes.

J’étais bien mal, du coup, derrière, on a dit : « bon ben, il va quand même falloir qu’on recentre les choses ».

Donc oui, la technique marche, après des fois, pour certaines personnes, c’est trop compliqué l’assemblage.

Du coup, c’est moi qui vais faire l’assemblage, mais, la plupart du temps, les gens arrivent à assembler.

Donc, il y a à la fois la revue des travaux parce que je vais consulter l’intégralité de tout ce qui a été fait à chacune de ces étapes pour vraiment connaître les gens, on ne va pas rester sur la surface.

Et puis aider l’entrepreneur à formuler quelque chose qui corresponde vraiment à qui il est et à ce qu’il peut faire aujourd’hui dans la situation qui est la sienne – avec une vision aussi moyen long terme ; c’est-à-dire qu’on est parfois amené entre les rêves et la réalité à faire des projets à tiroirs si tu veux.

Par exemple, la première étape c’est ça du projet avec l’ambition, à 3 ans, à 5 ans, d’aller sur la deuxième étape.

Mais la deuxième étape, on sait qu’on ne peut pas la faire aujourd’hui soit pour un coût de crédibilité, d’expérience ou d’argent.

Donc, du coup, on monte des projets à 2 marches quoi, à 2 marches d’escalier.

Naier : D’accord !

Antonella : Donc voilà, ensuite j’ai mon MBA entrepreneur : « Entreprendre en sécurité » qui est, à la fois, comme tu le disais, tu me demandais : « est-ce que c’est une formation en ligne ou est-ce que c’est du coaching ? » Donc le MBA entrepreneur, c’est une formation en ligne 100% en autonomie.

Alors, j’ai de l’interaction quand même avec tous mes clients parce que, sous chacun de mes podcasts, on peut réagir, on peut mettre des commentaires et je modère tous les commentaires.

Tous les jours, je passe beaucoup de temps à échanger avec mes clients et apporter de l’eau au moulin de chacun.

Donc ça c’est la partie totalement en autonomie.

La plupart mes clients sont… enfin, j’ai une bonne moitié de mes clients qui sont aussi salariés, qui vont la faire sur 6 mois cette formation, qui aura un rythme, en gros, d’une heure par jour maximum, parfois une demi-heure, d’autres plus.

Et puis, d’autres qui sont à temps plein, donc qui vont la faire sur une durée un peu plus courte.

Et ce MBA entrepreneur, il est adossé à une option qui s’appelle « Entreprendre en sécurité » qui est une option de coaching dans laquelle intervient, bien évidemment, moi et mon équipe de coachs experts.

Et puis, sur le même modèle, j’ai une autre formation qui a démarré en fin 2018 que je préparais aux petits oignons depuis un certain temps.

Naier : Elle est récente celle-là !

Antonella : Ouais, elle est toute récente, c’est « Start me up ».

Et donc ça, c’est une formation, pour moi c’est un prolongement du module 3 de mon MBA.

Mon module 3 du MBA, c’est le marketing, le web marketing, la vente et le commercial.

Donc « Start me up », c’est une formation qui est dédiée à : comment développer son activité, son business grâce à internet ; avec une déclinaison pour des projets classiques.

C’est-à-dire que tu as aujourd’hui un projet… je ne sais pas moi… que tu ouvres une boutique de je ne sais pas trop quoi où que tu sois menuisier et que tu as un local chez toi ou autre, peu importe… que tu sois dans du conseil ou du coaching, voilà… ou deuxième déclinaison, que tu as un projet 100% web avec une activité marchande où tu vends des choses en ligne.

Le « Start me up », il y a 2 déclinaisons version e-marchand et version classique.

Donc là, vraiment, on est à fond sur, à la fois : comment je crée où je redéveloppe ou j’améliore mon site internet ? Comment je choisis les bons réseaux sociaux ? Comment je les utilise à bon escient ? Comment je fais pour avoir une stratégie de contenu efficace qui ne prenne pas tout mon temps ? Comment je fais pour revoir mon business model et être sûr que ça fonctionne ? Comment j’automatise tout ça ? Comment j’utilise les bons vecteurs de psychologie pour améliorer mon taux de transformation ? Comment je fais de la publicité qui a un vrai retour sur investissement ? Etc.

