Le Mindset d'un Entrepreneur qui Réussit avec Dominic Sicotte de Leaders d'Exception
Le Mindset d'un Entrepreneur qui Réussit avec Dominic Sicotte de Leaders d'Exception

018 : Le Mindset d’un Entrepreneur qui Réussit avec Dominic Sicotte de Leaders d’Exception

  • Naier Saidane  -  18 février 2019


Aujourd’hui je reçois Dominic Sicotte, coach en mindset et en intelligence émotionnelle, et podcaster sur Leaders d’exception.

Dominic partage avec nous son parcours entrepreneurial, depuis ces débuts, et les difficultés qu’il a dû surmonter pour réussir.

Dans cet épisode du podcast, vous allez découvrir :

  • Comment Dominic a démarré sa carrière de Coach
  • Le meilleur canal marketing qu’utilise Dominic pour faire croître son business (surprise garantie !)
  • Quel est le mindset que vous devez avoir pour réussir votre parcours entrepreneurial
  • Comment Dominic a réussi à maintenir son activité tout en voyageant
  • Comment Dominic a surpassé les moments douloureux de sa vie

Dans cet épisode vous allez découvrir

  • 2:21 : Son tout premier business.
  • 11:43 : Le mindset d’un entrepreneur qui réussit
  • 15:26 : Comment Dominic a décroché ses premiers clients en coaching
  • 17:38 : Le meilleur canal marketing qu’il utilise pour faire connaitre son business.
  • 19:16 : Les chiffres de Domonic aujourd’hui.
  • 24:36 : Le pire moment de son parcours d’entrepreneur et comment il a fait pour rebondir.
  • 27:45 : Le plus beau moment dans son parcours.
  • 34:11 : Les livres qu’il recommande.
  • 36:21 : Les Entrepreneurs qu’il suit.
  • 39:12 : Son outil en ligne préféré.
  • 40:24 : Son 1er conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui.
  • 42:08 : Le meilleur investissement qu’il a réalisé pour faire croître son business.

Ressources mentionnées

Les Livres qu’il recommande

Les entrepreneurs qu’il suit

  • Gary Vaynerchuk

Son outil en ligne préféré

  • Asana
  • Visit A City

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Comment Dominic a démarré sa carrière de Coach

Naier : Dominic, est-ce que tu es prêt à nous révéler entrepreneurs qui est en toi ?

Dominic : Absolument ! Un grand merci aussi pour l’invitation de joindre ton show, ton podcast, c’est très apprécié.

Naier : Excellent, merci beaucoup ! Aujourd’hui j’accueille Dominic Sicotte, Dominic est un coach certifié en mindset et en intelligence émotionnelle et il est podcasteur sur Leaders d’exception.

Dominic, avant de parler de coaching j’aimerais qu’on remonte le temps et qu’on s’intéresse un peu à ton parcours personnel est-ce que tu te rappelles du tout premier projet ou business que tu as fait ?

Dominic : Absolument ! Écoute, le premier business que j’ai fait, j’étais employé dans une grosse bio technologie, donc une biopharmaceutique.

Je faisais un très bon salaire, mais je voulais absolument me lancer en affaires.

Et j’étais aussi, si on veut, entouré d’entrepreneurs, des amis et je trouvais l’aventure très attirante.

Et ce que j’ai fait, c’est que j’ai décidé de partir en affaires malgré le fait qu’on venait tout juste d’avoir un enfant ; ma première venait juste d’avoir peut-être 4 mois et, en même temps, on venait de signer une offre d’achat qui avait été acceptée sur une maison, donc il fallait passer à la banque pour l’hypothèque.

Bien entendu quand on débute à son compte, bien entendu, les banques sont incroyablement frileuses.

Donc ce que j’avais fait, c’est que je m’étais assuré lorsque venait le temps de passer à la banque, j’avais encore le dernier talent de paye qui était valide de mon emploi.

Donc, si on veut, en très bon français : j’ai déposé ma démission avec le passage à la banque.

Et quand je suis arrivé là-bas, à ma surprise, parce que je n’avais aucun client, je suis vraiment parti sauter sans pare-chute, rien – ce qui est arrivé c’est que la banque m’a dit : « écoutez M.

Sicotte, on est prêt à approuver une marge de crédit de 10 000 dollars au cas où vous auriez des rénovations à faire sur votre maison ».

Je ne suis pas quelqu’un de facile donc j’ai hésité au moins 2 ou 3 secondes et j’ai signé tout de suite, et là je me suis dit :  » Oaouh, si eux m’acceptent pour 10 000, ça veut dire que mon autre banque m’acceptera aussi pour un 10 000″.

Et là, avant que ma signature et que les papiers soient entrés dans l’ordinateur, eh bien, j’étais dans le hall d’entrée de la première banque et j’appelais la deuxième pour leur dire :  » Vous savez, je viens de me prendre une hypothèque pour une maison et je me demandais si je pouvais avoir une marge de crédit avec vous de 10 000 pour certaines rénovations ? » Ils m’ont dit : « mais absolument ! Aucun problème, quand est-ce que vous pouvez passer ? » Rendu là, je me suis dit :  » waouh, ok je peux passer tout de suite ».

Donc j’ai été signer cette autre marge de crédit et, finalement, je suis parti en entreprise, j’ai bâti ma firme de relations publiques financières avec 20 000 dollars en marge de crédit ; et à la suite de ça, je n’ai plus jamais regardé en arrière.

Le premier gros projet que j’ai fait, c’était dans la même année aussi, c’était une plateforme web utilisant la vidéo.

Donc j’étais la première plateforme web utilisant la vidéo Canada pour les relations publiques.

Et ce que je faisais, c’est que j’enregistrais les PDG en train de conter l’histoire de leurs entreprises et je les mettais sur leurs pages dédiées.

Ensuite de tout ça, mais moi, mon emploi, de toute façon, de tous les jours, c’était de présenter mon réseau de contacts dans le domaine financier ; donc les investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou individuels, journalistes financiers, etc.

Je le faisais à l’aide de cette plateforme vidéo là ; parce qu’on se souvient qu’en 2001, les technos ont chuté incroyablement.

Après ça, on a eu le grand scandale d’Enron, Nortel ici au Canada, donc c’était vraiment un temps où tout le monde avait peur d’investir dans quoi que ce soit.

Donc, les investisseurs qui, eux, trouvaient la compagnie, écoutaient le PDG parler et sont intéressés à investir, ils pouvaient appeler leurs courtiers en valeurs mobilières et dire :  » écoutez, j’aimerais acheter tant d’actions de telle compagnie parce que je viens de les voir sur le web, j’écoutais le président et ainsi de suite… » Donc, pour le courtier, j’étais comme un demi-dieu parce que je créais des occasions de transaction pour eux envers leurs clients et pour les clients, c’était la même chose parce que je leur donnais accès au PDG, ce qu’il n’y avait pas avant, c’était réservé seulement à l’institutionnel et ainsi de suite…

derrière les portes closes, des chambres d’hôtel, etc.