Naier : Ok, excellent ! Antonella, à certains moments, tu disais que tu as dû réduire ton équipe.

Là j’ai l’impression que ça repart, que l’équipe s’agrandit.

Tu as dit que tu as des coachs qui accompagnent tes élèves, c’est ça ?

Antonella : Oui, c’est vrai.

On est aujourd’hui une petite équipe d’une dizaine de personnes l’air de rien.

Alors pas tous à temps plein, mais entre l’équipe dirigeante, l’assistante qui fait la partie administrative-comptable, une équipe assistance au référencement naturel, création de contenus, de l’informatique, le service téléphonie, les coachs experts… voilà, on a une dizaine.

Du coup, c’est bien, mais il faut encore structurer parce qu’aujourd’hui, on n’est pas mal d’entre nous à être au taquet, donc il faut qu’on structure encore plus, qu’on renforce l’équipe et ça fera partie des prochains objectifs 2019 – 2020.

Naier : Ok, Antonella, quel est le meilleur canal marketing que tu utilises pour faire croître ton business ?

Antonella : Eh bien clairement, si je te disais le bouche-à-oreille ou les flyers sur les voitures, je pense que tu ne me croirais pas.

Donc c’est internet évidemment.

Et dans internet, j’ai à la fois le fait que j’ai un référencement naturel qui est bon parce que j’ai une énorme base de contenus, d’articles hein ! J’ai pratiquement 300 articles sur le blog dont pratiquement un tiers sont des articles de plus de 10 000 mots.

Pour que tu te rendes compte, ce sont des dossiers de 40 pages en fait, donc il y a énormément de contenus gratuits qui offrent un très bon référencement naturel.

Et puis, j’ai aussi évidemment Facebook pour le partage, la visibilité, et puis la publicité sur Google sur quelques mots clés bien ciblés.

Ce sont les meilleurs canaux pour moi.

Après, je suis aussi présente sur LinkedIn, je suis présente là où il faut être présent, mais voilà.

Les 3 meilleurs créneaux c’est mon référencement naturel évidemment, puis Facebook et Google.

Naier : Antonella, où est-ce que tu en es aujourd’hui avec ton business en termes de chiffres ?

Antonella : Bah en termes de chiffres, des choses qui te parlent, je pourrais te dire que j’ai tous les jours un peu plus de 100 personnes qui décident de commencer à suivre au moins nos parcours gratuits.

Donc, tous les jours de nouvelles personnes qui s’inscrivent pour entrer soit dans un guide gratuit spécifique, mais il y a très peu de personnes, chez moi, qui arrivent et qui ne suivent qu’un seul guide.

La plupart des personnes qui arrivent sur mon site, quand elles sont convaincues parce qu’elles ont lu quelques articles, elles vont aller sur beaucoup de guides.

Si tu veux, je dois avoir 8 ou 9 guides qui sont visibles quand on arrive sur le blog, qui sont gratuits.

Donc à la fois un guide PDF avec une vidéo ou plusieurs vidéos ; et puis, quand on est membre, quand on s’est inscrit, quand on a fait la démarche, on a accès, en plus, à d’autres guides.

Donc ça doit faire pratiquement une vingtaine.

Donc il y a plus de 60 heures de formation qui sont offertes sur le site en termes de chiffres, si ça peut te donner une idée.

Ce qui représente énormément.

Plus de 100 personnes par jour qui décident de s’inscrire dans les parcours gratuits.

Plusieurs dizaines qui prennent tous les mois des parcours payants.

Ben voilà, à peu près 300 articles de fond sur le site, plus de 4000 commentaires à ce jour, mais ça, ça bouge tous les jours parce que, tous les jours, j’ai des interactions sur les articles… voilà, une équipe de 10.

Naier : D’accord ! Quelles sont les prochaines étapes clés de la croissance de ton business ?

Antonella : Tu sais, j’ai un vilain défaut !

Naier : Dis-nous tout !

Antonella : Ouais, j’ai un gros défaut, c’est que je suis toujours happée par l’étape d’après.

Je suis toujours excitée par le projet d’après.

Ce qui est un gros défaut parce que…

Naier : D’accord, tu vas tout arrêter et tu vas partir sur autre chose, c’est ça ?