Donc je démocratisais l’accès à l’information des grandes entreprises inscrites à la bourse.

Et, veut, veut pas, quand un PDG prend le temps de pouvoir parler de son entreprise, puisqu’il sait que ça va sur le web et fixé là à vie, ben, pour lui, on enlevait tous les dangers de fausses histoires qui pouvaient se compter très bien derrière des portes closes.

Donc ça a connu un très grand succès.

Ça m’avait coûté 900 dollars à faire cette plateforme-là, j’ai fait au-dessus d’un million avec, et je l’ai ensuite vendue en 2009.

Après, je suis réparti dans un autre business.

Naier : D’accord ! Et c’était quoi le deuxième business ?

Dominic : Le deuxième business…

dans le fond, pour faire…

c’est drôle parce que quand je compte un petit peu, je ne veux pas mélanger les auditeurs là-dessus : c’est que moi, toute la trame de formats base au complet, c’était ma firme de relation publique qui est aussi devenue une firme de développement des affaires et de marketing.

Donc ça, c’est vraiment la base, le fil conducteur de toute ma carrière au complet.

Par-dessus ça, j’ai toujours eu une couche d’entreprise que je débutais parce que je voulais avoir les deux mains directement dedans comme on dit.

Donc je l’ai travaillé sur-le-champ avec, tu sais, je ne voulais pas juste devenir l’expert parce que j’avais lu 3 livres sur le marketing pour les nuls.

Donc c’était important pour moi d’avoir des entreprises, de pouvoir tester tout ce qu’on entendait parler, tout ce qu’on voyait dans les livres, les conférences et ainsi de suite.

Donc, quand j’ai terminé Reteurs.TV qui, pour moi, était vraiment une école d’apprentissage incroyable sur internet ; et là, en plus, ce qui est arrivé, c’est que moi, j’avais débuté tout ça bien avant YouTube, les plateformes qu’on connaît aujourd’hui, Facebook et tout.

Donc, en 2009, quand j’ai vendu Reteurs.tv, j’ai fondé un magasin d’accessoires de vin.

Je venais sur internet seulement tout ce qui sert à la dégustation du vin excepté le vin lui-même ; parce qu’ici, au Québec, on ne peut pas vendre le vin directement.

Donc, je vendais le vin, les celliers, les carafes, etc.

Et ça, je l’ai vendu en 2014.

Donc, comme je le disais, si on regarde avec Reteurs.tv, c’était beaucoup du B2B.

Donc c’était beaucoup avec les entreprises que je faisais affaire.

Maintenant, mes clients devenaient monsieur et madame tout le monde ; tout le monde qui aimait déguster le vin pouvait acheter.

Et ça posait beaucoup de défis parce que si on recul en 2009 – 2010, le commerce électronique n’est pas ce qu’il est aujourd’hui.

Dans ce temps-là, il fallait que je puisse bâtir la confiance avec monsieur et madame tout le monde, qui eux, n’étaient pas très habitués d’effectuer des achats sur internet.

Et là, il fallait que je leur dise :  » achetez-moi des verres en cristal à 40 dollars pièce, puis je vous les envoie par la poste et vous allez voir, tout va être parfait.

Et si vous les aimez pas, vous allez pouvoir me les retourner » ; c’était assez spécial parce que, on le sait, les amateurs de vins aiment avoir le feeling du verre à vin dans leurs mains avant de les acheter à ce prix-là.

Donc, ça a été un très beau défi d’essayer de nouvelles techniques de marketing.

Donc, je faisais beaucoup de sondages auprès de mes réseaux, sur LinkedIn, etc., et j’ai aussi réussi à la bâtir ainsi pour pouvoir la vendre en 2014 ; et par la suite, j’avais aussi le podcast « En affaires avec passion ».

Donc ça, ça a été un outil pour bâtir mon audience qui était merveilleuse.

J’ai aussi eu la chance de bâtir des liens avec des gens que jamais je n’aurais pu faire avant : que ce soit avec Gary Vaynerchuck, Grant Cardone, ça a été toute une aventure.

Honnêtement, ça a été probablement l’une de mes plus belles aventures professionnelles de pouvoir faire  » En affaires avec passion » ; encore là, en 2012, même fin 2011, eh bien je ne dirai pas que j’étais le seul, parce que, peut-être quelqu’un quelque part que je n’ai pas vu, mais je faisais beaucoup de recherches pour savoir s’il y a des podcasts francophones qui parlent d’entrepreneuriat, de marketing, développement des affaires et je n’en avais jamais trouvé.

Mais je ne dis pas qu’il n’y en avait pas.

Il y en a sûrement, pas tellement après longtemps après aussi ; il y en a eu un qui est sorti justement de votre côté de l’Atlantique que je respecte beaucoup aussi : Ling-en Hsia qui a aussi fait un autre podcast : « Solopreneur« …

J’ai toujours aimé être dans les premiers disons.

Et aujourd’hui, ben « Leaders d’exception » est un petit plus la suite logique, dans ma tête, pour « En affaires avec passion ».

Avant, j’étais beaucoup orienté développement des affaires.

Aujourd’hui, je suis encore coach d’affaires, mais beaucoup plus orienté et certifié dans le mindset, intelligence émotionnelle et tout ; parce que, un des grands points c’est que je travaille aujourd’hui avec 400, mais, dans le temps, peut-être 350 chefs d’entreprises, autant de multinationales que de solopreneurs, de travailleurs autonomes ou autoentrepreneurs comme on les appelle aussi.

Et une chose que j’ai remarqué, c’est qu’il y en avait beaucoup mieux des produits innovants, des produits dont le marché avait besoin.

Et, justement, dans des marchés qui sont pratiquement vierges et qui ne réussissent absolument pas à percer.

J’avais d’autres clients, qui eux, avaient des produits et services corrects, sans être la bombe de l’année, dans des marchés pratiquement saturés, ils connaissaient des succès incroyables.

Et étant beaucoup amoureux de la psychologie humaine – les premiers gros livres que j’ai lus étaient sur la psychanalyse à 12 ans – j’ai aussi fait mes études universitaires en psychologie – donc c’est toujours quelque chose qui m’a vraiment attiré et intéressé le comportement humain.

J’en ai fait une analyse, parce que 2016, pour moi, était une année de tournant si on veut, parce que je suis beaucoup tombé malade, donc, ça m’a donné le temps de ralentir et en même temps d’analyser tout ça.

C’est pour cela que, justement en 2016, j’ai été chercher mes certifications en coaching mindset – intelligence émotionnelle, que je me suis vraiment mis à focuser là-dessus parce que j’ai vu et réalisé que : que l’on soit un PDG, un solopreneur ou qui que ce soit et qu’on à un projet, si l’on n’a pas le bon mindset pour l’accomplir, je peux donner la meilleure stratégie marketing développement des affaires au monde et c’est impossible de connaître le succès.

Le mindset d’un entrepreneur

Naier : Alors, justement, quel est le mindset qu’on doit avoir quand on veut entreprendre, quand on veut être un entrepreneur qui réussit ?

Dominic : La première chose c’est d’abord une ouverture d’esprit incroyable.

Je vais te donner un exemple très concret, même deux exemples de clients qui me viennent en tête là, c’était flagrant.

Le premier, il avait un produit que seul le gouvernement était son seul client.

J’ai travaillé là peut-être pendant 6 – 7 ans.

Donc, je les ai eus comme clients pendant 6 ou 7 ans.

On avait de très bonnes techniques de déploiement sur le terrain et ainsi de suite…

vraiment une belle équipe de développement des affaires ; mais on entendait le PDG dire des choses contre le gouvernement.

Je me suis dit :  » mais, voyons, c’est incroyable ! » Et ça, c’est un produit extrêmement innovant dans un marché complètement vierge, et ils sont passés tout près de la faillite à la fin.

Ça a été acheté pour – je ne sais pas si c’est une expression que vous utilisez – mais 10 sous de centimes, 10 sous de dollar, c’était ridicule.

Ça a été pratiquement racheté avant de faire faillite.

Donc ça, c’est l’une des choses.

J’en ai une autre où c’était une coach familiale.

Elle travaillait dans des endroits où elle avait accès aux parents et aux enfants, donc elle travaillait avec des enfants.

C’est sûr que, bon, vu qu’elle travaillait avec des enfants, ce sont les parents qui vont et viennent les chercher.

Donc, elle avait accès aux parents, et quand elle me parle là, elle me dit :  » moi, les parents, je ne suis plus capable, ça n’a pas de bons sens, ils sont ci, ils sont ça, ils ne comprennent pas », et ainsi de suite…

Et là, je lui dis : « Mon Dieu, tu te rends compte que tes clients, ce sont ceux que tu détestes le plus ».

Donc cette ouverture-là et de voir que : « attend une minute là, si je vois un marché, qu’est-ce que je pense de ce marché-là ? » Donc, d’avoir cette ouverture d’esprit là, de se poser ces questions-là et ne pas penser que : étant donné qu’on a un énorme produit, très beau produit, que tout le monde nous dit que c’est le meilleur produit au monde, que les gens vont l’acheter.

Il faut – et là je vais peut-être tomber dans le côté un petit peu ésotérique de la route – mais il faut vibrer au même diapason avec nos clients, avec nos employés, avec à nos fournisseurs sinon, il n’y a rien qui colle.

On peut avoir de très bons clients puis avoir un très bon produit, mais il n’y a rien qui va coller, ça va s’effondrer si ce n’est pas dans le court terme, ça va dans le très moyen terme.

Et ça, je vous le dis, je l’ai vu des dizaines et des dizaines de fois.

Ce n’est pas juste parce que ça m’est arrivé la semaine passée.

C’était ça, même moi, je l’ai vécu personnellement aussi.

Ça, c’est la première chose.

L’autre chose…

Naier : Donc aimer quoi, aimer son client et son business.

Dominic : Ben respecter son client, avoir une ouverture pour comprendre son client et de vraiment voir cette…, oui, il faut aimer son client.

Si l’on n’a pas l’intention d’aider le client avec notre produit, ça ne fonctionnera jamais.

Si on a l’intention d’aider de dire : « ouaouh, j’ai le meilleur produit, voici mon client, je vais lui en vendre ».

Si on lui vend seulement pour l’argent, je sais que c’est cliché aujourd’hui, de dire que : « si vous le faites juste pour l’argent, vous ne réussirez jamais » ; c’est un fait, mais ça vaut dans l’intrinsèque du PDG, de la visionnaire de la personne qui en haut de la ligne, de celui qui est en haut de la pyramide dans l’entreprise.

Donc si cette personne-là n’est pas là pour aider à mener quelque chose de bien à son client, ça ne fonctionnera pas.

La même chose que si l’on considère ses employés comme étant seulement des outils de performance pour amener notre entreprise à un autre niveau, ça ne fonctionnera jamais.

On va avoir un turnover ou ça va être un roulement incroyable d’employés.

On peut aussi appliquer la même chose pour les fournisseurs.

Donc, d’avoir cette ouverture-là, puis, de vraiment le faire avec les bonnes intentions, ça, je dirais que c’est le point numéro 1, peut-être même les numéros un et deux, c’est ça ; mais c’est de loin le point le plus important qu’on doit avoir quand on se lance en affaire.

Naier : D’accord ! Dominic, tu racontes ton épisode de santé en 2016 et puis tu t’es tourné vers le coaching.

Dominic : Oui.

Naier : Comment tu as décroché tes premiers clients en coaching ?

Dominic : C’est drôle hein ! Je crois beaucoup au mentorat.

J’en parle pratiquement, je pense, une fois toutes les 4 épisodes que je fais ; mais j’avais mon mentor et c’est un mentor qui est…

comment je dirais ça ? Qui est très high profile, si on veut, au Québec.

À un moment donné il m’a dit :  » Dominic, je n’ai jamais vu quelqu’un travailler aussi fort que toi et que ça ne donne aucun résultat ».

J’étais rendu là.

Ce qu’il m’a dit, c’est :  » regarde, ce que tu vas faire (c’est plus imagé là), tu vas prendre tes rames, tu vas les lancer sur le bord de la rive, puis regarde où est-ce que ton bateau va aller.

Regarde où la rivière va t’emmener.

Arrête ! » Et ça a vraiment été un point tournant autant dans ma carrière que dans ma vie du fameux « lâcher-prise.

Et lorsque je l’ai fait pendant ces jours, je n’ai pas fait un appel, je n’ai pas fait un renvoi courriel, rien ; et j’ai seulement dit : « bon ben, mettez-moi ce dont j’ai besoin devant moi ».

Je me suis assis à mon bureau tout simplement en regardant mon écran et en attendant.

Et là, d’un coup, le téléphone qui a sonné, et hop, un deuxième, et là, hop, j’avais été invité par l’une de ces deux personnes à assister à un cocktail.

En même temps, ce n’est pas juste de lâcher prise, c’est dire : « j’accepte tout ce que la vie va me donner ».

J’aurais jamais été à ce cocktail-là avant ; mais là, je me suis dit quand même : « Ah mais vite, j’y vais, je prends tout ».

Donc, j’y ai été et j’ai rencontré une personne.

Elle m’a présenté une personne là-bas qui est aussi devenu une très bonne amie, qui m’a amené énormément de choses dans ma vie professionnelle.

Ensuite de ça, ça a été une suite et les premiers clients sont vraiment arrivés de cette façon-là.

Donc ça a vraiment été comme : « Ah, écoute, j’ai entendu parlé de toi et j’aimerais que tu sois mon coach ».

Donc, il y a tout une …  tu sais …

Naier : Tu faisais le podcast à ce moment-là ?