Antonella : Ben non parce que, si tu veux, moi, des projets à l’intérieur de ma création d’entreprise, tous les jours je t’en trouve 10 hein ! Donc, non, la problématique c’est un petit peu se calmer.

Donc, pour la prochaine étape, calmer Antonella hein ! Et tellement bien la calmer qu’elle va prendre un petit peu du temps pour structurer encore mieux toute notre documentation interne pour pouvoir renforcer encore l’équipe ; parce que quand tu recrutes, quand tu n’as pas un wiki interne qui est suffisamment solide et qu’il faut que tu passes du temps à expliquer des choses, ou tu commences à faire le perroquet – tu sais comment je déteste ça, un perroquet – ça commence à être compliqué.

Et comme quand tu veux recruter plusieurs personnes en même temps – tout ça en distanciel parce que nous, on est nombreux, mais il n’y a personne qui travaille dans le même bureau, on est tout seul éclaté – il faut quand même être très bien structuré.

Donc voilà, la prochaine étape, c’est de structurer encore plus pour être vraiment capable de passer et de renforcer l’équipe.

Ensuite, l’étape d’après, ben c’est de te calmer Antonella.

Surtout tu ne lances pas encore un nouveau programme avant d’avoir pris le temps de vraiment faire connaître ton dernier programme « Start me up » hein ! Tu l’as lancé fin 2018, donc il faut que tu te donnes l’année-là pour le faire connaître, pour tisser tout l’écosystème autour et que les gens le connaissent, voilà.

Et puis après, si je t’ouvre mon cartable, ma boite aux trésors des projets, il y en a plein.

Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, le cœur et la tête me donnent envie d’avoir des prochains projets où je vais être sur : comment faire pour aider encore plus d’entrepreneurs ou de futurs entrepreneurs à faire des projets qui ont encore plus de sens.

Donc c’est vraiment cette thématique-là qui m’intéresse.

Je n’aime pas les projets qui sont juste là pour faire de l’argent.

Bien sûr qu’il faut vivre, mais moi, ce que je veux, ce sont des projets qui font du sens pour tout le monde, pour l’entrepreneur et pour la société.

Donc j’ai envie d’aider les gens à mieux collaborer entre eux.

J’ai envie… eh bien, tu vois, dans le monde qui est le monde qu’on connaît aujourd’hui, où l’on va avoir une crise énergétique sans précédent, qui va, de toute façon, rebattre les cartes, rebattre la manière de vivre, rebattre les profils des emplois, recréer forcément du lien dans les communautés à échelon plus local, il va y avoir beaucoup de choses à réinventer qu’on a perdu ce dernier siècle ; je pense qu’il y a quelque chose à faire et j’aimerais bien apporter ma pierre à l’édifice dans cet écosystème-là.

Ça reste un peu vague pour l’instant, mais ça se précisera.

Le moment des temps forts

Naier : Peut-être l’année prochaine ? Antonella, c’est le moment des temps forts : quel a été le pire moment de ton parcours d’entrepreneuse et comment tu as fait pour rebondir ?

Antonella : Bon, on en a parlé, le pire moment ça a été la crise 2011 – 2012 : plus de contacts, plus de téléphones qui sonne, le loyer qu’il faut continuer de payer : 30 000 euros par an, les salariés qu’il faut payer à la fin du mois… et donc là, la grosse crise.

Comment j’ai fait ? Ben, j’ai fait comme tout le monde : mal ; c’est-à-dire que j’ai mis 3 mois pour me décider alors que j’aurais dû me décider le premier mois.

Du coup, forcément, il a fallu que je prenne dans mes réserves pour tenir le coup parce que, moi, je n’ai pas pu me payer du tout de l’année 2012.

Et comment j’ai fait ? Une fois que j’ai réussi à prendre cette décision en 3 modes : d’alléger le bateau, de supprimer le local et aider mes salariés à rebondir ailleurs puisque, à la fois je les ai licenciés et, à la fois, je les ai accompagnés à se repositionner.

Eh ben, après, j’ai pris un bon temps d’introspection pour savoir vraiment ce que je voulais faire : est-ce que je continuais dans ce métier-là ou est-ce que je ferais autre chose ? Une fois que la décision a été prise, je me suis dit : « bon ben, qu’est-ce qu’on apprend de cette première phase ? » J’ai appris que j’avais vraiment quand même beaucoup collé à 50% ma première boite sur ce que je connaissais de la boite qui m’employait juste avant ; donc et 50% de mon business qui était vraiment comme ce que je connaissais en tant que salarié avant.