Dominic : À ce moment précis, j’étais entre-deux : j’avais terminé « En affaires avec passion » et je débutais plus tard « Leaders d’exception ».

Et entre les deux, j’étais même parti, à un moment donné, sur « Succès Zen », mais j’avais arrêté.

Dans le fond, ça avait été un essai.

Je m’étais aux 3-4 premiers épisodes, puis là, j’avais ensuite laissé aller ; mais c’était beaucoup directement par bouche-à-oreille directement dans la rue et non pas sur le web, hors web.

Le meilleur canal marketing qu’utilise Dominic pour faire croître son business

Naier : D’accord ! Dominic, quel est le meilleur canal marketing que tu utilises pour faire croître ton business ?

Dominic : Ben, c’est drôle hein, parce que pour quelqu’un qui est sur le web depuis 1994, pour quelqu’un qui a un sani j’ai fait beaucoup de formation sur le marketing web et ainsi de suite – et je dirais que le marketing web, c’est une forte présence hors web, c’est comme utiliser 5 % de son cerveau.

Donc si tu me demandes quel est le canal le plus important, je te dirai, aujourd’hui, hors web.

Donc combien de fois tu es capable d’aller rencontrer des gens ? Combien de fois tu es capable de donner des conférences, de donner des formations en personne ? Je dirais que 80% de mon business, si je fais l’analyse des 20 dernières années, plus de 80 % vient du fait que j’ai rencontré des personnes hors web.

Donc les gens veulent nous rencontrer, veulent nous voir.

Donc, oui, le web c’est correct, c’est bien, oui on peut faire énormément d’argent avec nos formations en ligne ; mais même, encore là, si on regarde tous ceux et celles qui ont vraiment connu des succès avec leurs formations en ligne, ce sont ceux qui ont pris la peine d’aller donner des conférences, d’aller rencontrer des gens à l’extérieur du web.

Tiens, on pourrait nommer les 10 personnes, l’ensemble de personnes qui ont réussi sur le web aujourd’hui, ce sont des grands, ce sont les Pat Flynn de ce monde, même Vaynerchuck…

Oui, ils peuvent avoir été connu sur le web, mais c’est vraiment hors web que le déclic se fait, c’est vraiment là, puis je ne suis pas un fan de l’absolue, donc je dois dire : 99% du temps, c’est vraiment le canal le plus important qu’on peut développer.

Le business de coaching de Dominic

Naier : Très intéressant ! Dominic, où est-ce que tu en es aujourd’hui avec ton business ? Quelques chiffres ?

Dominic : Écoute, présentement, j’aime beaucoup ce que…, l’année dernière j’ai été un an en voyage autour des États-Unis en camping-car comme vous appelez de votre côté de l’Atlantique.

Et avec toute la famille, même les deux chats, on a pris un an pour faire le tour des États-Unis : aller rencontrer des gens et ainsi de suite.

Aujourd’hui, je dirais que 2019 va être l’année…, l’objectif que je me suis mis c’est d’aller sur scène, donc sur un stage aux États-Unis – donc c’est de lancer mon business en anglais ; je continue le francophone c’est sûr et certain parce que c’est ma langue première – mais d’avoir le défi de sortir complètement de ma zone de confort et d’aller de l’autre côté, c’est mon grand défi 2019.

En chiffres, comme tels, aujourd’hui, je peux dire que je suis revenu au mois de septembre dernier, et là, il est arrivé un paquet belles aventures, drôles d’aventures aussi parce qu’on était supposé rester une autre année là-bas, on avait trouvé une maison au bord de la mer dans l’état du Maine aux États-Unis et, pour une histoire très courte on était arrivé pour signer le bail et tout à la fête du Travail ici, donc en début septembre ; et la personne m’a dit :  » écoute, je ne peux plus te louer la maison pour des raisons juridiques ».

Il avait une agence de son côté, puis, elle venait pour annuler son contrat, un contrat qui se renouveler tout seul…

bref, il ne pouvait plus louer la maison.

Donc, on est revenu au Québec en disant :  » Oh ! Ok, où est-ce qu’on demeure ? Qu’est-ce qu’on fait ? » Et le 2 janvier, on rentrait dans notre nouvelle demeure.

Donc c’est tout nouveau et c’est pour ça que ça a été très « rock’n roll » là, ça a été une belle montagne russe ; une chance que j’adore les montagnes russes, mais, entre septembre et aujourd’hui, c’est de trouver une nouvelle demeure et ainsi de suite…

ça a vraiment été vous avez un beau défi.

Mais là, aujourd’hui, je suis là, j’ai mes clients de coaching, mais, je te dirais, je suis encore au tout début de ce qui va être mon vrai business de coaching, de vraiment lancer tout ça d’une façon exponentielle comme j’ai connu auparavant.

Donc c’est ce qui s’en vient.

Je travaille sur des projets précis et je reproduis, si l’on veut, sur mon cheminement.

Quand je suis parti pour Reteurs.tv, j’étais le premier au Canada.

Quand je suis parti dans le magasin d’accessoires de vin en ligne, ben j’étais le premier au Québec à faire un magasin 100% en ligne.

Donc, j’ai envie de travailler sur quelque chose qui va me redonner cette adrénaline-là.

Je pourrais être bien effrayant avec toi : j’adore débuter des entreprises.

Ce qui ne m’a pas toujours très bien servi puisqu’une fois qu’elle a débuté, l’adrénaline tombe et là, pfff, l’intérêt aussi.

Mais là, c’est vraiment une mission de vie payant 4 filles, 4 enfants qui ont l’âge de comprendre ce que je fais.

Aujourd’hui c’est juste sur l’héritage que je vais leur laisser.

En anglais on dit legacy, mais c’est vraiment là-dessus.

Donc, ce que je veux, d’aller atteindre même les jeunes.

C’est drôle, vendredi dernier, dernière heure, je reçois un courriel de la direction d’une école secondaire.

Donc les enfants 15 – 16 ans et je devais leur parler de mon cheminement et tout.

Les motiver, honnêtement, ce sont les plus beaux moments professionnels que j’ai eus d’aller parler aux jeunes de l’entrepreneuriat, de la capacité d’apprendre, de tout ce qui les attend, de tout ce que l’école a pu leur apprendre qui ne sont pas vrais dans la vraie vie.

Là, c’est drôle parce que je conte ça dans les écoles, donc, ça, pour moi, c’est la plus belle partie de ma vie professionnelle.

Donc, je dirais que c’est beaucoup là-dedans que je me lance.

Je veux vraiment atteindre les jeunes, donc une partie, ce sont les jeunes, une partie, ça va être avec encore une fois, c’est sûr et certain, les PDG et les entrepreneurs pour m’assurer les accompagner ; parce que du coaching, c’est ce que j’ai dit, je n’invente rien, on a déjà tous les outils, c’est vraiment de les faire voir ces outils-là, de bien les utiliser et de partir sur le bon pied si l’on veut.

Donc c’est de s’assurer que les gens qui font quelque chose avec leur entreprise aient le maximum d’impact qu’ils veulent faire avoir avec leurs entreprises.