Il fallait que je me décolle complètement de cette image-là et que je prenne un train d’avance.

Donc du coup, après ben on nourrit l’esprit, on s’ouvre, on regarde comment ça se passe dans d’autres cultures, on regarde de l’autre côté de l’Atlantique et puis on prend le meilleur partout de par le monde ; et on s’organise pour se relancer, pour repartir de bonne humeur et le plus rapidement possible.

Naier : À contrario, quel a été ton plus beau moment ?

Antonella : Alors, mon plus beau moment, il y en a plein des plus beaux moments, heureusement ! Si tu entreprends et que tu n’as pas plein de bons moments c’est qu’il ne faut pas entreprendre.

Non, le plus beau moment, je crois quand même… c’était un matin de décembre ou de novembre, je ne sais plus… Enfin bref, un matin où il faisait froid, ça c’est sûr ! Je me suis levé et j’ai consulté mes emails comme tous les matins, comme toute entrepreneuse du web, et qu’est ce qui s’était passé dans la nuit ? Eh bien j’avais eu ma première vente avec un prospect qui m’avait acheté la première version refondue de mon MBA entrepreneur 100 % en ligne avec absolument aucun rendez-vous en physique.

Un prospect qui ne m’avait même pas parlé par email, qui ne m’avait pas posé de questions, qui s’était inscrit comme ça.

Naier : Tout seul !

Antonella : Tout seul comme un grand pendant que je dormais.

Donc c’était quelques mois après la prise de décision, la refonte, la réorganisation et la mise en ligne des nouveaux supports de vente, parce que quand tu passes d’un business où à l’époque, je vendais avant avec des rendez-vous téléphoniques, je faisais une proposition, les gens avaient leurs propositions, derrière il y avait du rappelle… enfin, la vente classique quoi.

Et là, on était sur la modalité de vente où j’expliquais tout en ligne et donc les gens suivaient les parcours gratuits et passaient sur l’information pour les parcours payants et pouvaient décider et acheter eux-mêmes comme on achète sur Amazon quoi.

Donc là, une fois que j’ai finalisé toute cette refonte et que le premier client est arrivé dans le mois qui a suivi, je pense que j’ai versé une petite larme parce que, tu sais, c’est qu’il y a un moment, surtout à l’époque hein, tu t’imagines, tu es en 2012 – 2013, c’est encore un peu un fantasme quoi.

Tu vois la vente en ligne de produits totalement de formation et d’information sans être dans : « est-ce qu’il y a un dispositif de prise en charge ? Est-ce que mon employeur va pouvoir me le payer ? » Tu vois ? Parce que ça existe toujours aujourd’hui.

On a un tiers de nos clients qui l’utilisent leur CPF, leur droit à la formation.

Naier : Et tu leur permets de faire ça sur ton programme ?

Antonella : Ouais, je leur permets de faire ça.

Je suis un organisme de formation déclaré, reconnu Datadock, on remplit toutes les certifications nécessaires, etc.

Mais voilà, à l’époque, la première vente en automatique, ben c’est un petit peu surréaliste.

On a beau dire : « bah oui ça se fait à l’extérieur de la France ».

En France, il y en a quelques-uns qui le font, mais je n’aimais pas trop la manière dont ils le faisaient où je trouvais que le marketing été trop agressif.

Moi, j’avais pris un marketing moins agressif bien que punchy.

Et donc là, tu te dis :  » ouais, c’est bon, je suis sur la bonne voie, ça peut marcher donc il faut y aller ».

Naier : D’accord ! Qu’est-ce que tu appelles un marketing punchy ?

Antonella : Le marketing punchy, c’est quand même un marketing qui te poses des questions qui gratouillent un petit peu quoi.

Parce que si je te dis simplement : il faut bien se mettre dans la posture du primo-entrepreneur, la personne qui n’a jamais entrepris, qui se dit qu’aujourd’hui, elle est super frustrée par sa vie actuelle, pour autant : « est-ce que je vais entreprendre un jour ? Oui j’ai envie ! Comment je fais ? » J’ai des gens qui arrivent et qui me disent : « ça fait 3 ans que je me prépare ».

Bah non ! Ça ne fait pas 3 ans que tu te prépares, ça fait 3 ans que tu prépares éventuellement… tu réfléchis au sujet, mais tu n’es pas dans la vraie préparation parce que tu n’as pas fait des apprentissages, tu n’as pas eu de lectures nourrissantes, tu n’as pas écouté le podcast que tu es en train d’écouter là.

Du coup, il y a un moment donné, il va falloir quand même réussir à impulser la décision à ces personnes, de dire : « bon, allez, de toute façon, que j’entreprenne ou que je n’entreprenne pas, il faut que je grandisse.

Et pour grandir, eh bien, j’ai besoin de ce programme de formation et je sais qu’à la fin de ce programme, soit je vais me lancer dans le projet que j’ai en tête, soit j’ai un autre projet qui va démarrer, soit bah, de toute façon, j’aurais tellement changé de peau que je vais tout casser sur le marché de l’emploi ».

L’interview top 5

Naier : D’accord ! Antonella, c’est le moment de l’interview top 5 : le livre que tu recommandes ?

Antonella : Alors c’est l’heure consensuelle où normalement tout le monde te dit et bien forcément : « La semaine de 4 heures » de Tim Ferriss, ou « Réfléchissez et devenez riche » de Napoleon Hill, « Les 7 habitudes » de Stephen Covey… alors, je les ai tous lus hein ! Je les trouve tous passionnants, il ne faut pas déconner.

Ils sont tous fantastiques, mais j’avais un petit peu envie de changer la donne.

Du coup je me suis posé la question, je me suis dit : « il va forcément me poser une question des bouquins », donc j’ai regardé et tout ça.

Qu’est-ce que j’ai dans mes tablettes ? Alors, j’en ai pris plein, déjà, j’ai un mal fou à te dire le livre que je recommande.

Moi, je ne suis pas une fille comme ça avec le truc quoi.

J’ai plein de recommandations, ça dépend de ton besoin, alors je vais te recommander plein de livres.

J’ai un livre qui est absolument génial.

Si tu as envie de comprendre l’évolution du monde, l’évolution des relations interpersonnelles, et l’air de rien, les relations interpersonnelles, c’est ce qui fait qu’il y a du business parce que s’il n’y a pas de relations entre les gens, il n’y a pas de gens qui achètent.

Le phénomène de la réputation, de l’e-réputation… si tu veux vraiment être à l’ère du 21e siècle, tu as besoin du livre qui s’appelle « L’effet wafi » : c’est clair, c’est net, ça change ta vision du monde et ça t’apprend à vraiment comprendre que tu dois donner pour recevoir quel que soit le business dans lequel tu vas te lancer.

Ça c’est vraiment génial ! Après, si tu me demandes des livres plus personnels, on va dire plus sur le développement personnel, parce que l’entrepreneuriat, comme je te l’ai dit, c’est une initiation et il y a aussi quand même un gros paquet de choses à nettoyer sur le plan personnel pour être un bon entrepreneur qui n’a pas trop de croyances limitantes, etc.

Il y a des petits livres qui sont très sympas, qui sont des formats Poche et qui éclairent beaucoup les gens ; notamment un qui s’appelle « La part d’ombre du chercheur de lumière » de Debbie Ford.

C’est une petite pépite qui va vraiment t’aider à te débarrasser d’un certain nombre de croyances limitantes sur toi-même, donc j’aime beaucoup.

En version plus légère, moins confrontante et plus poétique, tu as « La musique des anges » de Catherine Bensaid.

C’est un petit peu la même idée, mais voilà, c’est moins corrosif.

Et puis, pour les femmes, alors là, c’est un livre et un petit peu plus difficile à lire, moi, personnellement, l’introduction, en fait, la première fois que je les lui, je n’ai pas tenu le coup.

J’ai fermé le bouquin, je l’ai posé pendant 2 ans, puis après je suis revenue.

La seconde fois, j’ai dit : « bon, je ne lis pas l’introduction parce que ça m’a trop cassée, je passe au livre », donc voilà.

Si vous êtes comme moi, vous aimez bien que les choses avancent, passez directement au chapitre 1, c’est les « Femmes qui courent avec les loups ».

Ça, c’est une merveille de développement personnel à destination des femmes pour vraiment révéler la femme qui est en vous, pour libérer toute la puissance de la femme qui est en vous.