Donc c’est ça la mission.

Puis, travailler avec les employés aussi parce que, veut, ne veut pas, c’est quand même – puis on le voit des deux côtés de l’Atlantique – la classe moyenne (en très bon français) mange une claque présentement.

Ce n’est pas facile de s’y retrouver, le pouvoir d’achat n’a jamais été aussi bas que ça.

Et c’est drôle parce que durant le temps des fêtes on en parlait avec mes parents : dans le temps, lorsqu’ils ont acheté leur maison qu’ils ont toujours, ça leur a coûté peut-être 15 – 16000 dollars, mais ils faisaient 15 – 16 000 par année.

Aujourd’hui, une maison, et puis, je suis sûr que de votre côté, c’est encore pire, mais ici, une maison de 200 000, c’est un duplex, une semi-détachée, ou, je ne sais pas le terme que vous utilisez, mais ce n’est même pas une maison complète.

Puis, les gens qui font 200 000 par année, il y en a pas une tonne.

Donc, aujourd’hui, s’ils font 50 000, mais, qu’il faut qu’ils achètent une maison à 250 000, c’est quand même cinq fois leurs salaires ; tandis qu’il y a 40 ans, c’était une fois le salaire.

Donc, tout ça pour dire que je veux aussi aller voir ces gens-là, puis, encore une fois, leur montrer qu’ils peuvent avoir un impact, qu’ils ne sont pas pris dans un trou sans fin et qu’ils peuvent toujours, peut-être, en gardant leur emploi, ou en portant leur projet, avoir un impact, faire une différence pour les gens.

Naier : Programme chargé !

Dominic : Oui, mais on aime ça comme ça parce que, quand il y a des vides, dès fois, on ne les remplit pas de la bonne manière.

Le moment des temps forts d’un entrepreneur leader

Naier : C’est sûr ! Dominic, c’est le moment des temps forts.

Quel a été le pire moment de ton parcours d’entrepreneur et comment tu as fait pour rebondir ?

Dominic : C’est drôle, j’ai vraiment connu un creux de vague incroyable.

Aujourd’hui je trouve que c’est le plus beau moment que j’ai vécu, mais dans ce temps-là, tu vois, en 2012 -2013 environ, j’ai probablement perdu mon plus gros contrat.

C’est un contrat qui me rapportait grosso modo 150 à 200 000 dollars par année.

Et, je me souviendrai toujours, c’était un 22 mars.

Je me souviens, dans ma tête, ça a fait clic et j’ai perdu toute confiance en moi.

Je me disais :  » ouaouh, à la minute, je viens de perdre ce contrat-là, comment je dois faire pour le remplacer ? Comment je vais y arriver pour payer toutes les factures ? » Et là, je me suis mis à présent à douter de moi.

Ça a été une spirale sans fin.

Là je suis down, j’ai eu les premiers diagnostics de ma maladie, c’est la colite qu’on appelle ça là.

Pour ceux qui ne connaissent pas ça, c’est un peu comme la maladie de Crohn, mais juste dans l’intestin.

Et c’est là que ça a été déclenché aussi.

Et là, ça a été un tourbillon vers le bord sans fin.

Tout ce que je touchais avant tournait en or.

Quand je suis parti avec 900 dollars, j’ai fait 1 million avec ma plateforme.

J’ai débuté le magasin d’accessoires de vin avec pratiquement rien, j’ai fait beaucoup d’argent avec ça aussi.

Je dis : tout ce que je touchais devenait de l’or.

Et à partir de ce 22 mars-là, tout ce que je touchais s’évaporait, c’était comme ça.

Il y avait du monde qui me disait :  » Ok, c’est bon, cinq demain, vient me voir », pfff, le lendemain, il n’était même plus dans l’entreprise, c’était ridicule.

Je peux écrire un livre sur toutes les petites choses comme ça qui ont fait que : « ouaouh »…

et la fois que je pensais que j’étais correct, j’avais, dans cette semaine-là, autant de contrats à signer, et là, je le jure sur la tête de mes enfants, autant de contrats à signer que j’avais fait de revenus dans les 2 dernières années en une semaine.

Et ça, c’était le mois de janvier 2016.

Ça, c’était du lundi au vendredi, donc le jeudi avant, je tombe malade j’étais, par la suite, 40 jours à ne pas être capable de travailler.

Et tous les contrats, ce sont, bien entendu, évaporés et là j’ai fait : « ouaouh ».

Et c’est grâce à mon mentor, aux réflexions et à sa phrase qui dit : « écoute, lâche prise, arrête, ça n’a plus aucun bon sens  » que j’ai vraiment appliqué le fameux lâcher-prise à 100% et c’était vraiment ça qui m’a complètement tourné de côté.

Et, veut, veut pas, cette confiance-là, quand on la perd – et on le voit dans sport professionnel : on voit des grandes vedettes, qui, tout d’un coup, perdent confiance : boum – puis on n’a pas besoin d’être de grandes vedettes, on peut être dans n’importe quelle couche, n’importe quel niveau ; quand on perd confiance, puis qu’on ne le rattrape pas, c’est assez spécial.

On peut descendre…, moi, en fait, j’ai été jusqu’à la faillite.

Ça a été tout fermé, et c’était juste hors de ce monde.

Ça a été un de ces instants assez stressants.

Mais, aujourd’hui, ce sont probablement les instants qui me servent le plus aussi, parce que, quand j’accompagne quelqu’un, qu’il soit à n’importe quel niveau de la réussite, je suis très bien capable de me mettre dans ses souliers.

Donc, j’ai vécu des très hauts et j’ai vécu de très gros moi aussi.

Donc, de ce côté-là, aujourd’hui, dans mon coaching, ça m’aide énormément ; enfin, c’est juste que j’ai peut-être vieilli de 5 ans dans cette année-là.

Naier : À contrario, quel a été ton plus beau moment ?

Dominic : Ben mon plus beau moment c’était quand j’ai débuté, quand j’ai vu que tout tombe en place avec les marges, tu sais, ça a été un moment incroyable d’euphorie.

L’autre beau moment, veut, veut pas, ça a été quand on a décidé :  » ok mon business fonctionne » ; ainsi on a pu partir sur la route pendant un an et puis de travailler sur la route.

Écoute, je faisais mes coachings assis sur la plage.

C’était vraiment de toute beauté et aux États-Unis tout comme en Europe, vous avez l’internet par les cellulaires donc les forfaits de données ne coûtent absolument rien, sont illimités de partout.

Donc c’est d’avoir pu aller voir les gens, visiter du monde pendant un an, en faire le tour, ça a été de loin le plus beau moment de notre vie.

Comment Dominic a réussi à maintenir son activité tout en voyageant

Naier : Ça faisait plaisir à tes clients de te voir sur la plage je suppose ?

Dominic : Ben, oui, écoute, c’est pour eux et c’était aussi très motivant parce qu’on entend souvent parler : « Ah, vous pouvez vivre sur la plage, ah vous pouvez travailler sur… ».