En fait, c’est toute une série de contes légendaire que l’on connaît tous hein, toi, moi…

il y a plein de contes que l’on connaît déjà, d’autres que l’on ne connaît pas mais qu’on découvre, qui sont réexpliqués, décortiqués sous l’angle psychologique, anthropologique et qui t’amènent à découvrir à l’intérieur de toi les différentes facettes de ta personnalité et à te poser des questions ; une jolie pépite « Femmes qui courent avec les loups  » de Clarissa Pinkola Estés.

Je ne sais pas si je dis bien son nom.

Naier : Je mettrais les liens.

Antonella : Ouais !

Naier : C’est tout ?

Antonella : Un autre livre que j’ai adoré cette année c’est : « The membership economy », mais je ne crois pas qu’il existe en français, mais voilà, c’est le principe de la nouvelle économie des communautés.

On en parlait juste avant hein, sur le fait de dire bah voilà : le monde va changer et les communautés vont reprendre une importance vraiment phénoménale comme on avait il y a quelques siècles.

Et ce nouveau monde, bah lui, il quand même technologique hein ! Qu’est-ce qu’il faut en déduire et comprendre pour avancer dans ce nouveau monde ? Voilà, après, je ne sais pas, je peux te dire le prochain livre que je vais lire si tu veux, mais je ne l’ai pas encore lu.

Il est sur ma table de chevet : « Le héros aux mille et un visages » de Joseph Campbell, et ça c’est un pavé de 500 pages.

C’est justement l’explication de tout ce qu’on appelle le storytelling ; c’est-à-dire la manière de raconter des histoires.

Donc ça t’explique les principes fondamentaux quand tu racontes une histoire.

Et moi qui aimerait bien faire conteuse aussi, tu vois, j’aimerai bien raconter des contes pour les entrepreneurs parce que je trouve que c’est un format qui est très sympa.

Et je me suis dit : « il faut que tu lises ça et puis comme ça, tu vas laisser tout ça germer dans ta tête et on verra s’il pousse quelque chose ».

Naier : Excellent ! L’entrepreneur que tu suis ou dont tu es fan ?

Antonella : Oh, je n’aime pas ça ! Je n’aime pas cette question.

Naier : Si tu n’en a pas, tu dis : « je n’en ai pas » hein !

Antonella : Non, ce n’est pas ça, c’est que je pourrais te dire : il y a plein de gens qui sont hyper inspirants hein ! Je veux dire : une carrière comme Steve Jobs, c’est super inspirant.

Il y a plein de gens qui sont fantastiques, mais, à la fois, pourquoi je n’aime pas ça ? Parce que j’en ai un petit peu marre de regarder, de scruter, de voir la vie des autres un petit peu comme j’appelle ça « à la mode Facebook » tu vois.

À la mode Facebook, ça veut dire, pour moi : tout est beau, tout est fantastique dans le meilleur des mondes ; où tu te retrouves à voir des vidéos de gens qui se disent fantastiques, qui te vendent monts et merveilles, qui ont une fausse humilité qui crève les yeux…

Enfin bref, tu vois, il y a à la fois… j’ai un petit peu ce rejet du côté : regardez… à la fois, les grands entrepreneurs qui m’inspirent, bah ce sont de grands entrepreneurs, donc il faut prendre de la distance quoi.

Tu vois, moi j’ai une boite, mais je ne suis pas Steve Jobs quoi.

Donc, il faut prendre de la distance entre les différents… il ne faut pas regarder les licornes comme si on était dedans.

Il faut prendre ce qui nous intéresse.

Du coup, moi je trouve que ce qui me nourrit le plus ce sont plutôt les films tu vois ? Des films inspirants, des films qui t’ouvrent les yeux, des films qui te font réfléchir, des films historiques, des films qui bousculent.

Donc ça, ouais, je trouve que ça correspond plus à mon format.

Tous les jours je me dis : « ben voilà, je vais aller lire des trucs sur les gens dont je suis fan », j’ai l’impression que je suis encore en train de me diluer et me faire aspirer par l’univers Facebook, l’univers du web.

J’ai un métier où je suis déjà 100 % sur le web et c’est très difficile de faire la barrière entre sa vie personnelle et internet qui t’envahit, tu vois ? Donc, il y a des moments où j’ai besoin de raccrocher, où j’ai besoin d’être hors ligne, du coup, je n’aime pas trop aller sur ces formats-là où tu surfes, tu cliques de lien en lien.

Et, du coup, le film, c’est bien parce que ça me met sous cloche pendant 1 ou 2 heures et c’est un format ouvert où tu vas repartir avec une dose d’idées.

Après, le film, voilà, si tu veux que ce que je t’en donne quelques-uns, j’en ai plein ?

Naier : Eh bien, on va changer la question alors : les films dont tu es fan ?

Antonella : Il y en a tellement ! On pourrait parler du « Parrain » hein, mais bon, là, du coup il y en a 5 ou 6 tomes, ça fait trop.

Après, il y a d’autres films, je ne sais pas…

« Invictus » qui te donne de la force, le stratège, il y a un truc de sport qui est fantastique.

On peut rigoler mais on peut apprendre des choses avec « La vérité si je mens » sur le business aussi.

Et un film fantastique qui est : « Time out ».

Je ne sais pas si tu l’as vu ? « Time out » ou l’argent n’existe plus, la denrée c’est le temps.

Naier : Ça me dit quelque chose.

Antonella : Et si tu oses prendre une seconde lecture, un second niveau de lecture, eh bien, tu vas vraiment grandir.

Je te donnerai un lien parce que tu ne vas pas pouvoir le voir toi sur mon site, mais j’ai un petit cadeau qui s’appelle : « une sélection de films pour entrepreneurs » où je fais à chaque fois un petit paragraphe sur : ce sur quoi tu aurais il faut essayer de tilter quand tu regardes le film, et voilà.

Donc j’en recommande une petite quinzaine.

Naier : Excellent ! Ton outil en ligne préféré ?

Antonella : Ah ben là, sans commune mesure, sans hésitation : Trello.

Naier : Ah oui ! Pour organiser ton équipe ?

Antonella : Trello pour organiser l’équipe, c’est vraiment ça, ça fonctionne super bien ; pour m’organiser moi, parce que c’est intégré avec tout quoi.

C’est-à-dire que moi, par exemple, au niveau des emails, je travaille avec un outil qui s’appelle Front App, qui est un gestionnaire d’emails, mais collaboratif, donc tu peux aussi discuter en interne sans avoir besoin de t’envoyer des emails dans l’équipe.

Donc ça, c’est intéressant, c’est un système de chat intégré, mais qui se raccroche à des conversations.

Et Trello est intégré à tout ça donc ça te permet aussi de créer des tâches automatiquement avec Trello.

Tu sais, c’est à géométrie variable, ça marche bien sur mobile, ça marche bien sur tablette.

Moi, je travaille énormément sur téléphone.

Il y a des moments où je n’ai plus envie de travailler sur PC, parce que quand je travaille sur PC, je sais que je travaille tu vois.

Quand je travaille sur téléphone, j’ai l’impression que je ne travaille pas.

Naier : Bah oui, mais c’est dangereux !

Antonella : Oui, c’est dangereux, mais ça permet aussi de faire d’autres choses plus cool : l’organisation, j’aime bien faire ça sur téléphone et Trello c’est fantastique.

Et pour bien démarrer ou pour bien finir ta semaine, un petit coup sur Trello pour y voir clair, c’est génial, ça met en forme.

Naier : Parfait ! Ton premier conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui ?

Antonella : Ah, mon premier conseil, bah on en a un peu parlé tout à l’heure, je pense, quand on disait les trois choses importantes : avoir de la vision sur ce qui t’attend, donc ce qu’on disait tout à l’heure, connaître les étapes clés pour entreprendre en sécurité, donc avoir la carte et la boussole hein, donc récupérer ça.

Ensuite, prendre son temps.

C’est pour résumer hein, parce qu’après, je t’avais dit : avoir l’humilité, savoir sur quoi il faut se former ou d’autres choses.

Je pense qu’en fait, premièrement c’est obtenir la carte et la boussole pour savoir où tu vas, à travers quoi tu vas passer pour ne pas sous-estimer.

Il y a trop de gens qui démarrent en 3 mois et ils n’ont rien capté.

Moi, je reçois des commentaires de gens qui me disent : « ben voilà, on m’a proposé… » Le dernier cas, il a été génial.