Tu sais, on en voit-là Instagram ou Facebook là.

Il y a, mais on voit beaucoup d’annonces, on ne voit pas souvent la personne la faire pour de vrai.

Donc, pour eux, je leur disais :  » vous faites partie de mon aventure, moi, me souvenir de chacune de nos sessions de coaching parce que vous vivez ce trip-là avec moi ».

Donc, pour eux, ils faisaient partie de l’aventure et c’étaient des moments de motivation incroyable pour le réseau parce qu’en même temps, ils me demandaient : « à qui « , puis, ils étaient contents d’avoir fait une session de coaching à partir de la plage en Californie ou en Floride.

Il y en a pas un qui m’a dit : « tu me rappelleras lorsque tu reviens ».

Puis, c’est drôle, et je suis content que tu poses la question parce que, on le sait, dans la francophonie, ça aurait très bien pu arriver.

On a déjà vu des épisodes pires que ça, mais ce n’est pas arrivé.

Mais, tu sais, quand on est aligné avec nos projets, avec ce qu’on fait, avec qui on est, etc., c’est drôle mais le négatif ne colle pas.

Peut-être qu’il y en a qui l’a pensé, mais ne l’a jamais dit ; enfin, pour moi ça n’existe pas.

S’ils l’ont pensé ben, écoute, c’est peut-être parce qu’il y avait tellement le goût de le faire aussi.

C’est un petit peut ça, puis en même temps, mes clients savaient aussi ce que j’ai traversé en 2013 et 2016.

Donc de voir après me relever de tout ça, que l’on part pendant un an avec 4 enfants ; après ça, c’est dur de ne pas trouver une excuse de ne pas le faire toi même si tu veux le faire.

Naier : Ce que je trouve exceptionnel c’est que tes clients de coaching, ils sont restés avec toi aussi longtemps !

Dominic : Oui, ben écoute, j’en ai qui sont dans des…

je n’aime pas utiliser le terme « thérapie », mais c’est de la thérapie brève-là.

J’en ai que j’accompagne dans le coaching depuis 4-5 ans faciles, parce qu’ils ont toujours de nouveaux projets, ils ont toujours une nouvelle situation qu’ils n’avaient pas connue avant.

Puis, en même temps, moi, si je regarde mon mentor, je l’ai, ça fait déjà au moins 5 ans.

En fait, c’est comme avoir de la stabilité dans ton équipe, j’ai toujours dit, puis prôné le fait que sans prise, un entrepreneur – oui, on a le syndrome du  » je suis capable de tout faire » – oui on est capable de tout faire ; ça, il n’y pas de problème parce qu’on est assez fonceur, qu’en moins d’une demi-journée moi l’apprendre, puis on va le faire l’après-midi là.

Ça, il n’y a aucun problème.

Mais si tu regardes les plus grands athlètes olympiques, les plus grands athlètes de la planète, ils ont tous une équipe qui les entourent, que ce soit justement un mentor, ils font partie d’un mastermind, ils ont des coachs, je veux dire, ils ont une équipe autour d’eux.

Sinon, en haut de la montagne-là, c’est la solitude.

Tu sais, c’est facile de tomber dans cette structure-là lorsqu’on est tout seul en haut de la montagne.

Et quand j’avais mes gros clients des multinationales et autre, moi, j’ai toujours tutoyé mes clients.

Ça c’est drôle parce que ça fait rire du monde ou rire jaune parce qu’on est toujours habitués au « vous » synonyme de respect.

Mais quand je disais « tu » à un PDG de multinationale, il savait que je me plaçais au même niveau que lui.

Puis, l’expression  » s’il y avait un bouton dans le front » je lui disais aussi hein ! S’il faisait quelque chose d’incorrect, je lui disais, parce que je m’étais placé au même niveau que lui.

Et tous mes clients m’ont toujours dit : « Dom, je suis tellement content parce que tu es le seul qui ose me mettre au défi dans mon business parce que tu m’engages pour t’amener ailleurs ».

« Ben, si je ne te mets pas au défi, je ne te fais pas sortir de ta zone de confort ; je ne fais pas mon job ».

Donc, étant donné que quand on est coach, consultant, mentor ou un autre, on est payé et on est reconnu pour les résultats que nos clients ont eus.

Si je laisse aller, bah : « ben écoute, c’est lui qui voulait ça ».

En fin de ligne, ce sont les résultats.

Si les résultats ne sont pas là, tu n’as pas de business.

J’avais même écrit un article il y a peut-être quasiment 15 ans de cela, qui s’appelait : « Le vous qui tuez votre business » ; mais c’est ça.

Oui, j’ai des clients qui sont là depuis longtemps.

Il y a aussi plusieurs clients que j’ai gardés pendant pratiquement 10 ans, mais, aujourd’hui, je dirais qu’il y a un renouvellement de clients parce qu’il y en a plusieurs qui, maintenant – parce que, veut, veut pas, j’ai aussi des clients qui viennent me voir pour le développement des affaires.

Ce n’est pas juste le mindset.

Il y en a beaucoup qui me disent :  » écoute Dom, j’ai un business, peux-tu m’aider à développer un marché ? Peux-tu m’aider à améliorer mon marketing ? C’est quoi les meilleures techniques de marketing aujourd’hui ? » À un moment donné, j’acceptais de dire : « Ok, on va juste travailler sur le marketing ».

Mais, aujourd’hui, un des points 2019, je l’ai même commencé en 2018, c’est que ceux qui étaient là seulement pour le marketing et n’avaient pas de coaching pour le mindset : c’est terminé.

Je suis là pour les aider, je suis là pour les accompagner et m’assurer qu’ils ont les résultats qu’ils veulent, qu’ils atteignent leurs objectifs et faire en sorte que s’ils n’ont pas le bon mindset, je vais les prendre.

Je prêche ça.

Si je ne le lave pas, c’est un peu faire le prostitué, c’est juste d’y aller pour l’argent ; parce que, oui, c’est payant de faire du marketing dans le setup-là, mais si les résultats ne sont pas là ou, si les résultats sont là, mais une seconde après que l’on soit partie, ils ne sont plus là, ben ce n’est pas le genre de business qui m’intéresse moi.

Ça existe, ça va être si correct-là.

Moi, je suis comme…, il n’y a personne qui dit la vérité, encore moins moi, mais c’est l’angle que j’ai décidé de donner à mon business et que je tiens pour 2019 et après ; c’est dire :  » je peux t’aider dans ton marketing, mais dans le marketing, dans le contrôle où on va signer ou dans l’offre que je vais te faire, il y a des heures de mindset, puis il y a des heures d’intelligence émotionnelle, c’est sûr et certain ».

Et c’est même pour ça qu’aujourd’hui, pour 2019, je garantis les résultats, l’atteinte des objectifs de mes clients sinon je les rembourse toutes leurs sessions.