Je te le cite quasiment « de tête » pratiquement.

La personne me dit :  » Je vais m’inscrire pour faire agent immobilier auprès d’une agence, mais je lui ferai des factures », et comment elle me dit ça ? « Comment est-ce qu’il faut faire pour que j’optimise mes droits pour le chômage ? Est-ce que je peux démarrer ce nouveau poste salarié avant de m’être inscrit au chômage ? » En fait, la personne ne capte même pas qu’elle est en train de démarrer une activité entrepreneuriale parce qu’en fait, elle va voir un seul client qui est l’agence immobilière.

Déjà ce n’est pas un projet d’entrepreneuriat.

On ne peut pas partir en n’ayant pas compris qu’on est en train de s’immatriculer quoi, tu vois ? Et je trouve, que c’est à l’image de notre société, de notre 21e siècle, où les gens vont trop vite : ils zappent, ils surfent et ils ne captent pas, ils ne comprennent pas là où ils mettent les pieds quoi.

Donc ce n’est pas pour dire que l’entrepreneuriat c’est dangereux, c’est pour dire : « ben voilà, essayez de comprendre là où vous avancez quoi ! Quand vous démarrez votre voiture vous savez à priori que vous avez votre permis de conduire.

Pour entreprendre, c’est pareil, donc prenez votre temps ».

C’est normal, pour entreprendre de prendre 6 – 9 ou 12 mois.

Mais attention, ce n’est pas 6 – 9 ou 12 mois où on se regarde le nombril, c’est 6 – 9 – 12 mois où l’on se prépare vraiment sérieusement.

Naier : Le meilleur investissement que tu as réalisé pour faire croître ton business : ça pourrait être un investissement en termes de temps, de moyens humains, de moyens financiers, un produit ou un service ?

Antonella : Bah si je suis fidèle à ce que je t’ai dit juste avant, pour faire croître un business il faut faire croître l’entrepreneur en premier ; parce que si l’entrepreneur n’a pas suffisamment grandi dans sa posture, dans ses compétences et ses qualités, il n’ira pas très loin dans son business.

Donc si je réponds vraiment à ta question, je vais dire : c’est la formation que je me suis offerte pour moi, toutes les formations que je me suis offertes pour moi ; et aussi tout le temps que j’ai passé en autoformation, en lecture, etc.

Donc ça, ça va se chiffrer en milliers d’euros hein, clairement du très lourd.

Je prends beaucoup de temps pour me former sur énormément de choses.

Quand on a basculé en 2012 entre les formations américaines, les lectures, les séminaires et les congrès que j’ai enchaînés, c’est une année où je n’ai fait que dépenser.

Ensuite, j’ai continué à me former sur des tas de sujets chaque année de manière régulière ; donc c’est du temps pour moi pour ça.

Après, évidemment, si tu regardes avec une loupe et que tu regardes juste l’entreprise, ma création, et que tu regardes les comptes, tu vas dire : « bah oui, il y a un énorme budget de référencement naturel et de référencement payant ».

Naier : Antonella, merci de nous avoir accordé cette interview, est-ce que tu pourrais dire à nos auditeurs où est-ce qu’ils peuvent te suivre ?

Antonella : Là, où ils en ont envie, je suis partout.

Non, sérieusement, le plus simple, c’est quand même d’aller sur mon site : macreationdentreprise.fr, parce qu’on y retrouve tout ce dont on a besoin.

Et puis, après, ben on peut me suivre, je pense, sur : Facebook ou sur LinkedIn, ben voilà… sur Viadeo.

Naier : Un peu partout quoi.

Antonella : Un peu partout, sur Twitter aussi, j’y suis.

De toute façon, on va dire que tout ce que je dis se répand sur tous ces réseaux-là.

Mais ce qui est aussi intéressant, c’est quand tu es sur mon site et que tu as commencé dans un parcours gratuit, je t’écris des choses qui sont confidentielles ; c’est-à-dire : je vais t’envoyer des informations que je ne dis pas sur les réseaux sociaux quoi.

On a nos petites conversations entre nous avec mes abonnés.

Naier : Excellent, merci Antonella, à bientôt !

Antonella : Merci à toi, à bientôt et bonne continuation.

 

>
consectetur eget leo. ut neque. id ut Phasellus