J’y crois tellement que maintenant c’est ça.

L’interview top 5

Naier : Excellent ! Dominic, c’est le moment de l’interview top 5 : le livre que tu recommandes ?

Dominic : Le livre que je recommande : « StoryBrand » puis là, écoute, je vais le dire en français si je m’en souviens sinon c’est ce qui existe en français ; enfin Building a StoryBrand de Donald Milller, Les sept lois spirituelles du succès de Deepak Chopra je pense, si ma mémoire est bonne.

Ensuite de ça, j’ai aussi : « Act Like a success, Think Like a success » de notre ami Steve Harvey, les livres de Vaynerchuck sont tous bons ; écoute, je dirais que son premier était très bon, et encore d’actualité : « Crush It ! », « The Thank You Economy » aussi était très bons.

Ensuite de ça, j’ai « 10 X » de Grant Cardone qui est excellent aussi et, je vais en nommer un, un peu plus zen…

C’est drôle, je vais même en nommer un qui est scientifique, mais c’est pour travailler l’ouverture d’esprit, ça s’appelle : « Reality is not what It seems », donc la réalité n’est pas ce qu’elle semble être ; et ça c’était Rovelli…

je vais te le trouver tout de suite…

C’est un livre sur la physique quantique et c’est un petit peu plus poussé que ça, et même la gravité quantique ; et ça donne une perception du monde qui – ben c’est prouvé scientifiquement là, donc ce ne sont pas des théories ésotériques, même si j’en crois beaucoup d’ésotériques là – mais pour les cartésiens, c’est excellent parce que c’est quelque chose qui est prouvé jour après jour ; mais c’est juste que ça nous fait voir le monde d’une tout autre façon et ça travaille beaucoup notre ouverture d’esprit sur : tout est possible et ce qu’on croit être aujourd’hui n’est pas être absolument plus ça demain.

Donc, d’avoir cette ouverture-là, de dire :  » ok, aujourd’hui, ça marche, mais demain, peut-être que ça s’effondre ».

Donc, il faut se remettre en question, il faut ressayer d’autres choses ; donc « Reality is not what It seems ».

Je te trouve tout de suite le nom de l’auteur, c’est un auteur italien et pour ceux qui aiment les audiobooks, ça s’écoute d’une façon incroyable.

C’est Carlo Rovelli.

C’est assez drôle parce que je suis sur Google présentement et 96 % des utilisateurs ont aimé ce livre, donc c’est un excellent livre.

Si vous pouvez l’écouter en anglais, en audiobook, c’est encore meilleur.

Naier : L’entrepreneur que tu suis ou dont tu es fan ?

Dominic : J’ai toujours notre cher Gary, il en est un, c’est sûr et certain.

Mais je vais t’avouer, j’essaie d’en suivre le moins possible.

La raison ce qu’on essaie toujours de trop modeler et on ne se donne pas assez de latitude, on ne se donne pas assez de crédits, on en donne peut-être trop aux autres.

Puis, il faut comprendre qu’on est unique.

C’est pour ça que tu ne peux pas être l’exception si tu essaies d’être comme d’autres.

Donc, moi, c’est sûr et certain que ce sont des gens que j’admire, ce sont ceux qui vont avoir Gary…

C’est drôle parce qu’il y en a beaucoup qui voient Vaynerchuck comme étant : « ok, il faut que tu travailles comme un mongol, il faut que tu travailles fort, que tu fasses ça et ça par jour… » Puis si tu écoutes son message, moi, je suis Gary depuis l’épisode 14 de « Wine Library » qui était en 2006.

Ça fait 12 ans que je le connais.

Puis, il a fait des vidéos pour moi, il a fait des choses incroyables.

C’est pour ça que je le respecte beaucoup parce qu’il parle beaucoup, mais il suit beaucoup les gens.

Il suit ce qu’il dit aussi.

Je vais te donner un exemple parce que cet exemple, il y en a pas beaucoup qui le connaissent : il y a un moment donné, j’ai l’un de mes très bons amis qui est en phase terminale de cancer, et lui aussi aimait beaucoup Gary.

Ce que j’ai fait, j’ai rejoint Gary et je lui ai dit : « écoute, ton livre sort le 26 novembre », c’était  » Jab Jab Jab Right Hook », et j’ai dit : « ça se pourrait que Jacques, qui était mon ami, ne soit plus de plus là quand il va sortir.

Y a-t-il une façon que tu pourrais lui envoyer un petit mail ou n’importe quoi ».

Je me suis dit :  » écoute, ne lâche pas », ou quelque chose comme ça.

Puis, on s’entend que Vaynerchuck à d’autres choses à faire que d’écouter un Canadien-Français lui demandant un service pour un autre Canadien-Français au milieu de nulle part au Québec.

Et ce que Gary a fait, il a fait imprimer une version non finie de son livre – donc le livre n’a pas la même grosseur – et il lui a écrit une page au complet dans son livre.

Et, écoute, moi, ça m’a renversé parce que, une semaine après, mon ami recevait le colis directement de chez Gary Vaynerchuck, a ouvert ça, a vu le livre et une note écrite d’une page de Gary lui disant :  » écoute, je suis derrière toi, ne lâche pas « .

Et il avait un an et demi de plus là, il a été enterré avec ce livre-là.

Donc ce Gary Vaynerchuck, c’est incroyable tout ce qu’il fait humainement en dehors…

tu sais, il y en beaucoup qu’il voit comme étant un grand criard, mais il fait des choses incroyables.

Donc, je dirais, de loin, que c’est lui, si l’on veut, qui me motive le plus.

Il me montre tous les jours que tout est possible, surtout quand on prend soin du monde autour de nous, puis qu’on…, comment on dit ça en français : care ?

Naier : … faire attention aux autres.

Dominic : … faire attention, mais qu’on porte une attention aux autres particulièrement.

Ce geste-là va faire du chemin, mais c’est ça, c’est ce phénomène-là Vaynerchuck.

Naier : Ton outil en ligne préféré ?

Dominic : Je dirais c’est probablement Asana pour la gestion projets avec les assistants virtuels.

Ce n’est pas facile d’utilisation, mais, je vais te dire, ça c’est côté business, la meilleure application à vie, toutes catégories confondues, ça a été une qui s’appelait Visit A City qui est bon pour toute la planète et qui, quand on arrive, admettons, à New York, nous dit :

  • « combien de temps avez-vous pour visiter New York ? »
  • On dit qu’on a 2 jours.
  • « Parfaits ! Voici l’horaire que l’on vous suggère, voulez-vous la faire à pied ? »
  • « Oui, parfait »
  • « Voici le temps que vous aurez à passer à chaque étape.

Combien de pas vous allez faire, combien de temps vous allez passer, quel autobus vous allez prendre… » Dès fois, il y avait peut-être un petit peu plus d’espace entre.

Et là, on dit :

  •  » Ah oui, ok, mais j’aimerais aussi aller visiter telle place que j’ai déjà vue dans un film ou quelque chose ».

Elle allait le mettre exactement à la place où l’on va perdre le moins de temps et ainsi de suite.

Ça a été une application incroyable tout au long du voyage parce qu’on pouvait, avec ça, maximiser notre voyage, et puis c’est une application complètement gratuite.

Ça, c’est quelque chose de vraiment spécial.

Ça a été, de loin, ma plus belle application à vie et Dieu sait qu’on a essayé quelques-unes.

Naier : Ton premier conseil pour quelqu’un qui aimerait se lancer aujourd’hui ?

Dominic : Je dirais de juste avoir du plaisir, ne pas se prendre au sérieux et de s’entourer comme il faut, d’un mentor au minimum.

Je dis d’un mentor au minimum parce que ça ne coûte pratiquement rien.

Moi, je suis mentor pour 3 entrepreneurs à travers la fondation de l’entrepreneurship du Québec, ce qu’on appelle ici le réseau M ; et, c’est drôle parce qu’on a des missions en France aussi et l’on y tenterait de débuter le réseau M, mais ça coûte 300 dollars par année et ce n’est rien.

Donc, il n’y a aucune raison, si l’on n’est pas capable de dépenser ou plutôt d’investir 300 dollars pour avoir un mentor d’expérience qui nous accompagne, ne partez pas en business parce que vous allez avoir des surprises.

Mais, vraiment, je dirais de s’entourer de gens qui ont à cœur votre réussite, pas mon oncle, ma tante, parce que, vous êtes bien gentils, puis, oui, je vais donner un coup de main ou quoi que ce soit, parce que c’est dur d’avoir du monde qui nous entoure et qui sont émotivement liés à nous.

Donc, oui, c’est correct, je dirais : ne rejetez pas votre père s’il essaie de vous aider ; mais ayez votre propre équipe indépendante qui va vous dire vos quatre vérités et ne tombera pas dans l’émotif.

Et s’il y a quelque chose qui vous arrive, ils vont toujours avoir la tête froide.

C’est dur pour un parent, pour quelqu’un de la parenté, qui vous voit peut-être avoir énormément de difficultés.

Ils pourraient être tentés de vous dire qu’il y a ça et ça et : « parce que, là c’est le dernier jour, fait attention, tu vas mourir… » Tu ne vas pas mourir mais ton business va mourir.

Donc, c’est vraiment de s’entourer d’une équipe indépendante que vous allez bâtir vous-même et en qui vous allez avoir une confiance sans bornes, sans être aveugle.

Naier : Le meilleur investissement que tu as réalisé pour faire croître ton business : ça pourrait être un investissement en termes de temps, de moyens humains, de moyens financiers, un produit ou un service ?

Dominic : Écoute, le meilleur investissement, la meilleure chose qui m’est arrivée, c’est de prendre goût d’être devant un public.

Puis, comme je le disais tantôt, c’est tellement important d’être capable d’être hors web – puis même, j’étais sur le web, on utilise la vidéo – si on n’a pas confiance en nous et qu’on n’est pas capable de parler en public, on ne sera pas capable de parler devant une caméra ; mais de travailler cet aspect-là.

Écoute, moi j’étais la personne qui, je sais, ça va faire cliché, on dirait…, je vais te le conter, mais, tu sais, j’avais littéralement peur de parler au téléphone.

Je l’avais juste au bout de la ligne, tellement que quand le téléphone sonnait chez moi, je prenais une bouchée où je rentrais aux toilettes : « Excusez-moi, je suis occupé, pouvez-vous répondre s’il vous plaît ? » C’était comme ça et j’ai réussi à surmonter ça par l’exposition.

Donc j’ai été voir beaucoup de conférences, de conférenciers, je regardais comment ils agissaient sur scène et ainsi de suite.

Et je me souviens – et ça ne fait pas 40 ans de ça là – je me souviens, au début des années 2000, j’allais dans une conférence à Portland, donc oui, c’est en anglais, mais même encore là, mon anglais est correct.

Donc, il y avait le conférencier, il était sur la scène, et moi, poser une question-là, ma voix tremblait et je ne faisais plus aucun son, je suis dans ma tête : « mon Dieu, qu’est-ce qui se passe ? » C’était incroyable ! Donc, même si vous êtes extrêmement introverti, que vous soyez extrêmement timide, c’est réalisable.

Je ne vous dirais pas que c’est facile, c’est réalisable avec la moindre volonté de pouvoir parler devant les gens, d’être capable de faire du networking, du réseautage efficace, même de donner des conférences aussi efficaces, de prendre cette gêne-là, de prendre cette timidité-là pour vous en servir et devenir un excellent conférencier.

Donc, ça, je dirais que la prise de parole en public c’est probablement le plus bel investissement en temps, en argent; parce que, oui, j’ai aussi investi là-dedans et j’observe énormément de gens.

Et, tu vois, dans le podcast « En affaires avec passion », je l’ai fait exprès, j’avais invité un grand conférencier d’ici, et aussi, un conférencier, une personne qui organisait aussi des conférences aux États-Unis sur  » En affaires avec passion » pour le poser toutes les questions possibles et imaginables sur : « ok mais comment on fait ça ? Comment on rentre sur une scène ? Qu’est-ce qu’on dit ? Qu’est-ce qu’on…

? » ; au complet, donc c’est quasiment une formation :  » Comment devenir conférencier ? », que j’avais réussi à faire, mais c’est quelque chose de très important qui va vous aider dans la vie de tous les jours si l’on veut avoir une relation amoureuse, mais il ne faut pas toujours être gêné.

Puis, si l’on veut voir la femme ou l’homme de nos rêves, si l’on est gêné de parler…

enfin, que cette prise de parole en public là, c’est quelque chose de super important.

Il ne faut pas aussi oublier que 95 % du monde qui ne ferait absolument pas ça.

Donc, quand on monte sur scène, il y a au moins pratiquement 10 sur 10 qui sont en avant de vous, qui ne feraient jamais ce que vous faites sur scène.

Donc ce n’est pas étonnant, c’est normal, mais qui se travaille très bien.

Naier : Dominic, merci de nous avoir accordé cette interview.

Est-ce que tu pourrais dire à nos auditeurs où est-ce qu’ils peuvent te suivre ?

Dominic : Oui, ben, écoutez, c’est sûr et certain qu’il y a toujours dominicsicotte.com, là-dessus, il y a tout ce que je fais.

Et, en même temps, le podcast « Leaders d’exception » qu’on retrouve dans tous les bons répertoires : iTunes, Stitcher, Spotify, etc., et aussi sur Instagram : instagram.com/dominicsicotte/.

J’ai toujours utilisé mon nom donc à Dominic avec un C, Sicotte, ben vous allez me trouver.

Dans Google, vous allez trouver tout mon cheminement depuis que Google existe.

Puis, ça va me faire énormément plaisir de continuer là discussion avec vous.

Naier : Merci Dominic, à bientôt !

Dominic : Merci à toi, bye bye !

 

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